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Au Pays Basque, la pression monte doucement, mais sûrement…

Au Pays Basque, la pression monte doucement, mais sûrement…
Par Pablo Ordas via Midi Olympique

Le 10/06/2021 à 11:04Mis à jour Le 10/06/2021 à 12:16

TOP 14 - Dans deux jours, les voisins basques se retrouveront pour le derby le plus attendu de ces dernières années. En ville, l’effervescence monte crescendo depuis lundi et les supporters s’activent pour préparer l’événement.

C’est peu dire que le Pays Basque va vivre, ce week-end, un moment unique. Un de ces instants que seul le rugby peut nous offrir. C’est aux alentours de 17h30, samedi, que deux villes vont se figer, le temps de 80 minutes. Une heure vingt pendant laquelle les supporters des deux camps vont enfin pouvoir pousser derrière leur équipe et lâcher toute l’excitation emmagasinée depuis samedi dernier. Laquelle, en sept jours, a eu le temps de monter ! “Ça fait deux ans qu’on n’a pas vécu de semaine comme ça et ça fait du bien, apprécie Mickael Moita, coprésident des Bayonnais d’origine certifiée. C’est une semaine de folie, non-stop. Il y a des appels dans tous les sens. Les amis biarrots chambrent d’un côté, nous de l’autre. Et après, en fonction du résultat, ça va être terrible.” À moins de cinq kilomètres de là, aux abords du stade Aguiléra, même son de cloche. “Cette semaine ? Elle est compliquée et stressante, même si je pense qu’ils ont plus à perdre que nous. De toute façon, plus ça va approcher, plus ça va monter” affirme Arthur Diagne, des Miarritzeko Mutilak.

Haie d’honneur en préparation à Biarritz, distribution de drapeaux à Bayonne

Au fur et à mesure que la semaine avançait, on a senti, à Bayonne et à Biarritz, la ferveur grandir. Chez les rouges, la billetterie a été prise d’assaut dès son ouverture mardi et la longue file d’attente témoignait de l’importance d’un match à part. Ce week-end, comme lors du barrage contre Grenoble, une longue haie d’honneur est prévue pour accompagner les joueurs à leur arrivée au stade. Elle s’annonce grandiose et encore plus impressionnante que celle mise en place pour le barrage face au FCG. “Nous allons habiller le stade du mieux qu’on peut. On veut que tout soit rouge et blanc. On va préparer les tifos et mettre plein gaz dans les tribunes” annonce Roman Gignon, président d’Aupa BO.

Chez les bleus, le BOC a installé des banderoles en ville dès mardi et le lendemain, ce sont les Gars de l’Aviron, accompagnés du Kop AB, qui ont distribué 300 drapeaux chez les commerçants pour décorer les rues de bleu et de blanc. “Pendant le confinement, nous leur avions témoigné de notre soutien. Aujourd’hui, c’était une manière de boucler la boucle, en leur disant : samedi, nous serons tous réunis, en espérant que ce soit une très belle journée bayonnaise” enchaîne Franck Deleurence, président du Kop AB.

La fête du rugby

Dans les bars ou cafés, le barrage d’accession est le sujet numéro un des discussions. Il suffit de tendre l’oreille et la course aux billets, les compositions probables ou les joueurs à suivre sont évoqués à tous les coins de rue. Et on ne parle même pas des abords du stade où les plus fidèles tentent d’observer, derrière les grilles, les entraînements des deux équipes, qui ont souhaité se préparer loin des regards indiscrets.

Dans les restaurants, les réservations s’accumulent. David Roumieu, qui gère la Belloteka à Biarritz, confirme : “j’ai autant de réservations de Bayonnais que de Biarrots, c’est génial”. Cependant, au grand désarroi des cafetiers et restaurateurs, la diffusion du match sera interdite dans les bars et restaurants des villes suite à une décision du sous-préfet. La fête aura donc lieu à Aguiléra, où 5 000 supporters chauds bouillants sont attendus et à Jean Dauger, où une fan zone pouvant accueillir 2 000 personnes sera mise en place. Les autres ? Ils devront se contenter de suivre à distance, ce qui sera avant tout la grande fête du rugby basque !"

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