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Nevers : la vie sans Henry...

Nevers : la vie sans Henry...
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 08/08/2020 à 10:10Mis à jour Le 08/08/2020 à 11:51

PRO D2 - Shaun Reynolds, successeur désigné de Zack Henry en partance pour les Tigres de Leicester, a débarqué dimanche dernier à Nevers où l’attend un défi de taille. Le manager de l’Uson Xavier Péméja a accepté de le présenter et d’expliquer les raisons de ce choix.

Affirmer que Zack Henry a beaucoup apporté à l’Uson relève de l’euphémisme. Arrivé de Rouen (Fédérale 1) en 2018, le demi d’ouverture anglais s’est très vite acclimaté, jusqu’à devenir l’an passé l’un des meilleurs ouvreurs du Pro D2. "C’était un joueur complet, pas fini, mais complet, insiste le manager Xavier Péméja. Je suis déçu de le perdre, mais je suis content pour lui. C’est un gosse qui est passé de Fédérale 1 à la Pro D2 et qui rejoint l’élite du rugby anglais. Si Leicester l’a fait signer, c’est qu’il a été bon avec nous." Son départ acté, Péméja s’est rapidement mis en quête d’un nouvel ouvreur. Et même si l’ancien Montalbanais compte sur Nicolas Vuillemin pour s’affirmer un peu plus, la nécessité de recruter, dans un contexte économique délicat, s’est imposée.

La piste Tristan Tedder s’est d’abord offerte aux dirigeants de Nevers. Le joueur du Stade toulousain, prêté à Bayonne lors de la saison 2018-2019, était séduisante. Mais "la possibilité de retour (de prêts) pendant les périodes internationales en cours de saison dans son club de Top 14 d’un joueur prêté dans un club de Pro D2" votée par la LNR a freiné l’enthousiasme des dirigeants. À juste titre. "Ça aurait été un ailier, un centre ou un arrière, pourquoi pas ? Mais changer de demi d’ouverture durant le championnat, c’est quand même risqué" assure Péméja. Et puis, le joueur n’a pas affiché une farouche volonté de se projeter sur le projet nivernais.

La lecture du jeu de Reynolds

Voilà pourquoi, l’Uson s’est tournée sur le marché sud-africain. Shaun Reynolds, ouvreur des Lions, a débarqué dimanche dernier dans la Nièvre. Avec un CV "intéressant", dixit Péméja. "C’est un joueur qui prend la ligne, qui a un très long jeu au pied. C’est le profil d’un joueur sud-africain. Il fait 1,88 m pour 95 kg. C’est encore un jeune joueur de 24 ans, mais il a participé à plusieurs reprises au Super Rugby." L’entraîneur de la défense, le sud-africain Connie Basson, a fait jouer son réseau pour obtenir les informations nécessaires. "Surtout, il nous a montré une grosse envie de nous rejoindre, reprend Péméja. C’est quand même un paramètre important. Dès qu’il a eu signé, il a fait des visios depuis l’Afrique du sud pour échanger avec les entraîneurs, appréhender le système de jeu. Surtout, il a fait de gros efforts financiers car il voulait vraiment venir."

Force est de s’interroger sur sa capacité d’intégration. Avant lui, Zack Henry s’était approprié le projet de jeu, se projetant régulièrement sur la ligne d’avantage pour agresser les défenseurs adverses et créer de l’incertitude. "Ce qui m’intéresse, c’est que Shaun Reynolds sait vraiment faire jouer ses partenaires, insiste le manager de l’Uson. Savoir faire un choix, il sait faire. Jouer à plat ? Profond ? Choisir un jeu dans le dos ? À l’intérieur ? Il a vraiment une bonne lecture du jeu. S’engager sur la ligne d’avantage, il est aussi capable de le faire. Nous ne changerons donc pas notre système offensif. Il a des armes pour être utile à notre jeu."

Mardi, Xavier Péméja était dans l’attente du résultat du test Covid de son nouvel ouvreur. Si tout va bien, à l’heure où vous lirez ces lignes, le Sud-Africain aura déjà repris l’entraînement. "Le problème sur lequel nous allons devoir vite travailler, souligne tout de même Péméja, c’est la communication. Zack parlait parfaitement français. Sur ce point, nous allons devoir repartir de zéro." Un paramètre capital pour que Shaun Reynolds assume la succession d’Henry.

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