Icon Sport

Ça chambre entre stagiaires...

Ça chambre entre stagiaires...
Par Rugbyrama

Le 27/04/2019 à 08:57Mis à jour Le 27/04/2019 à 09:25

LE STAGIAIRE MIDOL - Enfin mon heure de gloire, la chance de ma vie. Fini de faire les cafés, terminées les heures à chercher sur la toile le résultat de la 4e division du championnat bulgare... Oui j'écris sur Rugbyrama et j'ai une rubrique à moi pour vous faire vivre mon actu : c'est la semaine du stagiaire Midol !

Un lundi matin, tout juste assis sur sa chaise, le café à la main... Déjà les premières "banderilles" venues de l'autre côté du bureau : "Belle défaite ce week-end", "tu n'as pas eu trop mal aux yeux", "la victoire c'est pour quand ?". Ironie, taquinerie… Il en faut parfois peu pour entretenir des bonnes (ou mauvaises) relations au Midi-Olympique et les petites boutades du début de semaine sont une habitude entre stagiaires. Un rituel même.

Mais pourquoi donc de telles chamailleries ? Peut-être parce que nous venons d'écoles et d'univers variés, avec des objectifs différents et qu’il existe une certaine forme de concurrence entre nous. En revanche, la même passion demeure, celle du rugby. Et il ne faut pas le croire, tous les journalistes (les stagiaires compris) supportent un club. Mais vivre au rythme de son équipe n’est jamais une chose facile. Surtout quand cette-dernière n’est pas au mieux… Un dimanche soir, en plein bouclage du journal, une notification de message s'affiche sur mon écran de téléphone portable : "ça va, tu ne pleures pas trop devant ta télé ?"

C'est un ancien stagiaire que j’ai pu côtoyer quelques jours lors de mon arrivée. Aucune réaction, je ne préfère pas répondre à la provocation. Mon téléphone vibre une nouvelle-fois : une photo satirique montrant un supporter en larmes après la défaite de son équipe. La tentation est trop forte. Finalement, mon collègue stagiaire à qui je montre la conversation et qui est aussi fervent supporter de cette équipe y cède. Je le laisse répondre à ma place : "Arrête, toi tu n'as jamais gagné de Brennus !". Le dialogue s’installe, les arguments s’enchainent. "Et alors ? Toi non plus". "J'ai un challenge européen que tu n'auras jamais". L’un est basque, l’autre Columérins… Autrement dit, pas de grands amis. Pour les mettre d’accords, mon équipe à moi est championne de France et aussi d’Europe.

Plus récemment, l’un d’entre-nous, assis dans le canapé face aux grands écrans de la rédaction, regardait son équipe se faire malmener sur une pelouse du Top 14, l’air désespéré. Une aubaine pour nous, ses collègues "apprentis" journalistes. Je vous laisse imaginer la suite quand l’arbitre sifflait la fin de la rencontre sur le score de 71 à 21… Le pauvre, toute la rédaction lui tomba dessus. Une de ses phrases me revient encore : "j’arrête de supporter cette équipe, j’arrête le sport, j’arrête le journalisme". Légère frustration ?

Mais alors, comment résister à la tentation et ne pas étriper son collègue stagiaire lors de ses provocations ? Avec de la répartie et beaucoup d'humour. Dans une rédaction composée de forts caractères, mieux vaut en avoir. Au Midi-Olympique il ne faut pas avoir peur de se faire "bousculer" verbalement et du subir les moqueries dès la première sortie de route de ton équipe préférée. Même constat lorsque que l’on te demande ton lieu d'origine. "Limoges, il y a une belle gare non ? Et à part ça ? "… La porcelaine, tout simplement !

Mais bizarrement, les moqueries, cela permet de rester soudés et c’est aussi ce qui rapproche les individus entre eux (les stagiaires ici). Comme on dit (avec une certaine naïveté) : "qui aime bien châtie bien". Pour se prêter au jeu, une qualité est donc indispensable : l'auto-dérision. Est-ce suffisant ? Je ne pourrais pas vous le dire. Moi-même, je ne connais pas (encore) la réponse. Mais la solution pour ne pas sombrer en dépression reste la distanciation. Une vertu propre dans le monde de la presse. L'objectivité journalistique vous dites ? Même si ce n'est pas toujours évident - surtout lorsque que le débat du jour tourne autour de son club de cœur -, le devoir du journaliste est de rester objectif. Facile à dire, difficile à appliquer quand il s’agit de défendre son équipe face à plus expérimenté que soi. Certains d’entre nous s’y sont déjà cassés les dents. Heureusement, mon équipe à moi vient d’essuyer une défaite ce week-end, mais se débrouille plutôt (très) bien depuis le début de la saison.

J’allais oublier, au cas où vous ne l'auriez pas compris, je viens du Limousin et je supporte des Rouge et Noir... Classique, je vous laisse deviner lesquels.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés