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BOPB: Yachvili se lâche

Yachvili: "C’est malheureux de voir autant d’étrangers en Top 14"
Par Rugbyrama

Le 21/08/2012 à 14:56Mis à jour Le 21/08/2012 à 14:59

Le demi de mêlée de Biarritz, Dimitri Yachvili, dénonce la trop grande présence d’étrangers en Top 14, néfaste pour la formation française.

Dimitri Yachvili est un habituel taiseux. Tout en sobriété. Dans un entretien accordé au Figaro.fr ce week-end, le demi de mêlée biarrot est pourtant sorti de sa réserve. L’international français (31 ans ; 61 sélections), a en effet fustigé le nombre trop important de joueurs étrangers dans le Top 14. Pour lui, cela explique la baisse d’éléments issus des centres de formation dans l’élite. "C'est malheureux de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l'hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s'élève chaque année un peu plus".

"Sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite"

Il explique comprendre cette situation et l’envie des clubs de recruter hors des frontières au sein d’un championnat où "les prétendants au titre sont encore plus nombreux que l'an passé". "Comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c'est compréhensible", souligne-t-il.

Compréhensible dans le sens où le niveau du Top 14 se resserre de plus en plus. Ce qui fait penser à Yachvili que "cela va devenir de plus en plus compliqué de faire la course en tête, de se qualifier et de sortir grand gagnant des phases finales. Il y a de plus en plus de gros effectifs, en nombre et en talents, sur la base du plus haut niveau international. Tout se complique". Bref, le Biarrot se montre inquiet quant à l’avenir des jeunes joueurs français. "Nos Espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d'intégrer l'élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer".

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