Nationale 2 – "Deux titres coup sur coup, ce n’est pas loin d’être historique…" : le Stade langonnais rêve d’une nouvelle promotion

Par Pablo Guillen
  • Dimanche, le Stade langonnais fera face à Marcq-en-Barœul, en finale de Nationale 2.
    Dimanche, le Stade langonnais fera face à Marcq-en-Barœul, en finale de Nationale 2. Photo : Clément Carpentier
Publié le Mis à jour
Partager :

Ce dimanche, à 15h, en finale de Nationale 2, le Stade langonnais fera face à Marcq-en-Barœul pour une place en Nationale. Après sa promotion l’année dernière, les Girondins sont une nouvelle fois en passe de gravir un nouvel échelon. Le président du club, Julien Perrot, revient pour nous sur cette année particulière et se projette sur la finale tant attendue.

Chaque année, de belles histoires s’écrivent dans le livre d’or du rugby français, et celle de Langon y trouve parfaitement sa place. Les Rouge et Blanc semblent être sur un nuage et poursuivent leur rêve, inattendu, d’atteindre la Nationale. Le Stade langonnais est poussé par une ferveur immense depuis maintenant une année. Et pour cause, le club est à un match de réaliser un exploit majuscule : être promu deux fois d’affilée, plus qu’une rareté. La saison dernière, le club était encore en Fédérale 1 et accédait à la Nationale 2, en battant Valence d’Agen, dans un stade incandescent. Un an plus tard, les Girondins sont donc nouvelle fois en finale, avec l’espoir de goûter à la Nationale. Pour le président Julien Perrot et les dirigeants du club, la tournure prise par cette saison fut une réelle surprise :

"On a débuté la saison avec le titre de champion de France de Fédérale 1, qui a bien été fêté durant tout l’été. Pour nous, dirigeants, il y avait une petite inquiétude de découvrir le niveau supérieur. Mais d’entrée, le groupe a connu de très bons résultats, la confiance et la dynamique se sont mises en place. En fin de saison, on a tout simplement dû redéfinir de nouveaux objectifs. Sincèrement, en août, on tablait sur un maintien (rires), d’autant plus qu’on n’a pas eu une longue préparation. Mais rapidement, l’objectif a été de terminer dans les trois premiers. Les tours s’enchaînent désormais et nous voilà en finale."

Un vrai groupe de potes

Le club girondin, qui a connu un rapide passage dans l’élite en 1964, renaît depuis quelque temps de ses cendres, dans le sillage d’une équipe qui a soif de victoire, et qui rêve aujourd’hui d’une accession à la troisième division du rugby français."C’est vraiment un groupe formidable, ils sont solidaires. C’est un vrai groupe de potes. Ça me plaît qu’ils aient cet état d’esprit. De notre position de petit poucet, montrer au monde du rugby qu’on n’est pas obligé d’avoir des millions et un groupe professionnel pour vivre des grands moments de sport c’est une bonne chose, donc ça nous convient à nous présidents."

En demi-finale, le week-end dernier, dans un match parfaitement maîtrisé, les Rouge et Blanc sont venus à bout de Rennes (25-8), pourtant favori, pour rejoindre la finale. C’est une marée de supporters qui a fait le déplacement à Saint-Jean-d’Angély, malgré les 200 kilomètres qui les séparait de Langon. La ferveur est devenue, depuis la saison dernière, immense autour du club, nous explique le président : "Il devait peut-être y avoir, à vue d’œil, 2000 supporters du Stade langonnais. Cette ferveur était déjà montée en fin de saison dernière avec l’épopée. Aujourd’hui, on a un public qui nous suit tous les dimanches, donc même à ce niveau-là il y a eu une étape de franchie. L’engouement est vraiment présent."

Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne

Après une épopée l’an dernier, qui a abouti à cette promotion, le Stade langonnais a donc remis ça cette saison et jouera une nouvelle finale face à Marcq-en-Barœul, autre outsider, qui s’est défait de Mâcon dans l’autre demi-finale. Mais il faudra de nouveau composer loin de ses terres. Même bien plus loin, puisque cette finale se jouera à Massy, dans l’Essonne, rendant difficile pour les supporters langonnais la possibilité de venir encourager les leurs pour un match aussi crucial et attendu. Julien Perrot s’est dit frustré : "Il y a d’abord eu un appel à candidature. Plusieurs villes de la région, dont Mâcon se sont portées volontaires pour accueillir la finale. C’est finalement Massy qui a été choisi. Je trouve ça un peu loin et quelque peu déséquilibré en termes de distance entre les deux clubs. On est sur un gros week-end et il ne reste plus aucune place de train. C’est une énorme frustration de ne pas pouvoir proposer de solution à nos supporters pour pouvoir assister à cette finale."

