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Top 14 - L'édito du lundi : "Vas-y, Francky !"

Par Emmanuel MASSICARD
  • Franck Azéma réalise une très bonne saison avec l'Usap, l'équipe en forme du moment.
    Franck Azéma réalise une très bonne saison avec l'Usap, l'équipe en forme du moment. Icon Sport - Romain Biard
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S’il faut un peu de chance pour gagner certains matchs de rugby et plus encore des titres, il est des choses qui, elles, ne doivent rien au hasard. Mieux encore, à force de répétitions, certains aléas deviennent des évidences implacables, des modèles et parfois des références.

Il en va ainsi de l’Usap, que l’on pensait promise à lutter pour le maintien en Top 14 et qui déjoue les pronostics avec brio. Jusqu’à flirter désormais avec une qualification pour la prochaine Champions Cup et, possiblement, la zone des qualifiables pour la phase finale du Top 14.

Ici, une évidence : la chance n’a pas lieu d’être. Pas plus que la traditionnelle furia catalane, emportant tout sur son passage à grands coups de passion et de testostérone. Derrière le cliché, une première vérité : ce succès est d’abord celui d’un président, François Rivière, qui a posé les bases d’un nouveau modèle construit autour de la stabilité quand, jusqu’ici, l’Usap était un volcan en perpétuelle éruption. Un président qui a aussi et surtout trouvé en la personne de Franck Azéma l’homme idoine, pour porter le fer de la révolution culturelle.

Les résultats sont là : si l’on exclut son début de saison raté (cinq défaites en six matchs), l’Usap est leader du Top 14, sur les quinze dernières rencontres ! Barragiste l’an dernier, Perpignan regarde désormais davantage vers le haut que le bas du classement. Au vrai, il ne lui manque qu’un exploit, samedi prochain à Montpellier, pour renverser l’ordre établi. Rien de surprenant quand on connaît le parcours de l’ancien trois-quarts centre qui avait réussi à Clermont avant de relancer Toulon. Il faut croire que la méthode Azéma, entre discrétion, proximité et exigence, a permis de libérer les énergies. Et les consciences.

Au-delà des résultats, et c’est ce qu’il y a de formidable, le nouveau patron du rugby catalan est surtout parvenu à casser les codes habituels des clubs en lutte pour le maintien chez qui, d’ordinaire, on parle surtout d’occupation, de conquête, de défense et de pragmatisme. Avec l’ambition au ras du gazon.

Ne vous y trompez pas : avec Azéma qui connaît la maison comme sa poche mais qui était attendu au tournant de l’après Patrick Arlettaz, l’Usap s’est faite joueuse comme rarement elle ne l’avait été. En assumant la possession du ballon pour mieux maîtriser son avenir, plutôt que d’avoir à le subir en s’accrochant aux branches, autant qu’au bon vouloir du destin.

Loin des clichés habituels, Perpignan est ainsi devenue une équipe dans l’air du temps, qui colle aux exigences du rugby de son époque en marquant beaucoup (avec 3,05 essais par match, elle est sur le podium derrière le Racing et Toulouse) et qui défie crânement ses adversaires ballon en mains.

Il n’en fallait pas plus pour emporter tout le peuple Sang et Or, acquis à la cause et transporté par la folle ambition de ce rugby généreux en diable. On appelle ça la furia catalane, mais ce n’est jamais rien d’autre que la magie d’une équipe en phase avec les idées de son manager. Pourvu que ça dure…

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Les commentaires (1)
Franklin Il y a 1 mois Le 22/04/2024 à 17:50

Bel article avec de l'humour (vas y Francky , fruit de la passion ,c bon , testostérone...) Franck B