• Frédéric Charrier (entraîneur de l'UBB)
    Frédéric Charrier (entraîneur de l'UBB)

Charrier : "J’ai joué en Afrique du Sud, on sent la culture du défi physique à tous les niveaux"

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CHAMPIONS CUP - Frédéric Charrier, entraîneur de l’UBB se montrait excité à l’idée de rencontrer les Sud-Africains des Sharks, ce qui sera une première pour les Bordelais (ce soir à 21 heures). Même si son équipe comptera pas mal d’absents, il espère que ses hommes hausseront leur niveau de jeu. Chose peu connue, il a évolué en Afrique du Sud dans sa jeunesse.

Quel est votre état d’esprit avant d’affronter ce gros morceau ?

Je suis excité de retrouver cette Champions Cup après notre match de Gloucester. C’est toujours intéressant de se confronter à une équipe qu’on n’ a pas l’habitude de croiser. En plus, les formations sud-africaines jouent pour la première fois avec les clubs européens. C’est donc très excitant pour nous d’affronter ces Sharks.

Vous allez vous confronter à de grands noms...

On se dit que contre eux, on devra hausser notre niveau. Evidemment, les Sharks auront envie de montrer qu’ils ont leur place dans cette compétition et présenter un très beau visage.

Est-ce que Clermont vous a montré la voie en battant les Stormers la semaine dernière ?

On sait très bien que Clermont veut être compétitif dans cette épreuve. Ils ont su relever le défi sud-africain et pour nous, c’est un exemple à suivre.

Cette équipe pratique-t-elle un rugby "de destruction" comme l’équipe nationale ?

Ça fait partie de leur culture que de marquer l’adversaire et exercer une domination physique. Contre eux, nous aurons toujours ce défi à relever, d’autant plus qu’il y a des internationaux qui n’étaient pas là depuis un moment et qui reviennent l’équipe. Ils vont vouloir s’appuyer sur eux.

Vous allez jouer avec pas mal de joueurs en moins. Est-ce frustrant ?

Évidemment, on voudrait pouvoir compter tous les week-ends sur la totalité de notre effectif. Mais on sait que la saison est longue. Nous comptions des absences à Gloucester, mais ce n’est pas ce qui explique la défaite, puisque nous avons été capables d’être conquérants, de prendre le score et le tenir jusqu’à l’heure de jeu. Puis le match nous a échappé après l’heure de jeu, mais ce ne fut pas à cause des absents. Oui, il y a des joueurs importants qui ne sont pas là, mais nous avons besoin de tout le monde. Et tout le monde a besoin d’élever son niveau.

Pouvez-vous faire un point sur les dernières blessures ?

Matthieu Jalibert qui a une cheville douloureuse, Romain Buros a pris un coup à Gloucester. Après , Bastien Vergnes-Taillefer et Thomas Jolmes sont en phase de reprise. Max Lamothe est malade au moment où je vous parle (jeudi, NDLR), mais on espère compter sur lui.

Dans le camp d’en face, il y aura Yannick Bru, annoncé futur mangeur de l’UBB. Est ce que ce sera une motivation supplémentaire ?

Pas du tout. On prépare ce match comme un autre. Des staffs on en rencontre tous les week-ends, avec des gens avec qui on a travaillé, et des gens avec qui on a plus ou moins d’affinités. Ça fait partie d’une saison. Je n’ai aucun problème par rapport à ça.

Alors qu'il s'apprête à affronter l'UBB avec son équipe des Sharks, l'ancien entraîneur de Bayonne, Yannick Bru, était l'invité d'ARL. Interrogé sur son futur, il a confirmé être intéressé par le projet du club bordelais...

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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 16, 2022

Avez-vous parlé de cette rencontre avec vos joueurs sud-africains comme Jandre Marais ?

Oui, on s’est beaucoup appuyé sur Jandre Marais et Maddosh Tambwe, ils sont imprégnés de cette culture-là. On s’est aussi appuyé sur Heinie Adams aussi qui est dans notre staff ….

En tant que joueur avez-vous déjà affronté des Sud-Africains ?

Je n’ai jamais joué avec un club français contre une équipe sud-africaine. Par contre, quand j’étais jeune, je suis parti en Afrique du Sud quelques semaines, un mois et demi à titre privé et j’ai joué dans un club amateur sud-africain dans la région du Cap durant une intersaison. Cette culture du défi physique, on la sent à tous les niveaux.

Pour les plus jeunes, y a-t-il eu besoin d’éveiller les consciences avant de découvrir ce nouvel adversaire ?

Non, nous avons des joueurs internationaux qui ont déjà joué contre des adversaires Sud-Africains. Nous avons aussi regardé le dernier France-Afrique du Sud. Tout le monde est conscient du niveau qu’on aura en face de nous.

On sent que vous cherchez la confiance, une victoire face à une telle équipe serait idéale, non ?

Oui, c’est sûr, on cherche à progresser tous les week-ends. On a retiré des choses positives du déplacement à Gloucester, même si la victoire n’était pas au but. Mais rien ne vaut la victoire pour valider le travail du groupe. C’est sûr, un succès à Chaban face aux Sharks serait idéal pour nous en termes de confiance.

?: Bordeaux, France

?: @UBBrugby and Teo Konczylo#FearTheFin pic.twitter.com/P3fTNT9kIf

— The Sharks (@SharksRugby) December 14, 2022

Vous sentez-vous assez payé depuis quelques semaines ?

Les résultats dépendent aussi de nous. C’est sûr qu’il y a eu de la frustration au sujet du match de Gloucester car sa préparation a été parfaite, comme ce qu’on a fait sur le terrain pendant une heure. Nous avons baissé de pied dans les vingt dernières minutes et ce n’est pas quelque-chose qui est spécifique à ce match, c’est quelque chose qui est récurrent depuis le début de l’année. Nous en sommes conscients.

Pour en revenir au match de Gloucester. Julien Laïrle a parlé de la peur de perdre. Est-ce que ça se travaille ?

Je ne sais pas si c’est ça. Mais évidemment que quand on joue à l’extérieur et qu’on est devant au score, on sait que ça va pousser avec le public derrière et le moindre temps fort va donner de l’énergie à toute l’équipe et nous, il ne faut pas qu’on baisse la tête. C’est un scénario qu’on doit travailler à l’entraînement.

Avez-vous avancé sur le dossier du joker demi de mêlée après la blessure de Yann Lesgourgues ?

Nous sommes toujours en phase de réflexion. Pour l’instant, nous avons choisi l’option d’utiliser Santiago Cordero comme remplaçant en attendant.