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Bérard : "Il n’y a pas eu mort d’homme non plus..."

Bérard : "Il n’y a pas eu mort d’homme non plus..."

Le 17/07/2020 à 13:43Mis à jour Le 17/07/2020 à 14:56

PRO D2 - Pierre Bérard et ses partenaires sortent de deux mois de grande agitation sur fond de reprise ou non du club. L'ailier ou arrière de Béziers revient sur cette période agitée et se projette avec détermination sur la suite des événements.

Comment vivez-vous le retour à la normale, maintenant que le feuilleton de la vente ou non de l'ASBH est clos ?

En début de semaine, le président est venu nous dire qu'il n'y avait plus de vente et qu'ils allaient faire tout leur possible pour bien repartir de l'avant. Mentalement, ça a fait du bien. Maintenant que c'est terminé, tout le monde est soulagé. On ne savait pas dans quelle direction on allait. Ca ne faisait que changer depuis trois mois. On nous disait : "C'est fait pour la reprise", "Non, c'est Bouscatel", "Ca passe devant la DNACG"... Tout le monde commençait à se demander quand arriverait le fin mot de l'histoire. Nous sommes désormais libérés de ce poids. Nous allons pouvoir avancer.

Comment avez-vous vécu cet imbroglio en tant que joueur ?

Nous étions impuissants et ballottés au milieu de tout ça. On a préféré ne pas s'en mêler, ça ne servait à rien de se lancer dans cette bataille de toute manière. Après, beaucoup de mecs se posaient des questions, forcément : allait-on être gardés ou non ? Ca parlait de changement de dirigeants, et donc de staff, de préparateurs physiques, de joueurs, de philosophie... De tout. Personne n'était à l'abri si l'on écoutait les repreneurs qui arrivaient avec un tout nouveau projet. Je ne sais pas comment ça se serait passé sur le plan mental s'il avait fallu jouer pendant ce temps. Le fait de ne pas être en compétition à ce moment-là nous a évité de gros soucis je pense.

La ville s'est enflammée aussi. Ce ne devait pas être simple à vivre, au quotidien...

Personnellement, j'étais dans ma famille, je me suis tenu à l'écart de tout ça. Mais oui, il y a des supporters qui avaient pris le parti des repreneurs et ont mis leur grain de sel. Béziers est un club qui suscite de la passion et les gens ont réagi avec passion. Trop, d'ailleurs. Sur les réseaux sociaux, des choses ont été dites qui n'avaient pas lieu d'être. Ca dépassait l'entendement au niveau des familles, des insultes. C'était du grand n'importe quoi. Je n'allais même plus lire ce qui se disait au bout d'un moment. En plus, le club a été pris au dépourvu dans cette affaire et n'a pas été efficace au niveau de la communication, les dirigeants l'ont reconnu.

Est-ce dur de repartir de l'avant, après tout ça ?

Même si nous sommes déçus de l'attitude de certaines personnes autour du club, avec des supporters qui ont exagéré, ce n'est pas dramatique, il n'y a pas eu mort d'homme. Quand une entreprise ferme avec des milliers de salariés, c'est autrement plus sérieux. Maintenant, il nous faut avancer. Nous sommes grands et nous devons nous focaliser sur la préparation de la saison à venir. Le vestiaire a su rester solidaire et soudé. Nous avons repris tous ensemble, on va apprendre à se connaître, à se découvrir... Il faut construire un nouveau groupe au cours des prochaines semaines.

L'effectif paraît peu fourni en nombre... En quoi est-ce inquiétant ?

A l'entraînement, on voit qu'il manque un peu de monde, c'est vrai. Le club a remercié tous les joueurs partants avec une photo sur les réseaux. Mais on se demande encore qui vient ou ne vient pas. Après, je suis assez confiant. Nous avons de quoi rivaliser dans ce championnat même si ce sera relevé car les autres clubs ont bien recruté. Notre équipe a beaucoup de caractère et a des armes. Il faudra réagir ensemble pour montrer que Béziers n'a pas forcément besoin de tous les grands noms annoncés pour exister. C'est la force du groupe qui le fera ou pas. En tout cas, je ne veux pas que l'on se mente dans quelques mois en revenant sur tous ces chamboulements. Même si le départ n'est pas bon, il ne faudra pas lâcher.

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