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Hernandez annonce la fin de sa carrière : "Je voulais que la fin survienne sur le terrain..."

Hernandez annonce la fin de sa carrière : "Je voulais que la fin survienne sur le terrain..."

Le 03/04/2018 à 17:45Mis à jour Le 03/04/2018 à 18:37

Il est probablement le plus grand rugbyman de l'histoire du rugby argentin et l'attaquant ayant le plus marqué l'épopée contemporaine du Stade français. A 35 ans, Juan Hernandez (74 sélections) a choisi Midi Olympique pour annnoncer la fin de sa carrière. Ciao, Mago* !

Rugbyrama : Vous annoncez aujourd'hui mettre un terme à votre carrière de rugbyman. Pourquoi ?

Juan Hernandez : Après le Mondial 2015, j'ai prolongé mon contrat de deux ans avec la fédération argentine et les Jaguares. Je les ai remplies. Après ça, j'ai beaucoup hésité à faire une troisième année. J'ai néanmoins signé, en janvier dernier, un contrat courant jusqu'en décembre 2018. En fait, je ne voulais avoir aucun regret. Je crois que je voulais que la fin survienne sur un terrain de rugby.

Juan Martin Hernandez (Jaguares)

Juan Martin Hernandez (Jaguares)Icon Sport

Et alors ?

J.H. : Il y a deux semaines, au cours d'un match contre les Reds à Buenos Aires (22-8), je me suis blessé au genou droit, le genou qui me sert à frapper, celui que j'avais déjà opéré à deux reprises. Les ligaments croisés ne sont pas touchés mais la douleur est forte et l'exigence du Super Rugby ne me permet pas de disputer cette compétition amoindri. J'ai donc décidé d'arrêter le rugby. (il soupire) Voilà, c'est fini...

Vous avez donc disputé votre dernier match de rugby face aux Reds le 24 mars 2018 ?

J.H. : Oui. Bon, pour m'amuser, j'irai peut-être courir de temps en temps avec le club amateur de mes débuts, le Deportiva Francesa. Mais franchement, je n'en sais rien. On verra comment se portera mon genou, après la rééducation...

Comment vous sentiez-vous sur le terrain, ces derniers temps ?

J.H. : J'ai joué quarante minutes contre les Reds et je n'ai pas souffert outre mesure. Je n'étais pas dépassé, si telle est votre question. La vitesse, je l'ai perdue il y a déjà très longtemps. Mais avec l'expérience, on parvient toujours à compenser...

Juan Martin Hernandez (Jaguares)

Juan Martin Hernandez (Jaguares)Icon Sport

De quoi vivrez-vous, désormais ?

J.H. : Je vais déjà prendre six mois pour moi et mes enfants. Je vais être un père de famille tranquille, amener les petits à l'école le matin, les y récupérer le soir.

Et après ?

J.H. : Hier, j'ai discuté de tout ça avec Mario Ledesma (entraîneur des Jaguares) et José Santamarina (manager des Jaguares). Serai je entraîneur ? Dirigeant ? Je n'en sais rien. Zéro pression. Mais si dans un an, le rugby me manque, je leur demanderai peut-être si je peux être utile d'une façon ou d'une autre à l'équipe d'Argentine, aux Pumitas et aux autres. On verra.

Quelle image de votre carrière emporterez-vous dans vos bagages ? Le plaquage sur Alesana Tuilagi avec le Stade français en 2010 ? L'épopée argentine au Mondial 2007 ?

J.H. : Ce n'est pas à moi d'emporter quoi que ce soit. Quand ils pensent au rugbyman que j'étais, j'aimerais juste que les gens me voient comme une personne ayant tout donné, tout le temps. Ca suffirait à mon bonheur.

Juan Martin Hernandez (Argentine) lors de la Coupe du Monde 2007

Juan Martin Hernandez (Argentine) lors de la Coupe du Monde 2007Icon Sport

Et lorsque vos enfants regardent des vidéos de vous, sur quoi s'arrêtent-ils ?

J.H. : Ce qui me touche, c'est lorsque le plus grand (Beltran) court dans le jardin après avoir regardé un de mes vieux matchs: "Papa, comment tu fais la passe chistera ? Et le drop, le banana kick ?" Je sius toujours très ému, dans ces cas là...

*Ciao, magicien !

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