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Champions Cup - Yoan Cottin (Toulon) : du sang neuf

Cottin : du sang neuf

Le 22/01/2019 à 09:08Mis à jour Le 22/01/2019 à 09:17

CHAMPIONS CUP - Le jeune demi de mêlée a connu sa première titularisation en coupe d'Europe la semaine passée. Sorti des Espoirs par Patrice Collazo, Yoan Cottin profite de chaque instant avec le groupe pro. Lui l'enfant du RCT.

C'est un peu le fil rouge de la saison toulonnaise : découvrir ces jeunes lancés dans le grand bain par Patrice Collazo. Yoan Cottin, 20 ans, vit ainsi ses premières sous le maillot Rouge et Noir. Le week-end dernier, il a connu son baptême comme titulaire en coupe d'Europe, au sein d'une équipe rajeunie. "J'avais encore un peu de stress, mais avec l'envie de bien faire. Puis c'était sympa de se retrouver à plusieurs jeunes, nous avons certains repères. Nous nous connaissons bien, notamment avec Louis (Carbonel)", reconnaît le demi de mêlée. Avant cela, il y avait eu la première en Top 14, face à La Rochelle, en octobre dernier. Un saut dans le grand bain, sans se mouiller la nuque.

"Un matin mon coach des espoirs et Titi (Tillous-Borde) sont venus me voir pour me dire que j'allais m’entraîner avec les pros. Puis la semaine d'après, celle du match face à La Rochelle, j'y suis retourné. Mais je m'attendais pas à jouer, je pensais faire le nombre où qu'ils voulaient juste me voir. Puis Patrice est venu me parler", explique-t-il. Lors de ce match, il débute même comme titulaire. "J'ai été mis dans de bonnes conditions par le staff pour ne pas avoir trop la pression et oublier qu'il s'agissait de mon premier match. J'ai également beaucoup échangé avec les joueurs du groupe", assure le jeune Cottin. De haut de ses 20 ans, il a donc endossé ce maillot floqué du numéro 9.

Champions Cup - Yoan Cottin (Toulon) contre Montpellier

Champions Cup - Yoan Cottin (Toulon) contre MontpellierIcon Sport

Un poste qui implique des responsabilités et de se faire entendre. "Ce sont des joueurs intelligents, il n'est pas questions d'ego. Si je dois demander à avoir des rucks plus propres ou de mieux dévier un ballon en touche je le fais. Après, c'est certain que j'ai moins d'aura qu'un Rhys Webb, Eric Escande ou Anthony Meric, mais j'arrive à m'exprimer", précise-t-il.

Une histoire de famille

Enfant de la Rade, il a donc fait ses premiers pas à Mayol. Ce stade, il le fréquente depuis son plus jeune âge. Déjà, parce qu'il a intégré l'école de rugby du RCT dès l'âge de 5 ans, mais aussi parce qu'il n'est pas le premier Cottin à fouler la pelouse de l'antre toulonnais. "C'était un rêve pour moi de jouer dans ce stade avec l'équipe première. Porter ce maillot avec les équipes de jeunes, c'était déjà un honneur, alors avec les "grands"... J'ai vu mon père (Martial) jouer ici et entraîner cette équipe", sourit-il.

Un papa toujours présent à ses côtés pour l'accompagner dans cette année folle. "Il me dit de toujours bosser et de m'accrocher, sans pour autant me poser trop de questions pour ne pas manquer l'essentiel à savoir prendre du plaisir et jouer mon jeu. On s’entraîne parfois tous les deux mais on essaie aussi d'arrêter de parler rugby car il faut savoir couper. Il est d'une aide précieuse. Sans lui, je n'y arriverais pas". Malgré son jeune âge, le garçon affiche une maturité étonnante. La tête sur les épaules, à l'aise pour discuter et lucide.

"Je pensais juste jouer ma troisième année avec les Espoirs. Nous avons très bien démarré l'année, ça a forcément permis à certains d'entre nous d'émerger, puis il y a parfois des circonstances comme des blessures qui accélèrent les choses", convient-il. Ce fut le cas pour lui avec les absences de Webb et Meric. Il sait aussi que rien n'est figé. "Si je dois retourner avec les Espoirs ce sera avec plaisir. C'est un groupe de copains, nous sommes en tête de notre poule, si nous pouvons aller chercher quelque chose à la fin de l'année ce serait super", espère le demi de mêlée. Conscient qu'une carrière ne tient pas à grand chose, il se garde également une porte de sortie.

"J'ai toujours voulu faire du rugby mon métier, mais ce n'est pas encore certain. Même si ce n'est pas facile avec les entraînements, j'essaie de poursuivre mes études en première année de Staps. Ça permet également de penser à autre chose. Même si je reste un grand passionné du rugby. Souvent le dimanche au lieu d'étudier, je regarde des matchs et on débriefe avec mon père", conclut-il dans un dernier sourire.

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