Icon Sport

Bayonne-Aurillac (21-16), l'antisèche: La remontée de Bayonne est finalement logique et méritée...

L'antisèche : la remontée de Bayonne est finalement logique et méritée...

Le 04/06/2016 à 19:30Mis à jour Le 04/06/2016 à 20:34

PRO D2 - Bayonne a totalement maîtrisé sa finale d'accession de Pro D2 contre Aurillac (21-16) afin de retrouver l'élite du rugby français. Une juste récompense pour une saison aboutie. Notre antisèche.

Le jeu : Tout s’est joué en première période

"On est passé à côté en première période. On a donné 15 points en faisant des fautes stupides. Cela nous coûte le match". L’analyse de Maxime Petitjean ne peut pas être plus juste. L’ouvreur d’Aurillac a bien compris que son équipe avait perdu sa finale lors du premier acte, étant mené 18-6 à la pause. Un retard insurmontable d’autant plus que Bayonne, bien que réduit par deux fois à 14, a su se montrer intraitable en défense.

Et si Aurillac a eu la possession du ballon en seconde période, il a fait preuve d’une incroyable fébrilité. Onze en-avant, 4 ballons perdus en touche... Un déchet fatal dont a bien su profiter l’Aviron, pragmatique dans le sillage d’un Bustos Moyano en feu. Et c’est en toute logique que l’Aviron a remporté sa finale d’accession.

Les supporters de Bayonne étaient venus en masse à Ernest-Wallon - 4 juin 2016

Les supporters de Bayonne étaient venus en masse à Ernest-Wallon - 4 juin 2016Icon Sport

Les joueurs : Bustos Moyano en feu, pas Petitjean

Une finale, c’est souvent un duel de buteurs. Celle de ce jour n’a pas dérogé à la règle. Et à ce petit jeu, Bustos Moyano a remporté son duel avec Petitjean (meilleur réalisateur de la saison). L’Argentin a été insolent de réussite avec un précieux 7/8 alors que l’Aurillacois s’est quelque peu troué avec un terne 4/7. Clairement, Bustos Moyano a été le grand artisan du succès en finale de l’Aviron.

Van Lill, Monribot, Huete et Lovobalavu ont rendu des copies très satisfaisantes et ont su tirer Bayonne vers le haut. A Aurillac, Boisset n’a pas eu son rendement habituel à la mêlée. Match décevant également de Lilomaiava et de Gaston.

PJ Van Lill (Bayonne) face à Aurillac - 4 juin 2016

PJ Van Lill (Bayonne) face à Aurillac - 4 juin 2016Icon Sport

Ce qui aurait pu tout changer : Qu’Aurillac marque dès l’entame de la seconde période

Passé totalement au travers du premier acte, Aurillac est revenu survolté des vestiaires. La preuve avec cette incroyable occasion à la 41e minute, totalement gâchée. Alors que se présentait un large surnombre (3 contre 1), Nouhaillaguet repiquait à l’intérieur pour y aller seul et en force. Un bien mauvais choix qui a profité à la défense de Bayonne. Si les Cantalous avaient marqué dès le renvoi de la seconde période, la finale aurait été sûrement toute autre.

Le tweet "ambiance"

Hâte de revoir Jean-Dauger et le Vino Griego en Top 14...

La stat : 1

C’est la première fois de l’histoire de la Pro D2 que les deux relégués du Top 14 (à savoir Lyon et Bayonne) remontent directement dans l’élite du rugby français.

La décla : Julien Jané (ailier de Bayonne)

" On a passé une année fabuleuse. C’est une belle histoire. On a un groupe extraordinaire. Je n’ai pas les mots mais c’est génial."

La question : Bayonne, une remontée logique ?

Oui. C’est amplement mérité sur l’ensemble de la saison. L’équipe de Vincent Etcheto, malgré un effectif limité sur le plan quantitatif, a proposé un jeu attractif et s’est montré le plus régulier derrière l’ogre lyonnais. Deuxième de la phase régulière, le club basque a assumé son statut de favori lors des phases finales en remportant en toute logique ses deux rencontres couperets.

Et pourtant, l’intersaison n’avait pas été des plus simples à gérer. Avec notamment ce projet de fusion avorté. Peu d’observateurs croyaient aux chances de Bayonne surtout que moralement, les événements avaient perturbé les joueurs et membres du staff. Se sentant investis d’une mission, les Bayonnais ont alors joué sans complexe et montré au fil des matches qu’ils seraient un sérieux client à la remontée. Au final, avec succès. Replaçant l’Aviron comme le club phare du Pays basque.

Désormais, le plus dur commence pour Bayonne qui, avec un budget à la hausse (il pourrait tourner aux alentours des 15M d’euros), va devoir se renforcer pour éviter de faire l’ascenseur. C’est indispensable car les Huete, Rouet, Iguiniz ou Choirat terminent la saison sur les rotules. Et le niveau du Top 14 ne cesse d’augmenter. Mais avant d’y penser, nul doute que les fêtes de Bayonne risquent d’être animées cet été...

Contenus sponsorisés