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CSBJ/Lyon, déjà les noces

Bourgoin/Lyon, déjà les noces
Par Rugbyrama

Le 19/08/2009 à 05:45Mis à jour

Bourgoin vit sa dernière sa saison en Top 14. Le doute n'est aujourd'hui plus permis. A l'aube de la saison 2010-2011, le CSBJ et le Lou (Lyon olympique universitaire) ne feront plus qu'un... pour le meilleur ou pour le pire. Un mariage qui peut être prononcé après l'arrivée de GL Events en Isère.

La survie du rugby à Bourgoin passe par une fusion avec le Lou, le voisin lyonnais. C'est la conclusion des dirigeants du CSBJ qui se battent depuis plusieurs mois pour assurer l'équilibre financier de leur club. Et malgré une lutte acharnée, ils n'ont pas réussi à rassembler les dix millions d'euros nécessaires pour débuter la saison au complet. La DNACG a décidé de retenir quatorzes licences (Vuli Vuli, Van Zyl, Di Bernardo, J. Senio, Charlet, Tchougong, Labrit, Jooste, Viazzo, Louchard, Pelo, Dumoulin, Lapteff, Merle) et les entraîneurs Eric Catinot et Xavier Péméja ont dû composer une équipe de fortune pour affronter Clermont.

Signature du protocole d'entrée

La veille, le 14 août, face à une telle situation, le président René Flamand a présenté sa démission. Il décide de quitter le CSBJ sans pour autant laisser le club à la dérive. Le 13 août, le protocole d'entrée de GL Events dans le capital de Bourgoin est signé. GL Events, société dirigée par l'industriel lyonnais Olivier Ginon, doit injecter 1,3 millions d'euros dans le capital social de la SASP CSBJ Rugby et en devenant, pour 800 000 euros, le partenaire principal des Berjalliens. GL Events deviendra ainsi l'actionnaire principal (56% du capital) et Olivier Ginon, qui est déjà actionnaire principal du Lou (Lyon olympique univesitaire), aura alors les mains libres pour réaliser une fusion entre les deux entités. Un projet qui résulte d'une forte volonté politique et qui fera le plus grand bonheur de son ami Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais, qui cherche désespérement un futur locataire pour le stade Gerland.

Pierre-Rajon prioritaire

Une perpspective qui peut effrayer les fervents supporters berjalliens. Si le CSBJ n'existera plus – un nom doit encore être trouvé – le stade Pierre-Rajon aura toujours une place importante dans la future structure car il sera prioritaire. Preuve que le Lou ne dévorera pas son voisin : seuls quatre matchs de Top 14 et deux de Challenge européen ou de Coupe d'Europe se dérouleront à Gerland. Il n'est pas certain que cette mesure suffise à calmer les amoureux des Ciel et Grenat.

Retrouvez un dossier complet sur la fusion entre Bourgoin et Lyon dans Midi Olympique du lundi 17 août.

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