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Elissalde : "On peut faire quelque chose de grand à Montpellier"

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TOP 14 - Débarqué en début de semaine au MHR, l'ancien entraîneur du XV de France évoque ses ambitions. Sans détour.

Rugbyrama : Avez-vous de l'appréhension avec ce nouveau challenge montpélliérain ?

Jean-Baptiste Elissalde : Bien sûr que je suis un peu tendu. Déjà, la rencontre avec l'humain, avec les joueurs, le président. Comment me perçoivent-ils ? Comment me percevaient-ils quand je jouais à Toulouse ? Ensuite, ce que j'ai appris avec mon passage à Toulouse, c'est de toujours échanger, ne pas être fermé. Il y a de nombreux joueurs avec énormément d’expérience, je pense donc que s'ils ont envie de construire quelque chose avec nous, ça se passera bien.

Est-ce Xavier Garbajosa qui vous a contacté ?

J-B. E. : Avec Xavier, on échange depuis 2002. On échangeait déjà des ballons quand on jouait. Ensuite, on a échangé nos états d'âme quand on entraînait, lui à La Rochelle et moi à Toulouse. Puis on échangeait beaucoup de bêtises aussi, quand on se croisait parce qu'on est potes. Donc, oui, on parlait de rugby depuis longtemps. Cette fois, au début, il me parlait de l'année prochaine. Je lui avais dit que je ne savais pas trop, je sortais d'une Coupe du Monde intense. Finalement, avec l'appel du terrain, je lui ai dit oui sans grande hésitation.

Dans votre discours, on sent que Montpellier rime avec Xavier Garbajosa. Est-ce votre amitié avec lui qui vous a fait venir ici ?

J-B. E. : Il y a l'amitié, oui, mais je pense aussi qu'il y a ici du potentiel au niveau du rugby. Surtout, en terme d'amélioration et connaissant les projets de Xavier, si on travaille bien et qu'on prend le temps de bien faire les choses, on peut faire quelque chose de grand. Alors oui, ça va prendre du temps, mais on va le faire.

Quelles seront vos prérogatives ?

J-B. E. : Xavier devrait répondre à cette question. Dans un premier temps je vais être à son soutien et au soutien du staff déjà présent. La chance que tu as quand tu es un peu à l’extérieur, c'est que tu n'as pas la pression du résultat. J'ai pu regarder des matchs (de Montpellier) et je dirai au staff les quelques points d'amélioration.

Lesquels ?

J-B. E. : Je trouve qu'ils sont en très bonne voie avec le ballon, mais le rugby que veut produire Xavier demande beaucoup de temps pour se mettre en place. Je serai peut être plus porté sur le jeu sans ballon, au départ, ou dans la façon dont on va s'en séparer.

Auriez-vous aimé poursuivre l'aventure avec Fabien Galthié, en équipe de France ?

J-B. E. : Le fait que Fabien ait hésité à me conserver, alors qu'il avait déjà fait son staff, c'est que j'avais répondu à ses attentes. On en a discuté à demi-mot, du rôle que je pouvais avoir mais je sentais que c'était rajouter du monde à du monde. L'équipe de France, quand vous êtes jeune, que vous n'avez pas les joueurs sous la main, vous ne vous entraînez pas bien. Ça facilite les défaites car les autres équipes sont mieux préparées que vous. Ça devaient alors compliqué. J'avais vraiment le manque du terrain, cette envie de transmettre au jour le jour. Fabien m'aurait proposé une place dans le staff du XV de France, j'y aurai sincèrement réfléchi à deux fois. Ça ne s'est pas fait, ce n'est pas grave. Et ça arrangeait tout le monde.

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