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6 nations - Angleterre - France (19-16) - Les Bleus méritaient tellement mieux...

Les Bleus méritaient tellement mieux...

Le 04/02/2017 à 19:40Mis à jour Le 04/02/2017 à 20:17

6 NATIONS - Malgré une copie de très haut niveau, le XV de France s'est incliné à Twickenham contre l'Angleterre (19-16). Tellement frustrant, surtout que le XV de la Rose était prenable ce samedi...

En Angleterre, on prédisait l'enfer aux Bleus avant ce "Crunch". Finalement, il n'en fût rien. Ces Bleus ont même largement soutenu la comparaison, dominant leur sujet et ne cédant que dans les dix dernières minutes face à des Anglais longtemps stériles et contrariés. Mais, au final, on retiendra malgré tout cette nouvelle courte défaite (19-16) après celles face à l'Australie (23-25) et la Nouvelle-Zélande (19-24) en novembre. Le scénario se répète pour la troisième fois consécutive.

Le XV de France a pourtant attaqué ce match de la meilleure des manières dans le sillage d'un Serin à l'aise et d'un Picamoles des grands jours. Dès la 4e minute, avec un jeu au pied de Nakaitaci qui trouvait Spedding, poussé en touche à quelques mètres de la ligne adverse. A la 29e, c'est Nakaitaci qui était repris juste avant l'en-but. Et, juste avant la pause, Lopez ajustait une belle transversale mais Lamerat, bloqué par deux défenseurs, ne parvenait pas à servir Nakaitaci venu au soutien à l'intérieur. Côté anglais, pas grand chose à se mettre sous la dent, si bien que le score de parité à la pause (9-9) relevait d'un petit miracle pour le XV de la Rose...

L'Angleterre fait la différence par sa puissance

Le début de deuxième période des hommes d'Eddie Jones avait en revanche de quoi faire trembler les supporters de l'équipe de France. Plus tranchants, soudain maitres du ballon et auteurs d'un essai refusé à Daly (47e) après une bonne intervention de Nakaitaci. Pourtant, ce sont les Français qui trouvaient la faille en premier grâce à une belle séquence et deux passes après contact de Vahaamahina puis Gourdon pour Slimani, entré en jeu un quart d'heure plus tôt (12-16, 61e). Le staff anglais changeait alors radicalement de tactique en misant sur la puissance avec l'entrée en jeu notamment de Ben Te'o (69e). Deux minutes et trois charges plus tard, le centre plongeait dans l'en-but crucifier une défense tricolore (presque) intraitable (85% de plaquages réussis contre 76% seulement pour les Anglais).

En parlant de statistiques, il sera intéressant de noter qu'elles démontrent une véritable grosse performance des joueurs de Guy Novès : un meilleur taux de plaquage, donc, mais aussi plus de franchissements, plus de mètres parcourus ballon en mains. Pourtant, à la fin, ce sont encore eux qui perdent. C'est (au moins) frustrant. Mais attention à ce que cette frustration ne se transforme pas ces prochaines semaines et prochains mois en crise de confiance au moment de tuer les matches lorsque le scénario se répètera.

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