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Jelonch : "Face à la Géorgie, si dans les fondamentaux on n'est pas présents, ce sera compliqué"

Jelonch : "Face à la Géorgie, si dans les fondamentaux on n'est pas présents, ce sera compliqué"

Le 09/11/2021 à 16:10Mis à jour Le 09/11/2021 à 16:16

TEST MATCH - En pleine préparation du deuxième match de la tournée d'automne contre la Géorgie dimanche, le troisième ligne du XV de France Anthony Jelonch a évoqué les points à améliorer par rapport au match contre l'Argentine. Il évoque aussi les qualités de la Géorgie et l'association Jalibert-Ntamack.

À froid, comment analysez-vous le match contre l'Argentine ?

On a revu quelques images du match. Ils y a des points qui étaient très positifs, d'autres un peu plus négatifs. Mais on a bien tourné la page de ce match pour être focus sur celui de la Géorgie. Ça reste quand même un bon début de tournée, il ne faut pas oublier que ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas joué ensemble.

Quels étaient ces points négatifs ?

On savait que les Argentins étaient très chambreurs. En première mi-temps, on est peut-être tombé dans leur piège. Aussi dans les rucks, on a vu qu'on avait perdu des ballons. Contre les Géorgiens, on sait que ça va être aussi dur, voire plus dur, dans ce secteur. On va faire un focus sur ça cette semaine pour être présent dans ce domaine.

Comment présenteriez-vous cette équipe géorgienne ?

C'est une équipe très accrocheuse, qui ne lâche rien du début à la fin. La preuve, l'Irlande n'a gagné que 23-10 contre eux. On voit que c'est une équipe qui est tout le temps dans le match. Si dans les fondamentaux on n'est pas présents, eux le seront et ça pourrait être compliqué. Mais je suis sûr qu'on sera présent et au rendez-vous.

Vous connaissez plusieurs des joueurs puisque beaucoup évoluent en France...

C'est vrai qu'il y a beaucoup de Géorgiens, notamment devant, qui évoluent en France. On les connaît, on sait que ce sont des durs au mal. Ce sont des mecs qui ne lâchent rien et ils vont nous mettre une grosse intensité lors de ce match.

Les "finisseurs" pourraient donc avoir un rôle à jouer encore une fois ?

Dans les rendez-vous internationaux, quand les remplaçants entrent, ils amènent beaucoup d'énergie et d'impact. Les changements sont primordiaux. Nous, on a un effectif assez large donc ce serait dommage de se priver de certains joueurs en fin de match.

On a l'impression que vous avez une stratégie particulière sur les renvois...

Oui, on a l'ailier et le troisième ligne qui se précipitent sur le ballon. Et quand le renvoi est tapé là où on veut, ça fait mouche. Quand on a des joueurs rapides comme Sekou Macalou, on leur met une grosse pression et c'est l'idéal pour les empêcher de sortir de leur camp proprement.

Par rapport à votre positionnement. Vous préférez jouer troisième ligne centre ou aile ?

J'aime jouer aux deux postes. Ça ne me dérange pas de jouer l'un ou l'autre. Je me suis régalé en jouant numéro huit ce week-end, j'ai eu de la chance de toucher du ballon, j'étais à la réception des renvois. Donc j'ai apprécié mais je n'ai pas de préférence.

De l'intérieur, comment avez-vous senti l'association Jalibert-Ntamack qui a fait beaucoup parler ?

Je l'ai trouvée plutôt bien. C'est vous qui dites qu'elle n'a pas marché ! Nous, sur le terrain, on ne l'a pas trop ressenti, c'était super. Les deux sont arrivés à gérer ce qu'ils avaient à faire et on n'a pas ressenti de choses négatives. Ce sont les coachs décident s'il faut la mettre en place ou non.

Votre ami Antoine Dupont est votre capitaine. Quel genre de leader est-il ?

C'est quelqu'un qu'on a envie de suivre sur le terrain, par ses prestations individuelles. Dans le leadership, il est très bon, il apporte beaucoup de sérénité. Il arrive à nous parler donc c'est un super capitaine. Comme il est numéro neuf, il est proche des gros et quand l'arbitre dit des choses, il vient nous les dire de suite... Donc c'est super.

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