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"On a un plan" annonce O'Gara avant la finale tant attendue contre le Leinster

"On a un plan" annonce O'Gara avant la finale tant attendue contre le Leinster
Par Rugbyrama

Le 24/05/2022 à 09:15Mis à jour Le 24/05/2022 à 12:01

CHAMPIONS CUP - Le Stade rochelais fera face à ses démons samedi. Pour la deuxième fois en deux ans, les Maritimes disputeront la finale de la Coupe d'Europe. Après Toulouse, ce sera cette fois-ci des Irlandais du Leinster écrasant depuis le début de la compétition face à eux. L'entraîneur des Jaune et Noir, Ronan O'Gara, revient pour l'occasion sur ce choc européen au sommet.

C’est particulier pour vous d’avoir le Leinster comme adversaire en tant qu’ancien munsterman ?

Ils sont toujours une grosse concurrence. J’ai joué beaucoup de matchs contre eux en tant que joueur. C’est une équipe que je respecte beaucoup. Ils sont très forts en ce moment. Je pense que si tu passes toute ta vie à Cork (ville principale de la province du Munster NDLR), tu aimes bien gagner contre eux et inversement. Il y a une grande rivalité entre les deux clubs, c’est un peu comme Paris - Marseille au football.

Maintenant, je suis entraîneur du Stade rochelais. Et c’est une grande opportunité qu’on a samedi à Marseille. C’est bien pour nous.

Est-ce que cette semaine doit être différente des autres ?

Je pense que oui, avec l’expérience. On est beaucoup plus en avance, grâce à l’expérience de l’an passé. Pour moi, ça, c’est important parce qu’on a fait les mêmes fautes à Twickenham et au Stade de France. En réalité, on a un nouveau groupe et c’est la première fois pour moi en tant que manager avec celui-ci. Il y a des nouveaux joueurs cette saison. Le passé reste le passé. Le plus important, c’est samedi et ce qu’on va faire.

Le Leinster est favori, vous outsider, est-ce que ça peut être un levier supplémentaire pour votre réussite ?

Je ne sais pas. Ce qu’a fait le Leinster contre Toulouse, c’était une grande performance. Mais, c’était à l’Aviva Stadium, chez eux. C’est à nous de recréer des conditions similaires à Marseille pour les stresser et les mettre sous pression.

Comment battre le Leinster ?

On a un plan. Je ne vais pas le révéler aujourd’hui. On a tous besoin de croire que c’est possible de gagner. Ce qui est intéressant, c’est l’attitude des joueurs. On respecte le défi et on va prendre cette semaine avec beaucoup de sérieux et une bonne préparation pour ne pas avoir de regrets après le match. Ça, c’est le plus important avec le fait de montrer notre meilleur visage. Je pense qu’on est capable de faire ça.

Mentalement, vos joueurs sont-ils plus prêts comparé à l’an dernier ?

Oui. Mais ça c’est juste les mots, ça ne sert à rien. On va voir samedi sur le terrain. On connaît notre but. Mais quel va être notre moyen de procéder ? Ça, c'est hyper important. Même de dire ça, ce n’est pas une solution. Les grands joueurs ne répètent pas les mêmes fautes et savent enchaîner. On a déjà fait ça l’an dernier.

Les Rochelais ont surclassé le Leinster en demie la saison passée.

Les Rochelais ont surclassé le Leinster en demie la saison passée.Icon Sport

Votre rôle, c’est aussi de "libérer" les joueurs ?

Je ne sais pas si "libérer" est le bon mot. Je dirais plus "concentrer" ou "déterminer". Chaque joueur est différent. Il y a une différence aussi avec les finales. C’est important de gagner une finale et de ne pas perdre. Gagner en finale, ça veut dire que tu es aussi capable de te battre toi-même. Il y a énormément de scénarios possibles. On contrôle notre préparation et notre état d’esprit pour samedi, et on va ce focus sur l'essentiel.

Est-ce qu’il faudra une étincelle en plus comparé au match d'il y a deux semaines contre le Racing 92 ?

Je pense que oui. On ne peut pas gâcher notre énergie lundi, mardi, mercredi. Ça, c’est l’expérience aussi. On est dans une bonne dynamique. Tout le monde veut jouer et ça, c’est bien pour moi. Il va forcément y avoir des joueurs déçus qui ne joueront pas le match. Notre force cette saison, c’est que nous sommes super soudés.

Est-ce que la demi-finale de l’an dernier contre le Leinster peut vous servir pour la finale de cette année ?

Oui, bien sûr. On a re regardé des images de ce match, mais c’était il y a 12 mois. Depuis, ils ont beaucoup progressé dans leur jeu et nous aussi. Mais, ça nous donne un peu de confiance. On va vraiment se concentrer sur notre jeu. On a tout le temps des choses à régler... La chose facile à dire, c'est d’arrêter le Leinster. Il faudra qu’on leur impose notre jeu et après ça va être important d’occuper et jouer dans leur zone. Parce que quand ils arrivent dans les 22 mètres, c’est une équipe difficile à arrêter. Ils sont très propres dans leur structure. C’est important de bien contrôler le ballon.

Samedi dernier, vous avez retrouvé Will Skelton, mais perdu Victor Vito.

Ça, c’est le sport, malheureusement. Ce n’était pas prévu que Will Skelton joue 15 minutes. Dimanche, on ne s’est pas entraîné. On verra ce mardi s’il a progressé. Tout le monde sait qu’il est important pour le groupe et pour l’adversaire. Sur la dernière action, il est arrivé quelque chose à la cheville de Victor Vito. On va voir jeudi où il en est avec sa blessure. C’est sûr que ce n’est pas idéal.

Les bonnes conditions de jeu seront-elles un atout ?

Les grands joueurs aiment les bonnes conditions de jeu. Quand il pleut, ça neutralise les scénarios. Quand il fait beau, on voit les meilleurs joueurs. Et puis, au moins, on ne peut pas avoir d’excuses. L’essentiel, c’est qu’on va jouer sur un superbe terrain, dans un magnifique stade, avec une bonne ambiance et le soleil.

Le Stade Vélodrome rempli, ça rend la finale différente ?

Complètement. L’an dernier, il n’y avait que 5 000 spectateurs à cause du Covid-19. Ça n'avait rien à voir. Là, ça va être une vraie finale. L’an dernier, on a souffert dans un stade vide et c’était horrible. Maintenant on passe à autre chose. À Marseille, ça va être une journée importante pour le club. La Champions Cup mérite un stade comme celui-là de 65 000 places.

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