Top 14 - "Ce que je veux aujourd’hui, c’est que l’on se focalise sur le match", assure Laurent Labit (Stade français)

Par Arnaud Beurdeley
  • Laurent Labit, directeur du rugby au Stade français.
    Laurent Labit, directeur du rugby au Stade français. Icon Sport - Icon Sport
Publié le Mis à jour
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Sans contourner l’affaire extra-sportive sur laquelle il a tenu à faire une mise aux points, le Directeur du rugby parisien Laurent Labit a fixé le cap de ce qu’il attend dimanche soir contre le Stade toulousain mais aussi pour les semaines et les mois à venir.

Comment avez-vous vécu la semaine écoulée ?

Quand on reçoit le Stade toulousain, c’est toujours très particulier. Nous avons besoin de retrouver la victoire. Nous restons à Jean-Bouin sur une défaite dans le Derby (9-13) et sur une défaite difficile à Pau (30-6) malgré un contenu intéressant. Malheureusement, nous n’avons pas su être réaliste. Le score est un peu lourd à la sortie. Aujourd’hui, on a envie de se racheter et de montrer notre vrai niveau.

Quid des problèmes extra-sportifs révélés dans la presse ?

Ce qu’il s’est passé le week-end dernier, c’est la vie des équipes, des collectifs et surtout des nouveaux projets. Nous avons publié un communiqué pour donner notre position. Il y a un cadre, il faut respecter les règles que nous nous sommes fixées. On règle ça en interne. Ce que je veux aujourd’hui, c’est que l’on se focalise sur le match. J’attends une réaction après notre bon début de saison et ces deux défaites qui viennent de s’enchaîner.

Avez-vous le sentiment d’avoir été pris pour un imbécile par vos joueurs qui n’ont pas respecté la consigne de ne pas sortir après le match ?

Non, pas du tout. Pour nous, l’exposition n’est pas bonne mais ce qui nous intéresse c’est que tout le monde se mette au travail. Cela a été compris par tout le monde. On a traité nos histoires en interne. Le groupe a réalisé une très bonne semaine de travail. Je crois que les joueurs sont impatients d'être dimanche soir. Quand on est au Stade Français, on se doit d’avoir des résultats.

Comment expliquez-vous la baisse de régime de votre équipe ?

Notre arrivée a été tardive, il y a eu la coupure en raison du Mondial, et peut-être un excès de confiance après notre victoire à Lyon. Face au Racing et à Pau, on a manqué de réalisme, nous n’avons pas marqué d’essai. Jusque-là, nous avions marqué neuf essais en deux matchs contre Castres et Lyon. Il faut absolument soigner cet aspect-là. On a changé un peu la méthode, quelques principes aussi. On savait que cela pouvait perturber un peu les joueurs. On ne leur en tient pas rigueur. On doit insister sur la force du club depuis des années : la conquête et le jeu d’avants, mais si on veut avoir des ambitions, il faut aussi être dangereux et imprévisible ailleurs qu’autour de nos avants. Ce qui nous intéresse, ce sont les prochains mois, au-delà de la semaine qui vient.

Qu’attendez-vous en termes de jeu dimanche soir ?

De la continuité avec beaucoup plus d’alternance dans notre jeu, notamment sur nos lancements. L’idée, c’est de ne pas constamment retourner jouer avec nos avants, même si c’est une force. On doit déplacer le ballon. Surtout que nous aurons encore une fois un adversaire de très haut niveau.

Au regard de ce qu’il s’est passé à Pau, le stage dans les Pyrénées la semaine précédente a-t-il servi à quelque chose ?

Le stage s’est très bien passé, nous avons bien travaillé. On a eu ce qu’on cherchait au niveau des échanges, sur la méthodologie. Cela ne remet rien en question. C’est peut-être un mal pour un bien qui rendra service dans les semaines à venir. Notre message est clair : il faut être au Stade Français pour les bonnes raisons, pour aller gagner des matchs et des titres.

Quelles sont les bonnes raisons d’être au Stade français ?

On veut rivaliser avec les meilleurs alors il faut se comporter comme les meilleurs. On a d’ailleurs parlé aux joueurs de l’histoire, des 140 ans du club que nous allons fêter dimanche. Quand on commence à oublier l’histoire, ça devient très dangereux. Ce club a beaucoup gagné par le passé, il doit continuer à le faire. Je me répète, il faut être dans ce club pour les bonnes raisons, avoir l’esprit de compétition. Affronter Toulouse dans ce cadre-là est un formidable challenge pour nous. Il faudra que tout le monde soit à la hauteur de l’événement et de l’héritage de ce club.

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Les commentaires (1)
Puntadelteno1970 Il y a 3 mois Le 01/12/2023 à 16:12

M. Labit, on vous a déjà vu plus courageux... Bien sûr que certains de vos joueurs ne vous ont pas respecté. Faut avoir du courage de taper un peu sur la table pour que les intérêts d'un club passe avant le plaisir de certains... Les joueurs ont ils le pouvoir au Stade Français ???