Le Stade langonnais est donc à une rencontre d’un exploit majuscule. Le président Julien Perrot est conscient des enjeux liés à cette finale : "Pour nous, deux titres coup sur coup à ce niveau-là, ce n’est pas loin d’être historique", avant de poursuivre, "une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne." Langon a rendez-vous avec l’histoire, dimanche, à 15h, à Massy.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (4)
ErikLerouge Il y a 9 jours Le 08/05/2024 à 11:04

C'est un peu gonflé de pleurer sur le stade de la finale quand on a eu une demie si près de chez soi, alors qu'elle aurait dû être initialement située de façon beaucoup plus équitable à Niort. Et d'en rajouter en parlant de "plus de 200km" à faire pour les supporters quand les Bretons en avaient 330. Et puis l'exploit historique d'un club d'Aquitaine qui bat des Bretons c'est un peu le monde à l'envers. J' espère donc que Marcq en Baroeul déjouera les pronostics et gagnera la finale, même si, objectivement, ils ne sont pas favoris. Peut être que "l'avantage du terrain" pourra les aider.

Grandisse Il y a 9 jours Le 08/05/2024 à 16:22

Ce sont les 2 victoires d'affilées qui seraient historiques. D'ailleurs Langon n'est pas seul, Salles a fait aussi une excellente saison pour sa première.
L'équité dans les déplacements c'est toujours compliqué. Mais bon des déplacements longs, Rennes et Marcq s'en sont payés toute la saison du fait des disparités géographiques.

mena32 Il y a 9 jours Le 08/05/2024 à 17:05

Effectivement Rennes était favori au vu du classement final de la poule 1 :
Rennes 2è avec 80 pts Langon 4è avec 70 pts.
"le monde à l'envers" : Pas si facile de gagner contre les bretons !!!, la Bretagne a en son sein quelques très bons clubs formateurs et qui performent dans les différentes divisions :
Vannes 1er en Pro D2
Rennes 2è en Nationale 2
Nantes 1er de la poule 4 de Fédérale 1
St Malo et Le Rheu 2è et 3è de la poule 8 de Fédérale 2 etc etc...
Il ne faut pas dénigrer les clubs bretons qui commencent à sortir de très bons joueurs de Top 14
Nolann Legarrec, Gaêl Dréan, Arthur Coville, Mathis Haddad, Bredan Lebrun, Alan Brazo
+ 4 jeunes joueurs sélectionnés en EdF des U20 cette année : Corentin Mézou, Grégoire Arfeuil, Robin Taccola et Jean Cotarmanac'h.
Il ne faut pas dénigrer le rugby breton qui est en train de vraiment se structurer.
1/2 finale à St Jean d'Angély : 200 kms pour Langon - 330 kms pour Rennes (+130 kms)
Finale à Massy : 250 kms pour Marcq-en- Baroeul - 600 kms pour Langon (+350 kms)

lecroco Il y a 9 jours Le 08/05/2024 à 17:30

Ce qui est gonflé c'est d'avoir autant de mauvaise foi!
Langon-Saint Jean d'Angély: 188 km
Rennes-Saint Jean d'Angély: 330 km
C'est un peu moins du double.
Si tu trouves que Niort aurait été le terrain idéal (et je suis d'accord avec ça), il faudra se plaindre auprès d'eux, sans doute frustrés d'être la seule équipe de la poule 1 à ne pas avoir passer les quarts.

Langon-Massy: 600 km
Marcq en Baroeil: 245 km
C'est bien plus du double. La Finale aurait très bien pu se dérouler à Tours, Orléans voire Nevers.
Langon monte de Fédérale 1 avec un budget de 950 000 euros alors que le REC qui descend de Nationale ou l'OMRLM c'est le double.
Donc oui, Le Stade Langonnais reste le petit poucet de ces phases finales.

Mais sans rancune. Le REC sera promu en Nationale vu que le futur champion de France de Nationale 2 venu du Sud Ouest n'a ni les moyens financiers, ni des structures dignes pour évoluer à l'étage supérieur.