Top 14 - La Rochelle a des chevaux à lâcher face au Racing 92

Par Vincent Bissonnet
  • Brice Dulin, arrière de La Rochelle
    Brice Dulin, arrière de La Rochelle Icon Sport - Icon Sport
Publié le Mis à jour
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Les Maritimes se sont rassurés et relancés avec deux précieux et courts succès à domicile face à Bayonne et Bordeaux-Bègles. Pour la suite, il leur reste à passer un cap dans leur exécution offensive. Peut-être dès dimanche dans le cadre privilégié de La Paris-Défense Arena...

Pour continuer à performer, même les grandes équipes doivent se renouveler. Cet été, les Rochelais avaient ouvert la voie à une évolution de leur rugby. "Nous n'avons pas à tout révolutionner parce que ça marche (…) mais on regarde le jeu millimétré de l’équipe d'Irlande et du Leinster, elles le répètent à la perfection, avait avancé Sébastien Boboul sur ce site. Le but, c’est de tendre vers ça et d’être capable de sortir aussi de toutes ces structures et ce de jeu un peu désorganisé quand c’est permis, d’essayer d'être difficile à lire sur un terrain et d'utiliser toutes les formes possibles." 

Grégory Alldritt s'est exprimé en marge de la présentation du plan stratégique de la LNR pour la période 2023-2027. Le numéro 8 rochelais a notamment tempéré les envies de Coupe du monde des clubs...

L'entretien complet > https://t.co/HvAdUzKZUU pic.twitter.com/j1tFF8bVrx

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) November 20, 2023

Brice Dulin, aussi, avait posé l’enjeu : "Quand on parle de cycles pour les équipes, il est crucial de se renouveler pour ne pas se reposer sur ses acquis. L’équipe va adapter son jeu sur certains secteurs. Il faut être capable d’alterner la capacité de maîtrise et de maintien de l’adversaire chez lui et l’exploitation des ballons disponibles et des espaces. Nous devons avoir une ou deux cordes supplémentaires à notre arc pour que l’on devienne plus dur à lire."

La Rochelle voulait, devait montrer qu’elle était bien plus qu’un pack redoutable. Après sept journées de Top 14, tout le travail entrepris du côté de l’Apivia Parc depuis des mois ne s’est pas encore concrétisé sur le terrain. Les intentions sont là pourtant : les Maritimes sont numéros 1 dans la possession (57,4 %) et l’occupation (54,6 %). Pour l’heure, l’exécution et la concrétisation ne sont pas à la hauteur. Toutes les statistiques confirment l’impression visuelle d’un collectif encore en rodage, en prise de repères : 15 essais (9e), 101 plaquages cassés (12e), 32 off-loads (11e), 25 franchissements (9e)...

L’essai de Seuteni en guise de déclic ?

Ce rendement offensif en deçà des attentes s’explique aisément par tout un tas de facteurs : en l’absence des Mondialistes, l’équipe a manqué de repères et n’a pu compter sur un pack aussi dominateur que par le passé (avec 80 % en touche, notamment) ; si les internationaux sont de retour depuis deux semaines, ils doivent physiquement et collectivement retrouver toutes leurs sensations avant d’espérer donner leur pleine mesure. À cet égard, l’essai décisif de UJ Seuteni face à l’UBB, dimanche dernier, sur un mouvement de trois-quarts bien amené est de nature à susciter l’optimisme : la montée en puissance paraît amorcée, comme l’espérait Rémi Tales après le succès étriqué face à Bayonne, sous la pluie, comme trop souvent cette saison. "Ça fait trois matchs de suite que l’on a droit à des conditions difficiles qui ne permettent pas de mettre du rythme, avait regretté le technicien. On ne prend pas énormément de plaisir depuis quelques matchs et on n’en donne pas non plus."

À la peine durant presque une heure, la Rochelle a subitement changé de visage.

Le changement de charnière, avec les entrées de Reus et Iribaren, a changé le match pour permettre aux Maritimes de s'imposer 25-21 face à l'UBB ce dimanche soir.

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Avec deux succès d’affilée à domicile et la réintégration progressive des internationaux, le Stade rochelais s’est rassuré et va pouvoir commencer à se libérer. Quoi de mieux pour poursuivre cette dynamique qu’une rencontre dans le cadre privilégié de La Paris-Défense Arena ? Sur le terrain d’un Racing 92 en verve, les troupes de Ronan O’Gara auront une pression du résultat moindre et un contexte favorable pour se lâcher offensivement, retrouver de la précision dans le geste et déployer le rugby esquissé sur tableau noir. La saison passée, la confrontation avait donné lieu à un festival offensif (39-36)…

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Les commentaires (1)
style17000 Il y a 3 mois Le 23/11/2023 à 07:18

Rien n'est gagné d'avance à l' Arena, le R92 est une équipe toujours très difficile à jouer !
Mais on va pouvoir aussi constater réellement les progrès rochelais, car là pas de conditions climatiques déplorables et pas de ballon glissant.
Car en fait, même si La Rochelle ne gagne pas, c'est sur le contenu de son jeu, qu'elle sera jugée!