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Spring, le double message d'une titularisation

Spring, le double message d'une titularisation

Le 07/07/2022 à 12:59Mis à jour

TEST MATCH - La titularisation du jeune arrière du Racing 92 récompensant en premier lieu "la qualité de ses entraînements", difficile de ne pas voir dans sa promotion un message au reste du groupe aussi bien qu’à Melvyn Jaminet, à qui un immense challenge s’avère désormais proposé.

Comme l’avait laissé entendre l'entraînement de mardi ouvert à la presse, l'arrière du Racing 92 Max Spring effectuera bel et bien ses débuts internationaux, samedi à Tokyo (7h50 heure française) pour le second test face au Japon. Une belle récompense pour ce joueur qui a clairement tapé dans l’oeil du staff des Bleus, eu égard à sa tonitruante fin de saison en club mais aussi au vu de sa superbe performance avec les Barbarians Britanniques face à l’Angleterre. "On dit souvent de nos joueurs qu’ils sont "entrés dans le vestiaire" lorsqu’ils gagnent leur place. Max Spring est entré dans notre vestiaire, il est allé se chercher son maillot. Il y a bien sûr eu ce match avec les Barbarians, mais aussi ses performances lors des entraînements."

Un message évidemment très fort vis-à-vis des "joueurs qui ont travaillé pendant quatre semaines et n’auront pas la chance de porter le maillot du XV de France", renvoyés entre les lignes à des comportements plus convaincants lors des sessions, le manager Raphaël Ibanez ayant également annoncé en préambule « que si les matchs demeuraient un juge de paix, c’est aussi le cas des entraînements et des attitudes qu’on y manifeste.

Un écueil qu’a sur éviter Max Spring donc, malgré une première semaine de rassemblement impactée par le covid, qui a toutefois su se montrer assez déterminé et convaincant pour servir de bon exemple en prenant la place de Melvyn Jaminet.

Choix stratégique, mais pas que...

Melvyn Jaminet ? Parlons-en, tiens ! Alors que celui-ci faisait partie avec Damian Penaud des seuls seuls joueurs « premium » emmenés au Japon et le seul en mesure de réaliser la passe de 10 visée ce samedi par les Tricolores, l’arrière catalan a perdu sa place au plus mauvais moment qui soit.

Petite piqûre vis-à-vis d’un joueur au rendement moins fort qu’à ses débuts, simple ajustement stratégique, ou véritable bouleversement dans la hiérarchie ? On pencherait pour l’heure, à dire vrai, sur la deuxième option, tant il est vrai que face à un adversaire du profil des Japonais, confier le rôle d’arrière à un joueur "au profil à la Brice Dulin" (dixit Laurent Labit) semble relever d’une certaine logique, au vu de la propension des Japonais à ne jamais engager de parties de ping-pong rugby et de contre-attaquer tous les potentiels missiles de Jaminet.

Reste que, depuis le début du mandat de Fabien Galthié, aucun arrière n’a réussi à retrouver sa place de titulaire après l’avoir perdue, ainsi qu’en témoignent les jurisprudences Bouthier ou Dulin. Jaminet peut-il craindre pareil sort, du haut de son statut de buteur numéro un des Bleus et de ses 164 points marqués en 12 sélections (soit 13,66 points de moyenne) ? La balle est, en premier lieu, aussi bien dans le camp de Spring que de celui de Maxime Lucu, préposé aux tirs au but face au Japon. Mais surtout dans celui du futur Toulousain, qui devra désormais digérer au mieux son transfert au Stade et sa concurrence avec un certain Thomas Ramos s’il souhaite revenir dans la peau d’un incontournable. Sacré challenge...

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