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Finale d'accession Pro D2 - Aurillac va longtemps ruminer sa première mi-temps…

Aurillac va longtemps ruminer sa première mi-temps...

Le 05/06/2016 à 14:50Mis à jour Le 05/06/2016 à 14:56

PRO D2 - A l'issue de leur défaite face à Bayonne, en finale d'accession en Top 14 (16-21), les Aurillacois ont tous pointé du doigt la principale raison de leur défaite : quarante premières minutes à l'envers…

Douze points. C'est l'écart à la mi-temps et samedi, après leur défaite, les coéquipiers de Maxime Petitjean étaient unanimes : c'est là que s'est joué le match. "On est passé à côté de notre première mi-temps, on a fait trop de fautes et c'est terriblement frustrant", regrettait d'abord Jeremy Davidson, un des deux entraîneurs.

Roussel: "On a été cons, c'est tout"

"C'est inexplicables ce nombre de fautes, on leur a donné des points tellement facilement. La tâche était trop dur ensuite", ruminera-t-il ensuite. En-avants, ballons perdus au contact, soucis en touche et dans les rucks : les Cantalous ont effectivement beaucoup souffert dans le premier acte.

Pierre Roussel, le troisième ligne d'Aurillac

Pierre Roussel, le troisième ligne d'AurillacIcon Sport

"On savait très bien que l'arbitre serait intransigeant dans zones de rucks, il ne s'est pas 'emmerdé' et a tout de suite tout sifflé mais on a été cons, c'est tout. On le paie à la mi-temps alors qu'ils n'ont rien proposé de plus que nous", estimait pour sa part Pierre Roussel, le flanker. Dommage car en deuxième mi-temps, sans être franchement dominateurs, Aurillac a réussi à se rapprocher plusieurs fois de la ligne bayonnaise.

Les joueurs n'iront pas à Cuba...

"Je crois qu'il y a de quoi avoir des regrets. Bayonne a gagné le match en première mi-temps, notre indiscipline nous a tués. On a été fébriles avant le repos mais je suis très fier de ce que l'on a montré en seconde mi-temps", pestait quant à lui le président Christian Millette, à la tête du club depuis 23 ans.

Jeremy Davidson, l'entraîneur d'Aurillac

Jeremy Davidson, l'entraîneur d'AurillacIcon Sport

Ce chef d'entreprise de 63 ans n'amènera donc pas ses ouailles en voyage à Cuba, la récompense promise en cas d'accession. "C'est difficile à avaler. On a un petit budget mais nous ne sommes pas un petit club. Notre ambition sera toujours de faire partie des cinq premiers, c'est l'objectif constant", rajoutait-t-il.

Aurillac avait déjà chuté à Toulouse en 2005

Sans doute encore un peu sonné, le président rappelait tout de même "que la dernière fois que l'on a joué une finale d'accession ici (face à Pau en 2005 lors d'un barrage contre le 13e du Top 16, ndlr) la saison suivante, nous étions descendus (en Fédérale 1, ndlr)". Après deux échecs, en 2005 et en 2013 (demie perdue contre Brive), Aurillac a donc connu sa troisième désillusion à quelques marches seulement du Top 14.

Mais que ses supporters se rassurent : malgré son budget de seulement 4,7 millions d'euros (qui devait monter à 8 millions en cas d'accession en Top 14), dont 2,7 M EUR de masse salariale, le Stade aurillacois a bien l'intention de rester un trublion du rugby français. Malheureusement pour eux, samedi, après quarante minute de jeu, ils partaient vraiment de trop loin…

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