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Guazzini : "Une garnison de CRS avait reconnu Bernard Laporte..."

Guazzini : "Une garnison de CRS avait reconnu Bernard Laporte..."
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 12/07/2020 à 20:52

Il y a 20 ans, Paris était sacré champion de France face à Colomiers. A contre-courant des codes régissant jusque-là le rugby français, le Stade français de cette fin de siècle avait pour lui l'avantage de nourrir tous les fantasmes.

Il y avait là un pilier braqueur de banques, un international trop confiant quant au legs de Dame Nature, une autogestion épique, un président rançonné par des gitans évangéliques et une fin de règne digne d'un mauvais polar : pour Midi Olympique, Max Guazzini revient sur les coulisses d'une époque bénie, une parenthèse qu'il termina néanmoins au bord du précipice...

Max Guazzini, président du Stade français de 1992 à 2011, a marqué la contemporanéité rugby français. Dans une interview qu'il accorde au Midi Olympique, l'ancien patron de NRJ revient sur ses plus belles années en rose et livre une somme folle d'anecdotes, plus drôles les unes que les autres. On vous en livre ici quelques-unes en vrac : Bernard Laporte, alors sélectionneur des Bleus, aida-t-il en sous-main les soldats roses à devenir champions de France en 2000 ? « Quand il était disponible, explique Guazzini dans cette interview, on se rendait donc sur le petit stade de Bièvres (Essonne) pour semer les journalistes. Ce terrain appartenait alors au Ministère de l'Intérieur, le Raid y faisait des stages. Mais le secret n'est pas resté enfoui bien longtemps : un jour, une garnison de CRS a reconnu Bernard et l'information s'est propagée comme une traînée de poudre. »

Plus loin, Max livre les secrets du casting du calendrier des Dieux du Stade, son autre bébé : « Quelqu'un qui se pointe sans abdominaux, je dis non et c'est normal. A la retouche, on peut effacer un bouton, une ride, des petites choses comme ça. Mais on ne peut pas refaire en intégralité une ceinture abdominale ! Bon.. Voilà, quoi... J'ai eu des candidatures spontanées où j'ai été obligé d'être dur : « T'as vu ta gueule ? C'est pas possible, enfin ! » Je n'avais pas le choix... »

Dans cet entretien, Max Guazzini revient également sur la relation d'amitié qu'il entretient depuis vingt ans avec Christophe Dominici, aujourd'hui porteur d'un projet de reprise, du côté de Béziers : « Je n'oublierai jamais ce jour de 2005 où l'équipe était regroupée en stage à Bugeat, en Corrèze. Evidemment, « Domi » était arrivé en retard, dans une belle voiture de sport et en passant devant les autres, avait lancé : « Ca va les trompettes ? » Marconnet et toute la bande s'étaient alors promis de se venger. » Qu'ont-ils fait ? « Un soir, ils l'ont chopé dans sa chambre, où il visionnait un film un peu « olé olé », l'ont mis à poil et l'ont lâché dans le seul restaurant de Bugeat, qui était plein à craquer. Les gens quittaient leur table et venaient vers lui pour demander des autographes. Lui, gêné, leur disait : « Vous pourriez me donner un tablier, d'abord ? » Qu'est-ce qu'on s'était marré ! »

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