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Geraci : "Il va falloir réagir"

Geraci : "Il va falloir réagir"

Le 09/09/2020 à 17:12Mis à jour Le 09/09/2020 à 17:24

TOP 14 – Entre deux séances d’entrainement, et après quelques mots échangés avec un jeune supporter, Killian Geraci est revenu sur la première sortie de la saison du LOU, cette défaite face au Racing et la nécessité de réagir à Toulon, dimanche. Le deuxième ligne évoque la situation dans laquelle travaille l’équipe, ainsi que son ambition personnelle avec Lyon, et les Bleus ?

Rugbyrama : Vous avez débuté la saison par une défaite à domicile face au Racing 92 (23-27), mais qu’en avez-vous dit cette semaine alors que vous vous projetez sur un déplacement à Toulon ?

Killian Geraci : On est passé un peu à travers. Ce n’est pas un match qu’il faut retenir. C’est un premier match de championnat et l’on s’est dit que l’on devait rebondir. On va travailler pour. Il y a peut-être eu un manque de rythme. Après, on peut se trouver beaucoup d’excuses mais il y a aussi l’envie… On n’a pas réussi à mettre assez d’agressivité dans ce match donc c’est une chose qu’il va falloir que l’on travaille et que l’on rectifie, vite ! Il s’agit de la fameuse « piqure de rappel », finalement d’entrée !

Cela peut-il vous faire du bien ?

K.G. : Exactement. Il va falloir réagir. On sait qu’à Toulon, cela va être dur. Ils ont aussi perdu leur premier match, ce sera donc un gros défi qui va directement nous mettre dans le bain. Bien sûr qu’il va falloir monter d’un cran. Cela va être un autre niveau encore, cela va monter en gamme. Toulon… Mayol… C’est toujours particulier. On est conscient qu’il va falloir hausser notre niveau sur tous les éléments et dans toutes les phases de jeu.

Justement, sur quoi avez-vous mis l’accent ?

K.G. : Sur le fait de devoir monter en agressivité. Sur le collectif, il va falloir travailler plus ensemble. Chacun va devoir, individuellement, monter son curseur d’exigence pour pouvoir amener l’équipe vers le haut.

Dans le contexte sanitaire actuel et alors que le LOU a été impacté par le virus, vous arrivez quand même à travailler comme vous le souhaitez, notamment sur les aspects de cohésion et sur les repères collectifs ?

K.G. : Les règles ont changé depuis une semaine donc c’est plus facile de travailler en collectif, même si, comme dans tous les clubs, il y a la contrainte des mecs qui ont attrapé la Covid-19. On est dépendant de cela mais on peut quand même travailler normalement et il ne faut pas se servir de cela comme excuse pour notre premier match. D’autres clubs ont vécu pareille situation, n’ont pas pu s’entrainer normalement mais ont réussi à gagner. Il faut avancer et regarder devant.

La situation globale n’est en revanche pas « normale », n’est-ce pas un peu perturbant ?

K.G. : Bien sûr que cela perturbe un peu. C’est une phase particulière mais on est tous dans le même sac. Il faut s’adapter, il faut faire avec car on a la chance de pouvoir continuer à jouer au rugby.

Mais qu’avez-vous changé pour adapter votre quotidien à la situation ?

K.G. : Personnellement, je vois moins de monde. On essaie de fréquenter un peu moins les zones où le masque n’est pas obligatoire. On essaie de tous faire un peu plus attention, on se lave un peu plus les mains et l’on reste prudent car rester 14 jours à la maison si on attrape la Covid-19, c’est un peu chiant (sic). Le masque nous permet de sortir un peu et de se voir entre nous. On n’est pas non plus coupé du monde, dans notre appartement. On fait attention mais on limite les contacts avec les personnes que l’on ne connait pas pour éviter la possibilité d’avoir la Covid-19.

Après une si longue préparation, et en raison du fait de ne devoir côtoyer qu’un nombre de personnes limitées, on peut imaginer que cela a renforcé la cohésion du groupe ?

K.G. : Cela créé peut-être un lien un peu plus fort. La saison va être dure et il va falloir se resserrer entre nous. Peut-être que dans ce moment-là, où l’on va justement peut-être être dans le dur, il va falloir se resserrer et souder des liens encore plus forts.

Pourtant, l’effectif était resté stable, avec peu d’arrivées et de départs, on se dit que ce n’était pas forcément le point prioritaire à travailler ? On se dit même que cela doit être un atout ?

K.G. : C’est vrai que l’équipe se connait. Si je suis arrivé l’année dernière, il y a des joueurs qui se connaissent depuis maintenant trois ou quatre ans. C’est aussi une force et les joueurs qui sont arrivés se sont bien adaptés. C’est vrai qu’il faut garder cet avantage d’avoir pu jouer ensemble avant et s’en servir pour garder un peu d’avance.

Du coup, dans ce que vous cherchez à mettre en place sur cette nouvelle saison, êtes-vous vraiment dans la continuité ?

K.G. : On essaie de garder le même fil conducteur. C’est vrai qu’un projet a été mis en place et le staff veut le maintenir, même si c’est compliqué dans cette période. On veut jouer un peu plus, produire plus de jeu encore et élever le curseur dans toutes les phases de conquête. Il faut travailler tous ces aspects pour devenir une grande équipe dans un Top 14 relevé.

K.G. : C’est un rêve de faire partie de ce groupe et on a toujours envie d’y retourner.

Les ambitions du club sont claires, vous sortez en plus d’une deuxième place de saison régulière. Davantage encore cette saison, le LOU n’est-il pas « l’équipe à battre ? »

K.G. : Je ne sais pas si on est l’équipe à battre mais on a fait trois belles saisons. Le regard sur le LOU a changé mais il faut continuer à travailler comme avant tout en gardant cette ambition de progresser tout le temps. C’est de plus en plus serré dans le Top 14 mais il ne faut pas partir comme un favori.

Surtout qu’il faut s’attendre à de premières journées pleines de surprises dans une période si incertaine…

K.G. : Exactement ! C’est particulier et on ne sait pas trop à quoi s’attendre. C’est ça le plus dur. On essaie de faire avec, chaque semaine, pour essayer d’évoluer dans les manières de s’entrainer et d’apporter à l’équipe pour progresser.

D’un point de vue personnel, comment vous sentez-vous alors que vous étiez titulaire lors du premier match ?

K.G. : Je me sens bien dans cette équipe. Je commence à bien m’intégrer. La première année, c’était un peu différent mais là je suis vraiment impliqué à 100% dans le projet. Je fais les matchs les uns après les autres et je vois comment ça va se passer pour la suite. Entre confiance et responsabilité, c’est un tout. Il faut continuer à faire de bonnes prestations pour continuer à jouer alors que l’on de bons deuxièmes lignes, même si certains sont blessés. Cela tire les prestations individuelles vers le haut. Je veux enchainer mais ne surtout pas griller les étapes. Je veux apporter ma pierre à l’édifice et on verra comment ça se passe.

Et sachant que vous avez été appelé pour la première fois avec le XV de France pour préparer le dernier Tournoi, on imagine que vous allez suivre attentivement la prochaine liste du sélectionneur ?

K.G. : Oui, c’est une ambition ! Mais je ne m’engage pas. On n’a eu qu’un seul match de Top 14. Il faut être réaliste et performant. Je vais avoir un petit œil… C’est un rêve de faire partie de ce groupe et on a toujours envie d’y retourner quand on y a goûté.

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