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Toulon-Toulouse (10-12), l’antisèche : Il y a quelque chose qui cloche à Toulon...

L’antisèche: Il y a quelque chose qui cloche à Toulon...

Le 30/04/2016 à 18:03

TOP 14 - Brouillon et très fébrile en conquête, Toulon a clairement déçu contre Toulouse et s’est incliné pour la 3e fois de la saison à domicile en Top 14 (10-12). Le RCT n’est plus aussi souverain et cela s’en ressent dans son jeu où il peine dans l’efficacité. Notre antisèche.

Le jeu : Toulouse a sorti les barbelés

Un premier acte rythmé avec 20 minutes de domination pour chaque équipe. Des longues séquences (jusqu’à 17 phases et 3’26 de jeu !), de l’engagement, des occasions... Il n’a manqué finalement que des essais dans cette partie. Seul Juan Smith s’est affalé dans l’en-but adverse, pour une efficacité toulonnaise trop tardive. Elle a juste permis de sauver les apparences et de ne pas rentrer bredouille de ce match délocalisé à Nice. Toulouse, lui, avec une conquête retrouvée et une agressivité de tous les instants, a quasiment sorti le match parfait à l’extérieur. 4 points qui vont faire un bien fou et qui permet aux Toulousains de lutter encore pour un barrage à domicile.

Romain Taofifenua (Toulon) face à Toulouse - 30 avril 2016

Romain Taofifenua (Toulon) face à Toulouse - 30 avril 2016Icon Sport

Les joueurs : Taofifenua bien seul, Saulo, Ménini et Nonu dans le dur

26 minutes de jeu : les piliers Saulo et Ménini, en très grosses difficultés, ont été sortis très tôt par Jacques Delmas. Le symbole de la souffrance des Varois en mêlée fermée. On n’a très peu vu Gorgodze alors que Vermeulen, Nonu et Cooper n’ont vraiment pas brillé. Pour son retour, Giteau a tenté d’insuffler du rythme mais n’a pas été décisif. Taofifenua, de par sa puissance, a été l’un des meilleurs.

Avec deux pénalités à plus de 50 mètres mais aussi une énorme performance en défense, Florian Fritz a été l’un des grands artisans du succès toulousain. Dans son sillage, Tekori, Picamoles et Johnston ont été clairement à leur avantage. Gros match en mêlée fermée de Kakovin. Doussain a lui alterné le chaud et le froid.

Louis Picamoles (Toulouse) - 30 avril 2016

Louis Picamoles (Toulouse) - 30 avril 2016AFP

Ce qui aurait pu tout changer : que Toulon soit plus efficace

On ne va pas s’attarder sur les deux pénalités ratées par Escande. Mais Toulon a eu des occasions. Sauf qu’à chaque fois que le RCT a été dans la zone de vérité, il a commis une faute de mains fatale. Pêle-mêle : chistera ratée de Giteau pour Nonu (18e) ; surnombre mal exploité par S. Armitage (32e) ; le coup de pied à suivre un poil trop long de Cooper pour O’Connor (48e) ; en-avant de Vermeulen à 5 mètres de l’en-but pour Lassalle (77e). Et quand on voit qu’au final il ne manque que deux petits points...

Le tweet archive

Et c’était déjà contre Toulon (avril 2011). Mais le RCT s’était imposé ce jour-là 21-9...

La stat : 3

L’an dernier, Toulon n’avait perdu que 2 petits matches à la maison. Cette saison, le RCT vient de s’incliner pour la 3e fois à domicile. Et ce à chaque fois contre des cadors : Clermont, le Racing et donc Toulouse...

La décla : Maxime Mermoz (centre de Toulon)

" Cette défaite n’était pas prévue. On était contents d’avoir été se relancer à Pau et on voulait réaliser un grand match pour recoller au haut du tableau. Désormais, ça va être compliqué"

La question : qu’est ce qui ne va pas à Toulon ?

Toulon n’est clairement plus aussi souverain que les saisons passées. Et ses résultats le prouvent. Triple tenant du titre, le RCT a été éliminé en quart de finale de Champions Cup et il a déjà encaissé sa 3e défaite à domicile en Top 14 (il n’en avait perdu que 2 l’an passé !). Physiquement, l’armada toulonnaise est toujours aussi impressionnante mais c’est bien trop décousu et collectivement, cela marque moins les adversaires qui ont comblé petit à petit le fossé sur le plan de la puissance.

Le RCT demeure aussi bien trop dans la réaction match après match, jouant sur courant alternatif. Capable de faire preuve d’une belle maîtrise pour gagner avec le bonus offensif à Pau avant de s’incliner à la maison contre Toulouse le match d’après. Le pack n’est plus aussi souverain dans la conquête, à l’image de cette mêlée qui tangue une fois sur deux.

Duane Vermeulen (Toulon) face à Toulouse - 30 avril 2016

Duane Vermeulen (Toulon) face à Toulouse - 30 avril 2016Icon Sport

Mais la grosse différence, c’est des joueurs (supposés) phares pas dominateurs de leur sujet (Vermeulen, Nonu) et un stratège (Giteau) trop souvent blessé et donc en manque de rythme. Sans oublier un manque d’efficacité assez incroyable. Les buteurs tout d’abord (on ne remplace pas un Wilkinson comme ça !) mais aussi plus globalement un gros déchet technique dans la zone de vérité. Le match contre Toulouse en est la preuve. Tout comme la défaite face au Racing 92 en Champions Cup. Il ne faut pas enterrer Toulon mais il faut se rendre à l’évidence : quelque chose cloche à Toulon.

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