Midi Olympique

L’antisèche : Toulouse, au bout du contre

L’antisèche : Toulouse, au bout du contre

Le 12/09/2021 à 23:37Mis à jour Le 12/09/2021 à 23:39

TOP 14 - Pas vraiment dans le coup en première période, les Stadistes ont capitalisé sur les actes manqués toulonnais pour prendre le large en fin de première période, avant de maintenir tranquillement la tête sous l’eau des Varois lors du deuxième acte pour dépasser les 40 points.

Le match : Toulon plombé par ses propres erreurs

C’est peu dire que les Toulousains ne semblaient pas bien entrés dans le match, pour leurs grandes retrouvailles avec leur public. Imprécis ballon en main, molassons en défense et même inhabituellement maladroits à l’image de François Cros ou Matthis Lebel, les hommes d’Ugo Mola semblaient même partis pour un match au petit trop, au point que même sa majesté Antoine Dupont se révéla coupable d’attentisme sur une touche déviée. Le truc ? Il est que lors de cette première mi-temps, les Varois se sont sabordés par une litanie d’actes manqués. On veut parler d’abord de ces deux énormes occasions d’essai (4e, 6e) gâchées par des en-avant (dont une énorme mésentente entre Hériteau et Du Preez au soutien de Parisse) qui ne rapportèrent que trois points, ce carton jaune pour un coude en avant du talonneur Sosene-Feagaï immédiatement sanctionné par un essai en force de Tolofua, et surtout de ces deux autres ballons perdus par le demi de mêlée Danglot, qui en plus d’annihiler d’énormes occasions d’essai, furent sanctionnés 80 mètres plus loin par des réalisations en contre de Ramos puis Holmes sur lesquels Carbonel se révéla impuissant en poursuite. À 20-3 à la pause, le match était plié, et la deuxième mi-temps pratiquement anecdotique.

Top 14 - La déception de Louis Carbonel (Toulon).

Top 14 - La déception de Louis Carbonel (Toulon).Midi Olympique

Le tournant : Et Wainiqolo repiqua à l’intérieur

On jouait la 24e minute et, si Toulon résistait encore au Stade toulousain, on commençait à se désespérer de voir à l’ouvre Jiuta Wainiqolo, qui honorait sa première titularisation avec le RCT. On ne perdait rien pour attendre : sur son premier ballon de contre-attaque, le champion olympique fidjien transperçait avec une facilité déconcertante le premier rideau toulousain, avant d placer une accélération désarmante. Le hic ? Il est que face au troisième rideau stadiste composé de Ramos et Ntamack, le spécialiste du 7 eut le mauvais réflexe, en repiquant vers l’intérieur plutôt que de ressortir sur l’extérieur pour y trouver du soutien. La moitié du mal était déjà faite, puisque Wainoqolo était déjà revenu dans le trafic défensif toulousain. C’est alors que le Fidjien commit sa deuxième (petite) erreur, en lâchant une passe après contact qui n’eut pour effet que de mettre son demi de mêlée sous pression. Le pressing toulousain fit le reste, qui poussa Danglot à l’erreur au moment de servir Cordin. Une perte de balle poussée en dribbling par Thomas Ramos puis conclue comme à la parade 80 mètres plus loin, qui permit au Stade de faire le trou au tableau d’affichage.

L’action : Ntamack-Lebel, diagonale de fou

On n’a probablement pas assez insisté, la semaine dernière, pour souligner à quel point l’essai inscrit en première main par Romain Ntamack à La Rochelle après 60 mètres de course relevait de l’exploit. Il faut ainsi croire que le héros était fatigué puisque, sur la même animation offensive à la 48e, le demi d’ouverture du XV de France ne se donna pas la peine d’attaquer lui-même l’intervalle. Tout juste se contenta-t-il de lever la tête puis d’alerter d’une merveille de passe au pied son ailier Matthis Lebel qui, bien décalé sur son aile, ne manqua pas cette fois l’occasion d’ouvrir son compteur d’essais de la saison. Cela s’appelle jouer juste et, en la matière, il n’y a probablement pas beaucoup mieux au monde que la charnière actuelle du Stade toulousain...

L’homme : Ramos dans le 1000

Certes, le buteur toulousain a manqué quelques coups de pied en début de match, et a même récolté un carton jaune en toute fin de match pour un plaquage sans ballon sur Danglot. Toutefois, alors qu’on aurait encore pu souligner l’abattage d’un Arnold, la puissance d’un Tolofua ou la classe d’un Ntamack, c’est bien l’arrière du Stade qu’il convient de mettre en avant. D’abord parce que c’est lui qui, d’un maître contre de 80 mètres, réussit à remettre son équipe sur les bons rails après une première demi-heure compliquée. Mais surtout parce qu’en ce 12 septembre, Thomas Ramos a franchi la barre des 1000 points inscrits toutes compétitions confondues sous le maillot toulousain. Le genre de détail qu’il convenait de ne pas laisser passer inaperçu.

Top 14 - Anthony Jelonch (Toulouse).

Top 14 - Anthony Jelonch (Toulouse).Midi Olympique

La question :

Entré à la 47e à la place d’Alban Placines, celui qui porta les galons de capitaine du XV de France lors de la dernière tournée en Australie n’a pas disputé ce dimanche la partie la plus difficile de sa carrière. Pour autant, Anthony Jelonch n’a pas commis de folie, au contraire. Positionné au poste de troisième ligne aile, l’ancien Castrais s’est contenté d’assurer de bons soutiens en attaque et quelques bons plaquages, se signalant surtout en touche et même au travers d’un bon rush le long de la touche au soutien de Tolofua. Toutefois, le reste du temps, Jelonch donna plutôt logiquement l’impression de chercher ses repères au sein du collectif toulousain. Ce qui ne devrait, évidemment, aller qu’en s’améliorant… Qu’en pensez-vous ?

Jelonch a t-il réussi sa première avec Toulouse ?

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