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Super Rugby - Les Crusaders étrillent les Lions

Les Crusaders étrillent les Lions

Le 04/08/2018 à 11:18Mis à jour Le 08/08/2018 à 08:59

SUPER RUGBY - Au terme d'une finale de Super Rugby largement dominée par les Néo-Zélandais, les partenaires de Kieran Read s'imposent 37 à 18 et remportent leur 9ème titre. Emmenés une nouvelle fois par un Mo'unga étincelant, et une deuxième ligne omniprésente, les rouges et noirs se succèdent à eux même, au grand désespoir des Lions, vaincus pour la troisième fois consécutive en finale.

La logique a été respectée et le champion est resté champion. Favoris de cette finale de Super Rugby, remake de celle de la saison dernière, les Crusaders étaient tout simplement trop forts pour les Lions (37-18). Emmenés par un chef d’orchestre impérial en la personne de Richie Mo’unga, les hommes de Christchurch ont mis la main sur le match tout en ayant une possession de balle relativement faible. Menés 20-6 à la pause, avec deux essais de Tamanivalu (20e) et Havili (34e), les Lions ont tenté de redresser la barre après la pause…en vain. La marche était trop haute face à cette mécanique de précision et d’efficacité, qui remporte le neuvième titre de son histoire.

Quinzième victoire d’affilée pour les Crusaders

L’esprit de revanche des Lions s’est heurté à la dure réalité du terrain. Ces intouchables Crusaders ont été à la hauteur de ce qu’ils ont montré toute la saison et n’ont laissé que peu d’espoirs aux partenaires de Franco Mostert. La clé de leur succès ? Un triptyque implacable composé d’une défense infranchissable, d’une conquête redoutable et d’un maestro au sommet de son art. La défense, pour avoir su verrouiller dans un premier quart d’heure où ils n’ont pas vu le ballon, plaquant à tour de bras dans leurs 22 mètres.

Crusaders v Lions - 2018 Super Rugby Finale

Crusaders v Lions - 2018 Super Rugby FinaleIcon Sport

La conquête, que ce soit la mêlée, la touche et surtout la guerre des rucks, remportée allègrement, avec, à la pointe du combat, le capitaine Sam Whitelock. De quoi briser les ardeurs adverses. Le maestro, enfin, Richie Mo’unga, qui a éclaboussé cette finale de son talent en même temps que son homologue d’en face, Elton Jantjies, sombrait dans ses mauvais choix. Passeur décisif et inspiré sur le premier essai de Tamanivalu (20e), à l’origine du deuxième d’Havili, captant avec autorité une chandelle peu inspirée de… Jantjies, auteur d’un 100% au pied…Bref, une copie quasi-parfaite rendue par l’ouvreur neo-zélandais.

Maudits Lions

On l’a dit, les Lions ont eu le ballon, mais ils n’ont pas vraiment su quoi en faire. Mis à part une fois, où Todd s’est oublié sur un plaquage sur Brink, qui a filé à l’essai (53e) et relancé un brin de suspense, ils n’ont pas pu enfoncer le mur rouge. Certes, les Crusaders se sont souvent mis à la faute (14 pénalités concédées).

Cela leur a valu un carton jaune à l’encontre de Ryan Crotty (67e) et un essai dans la foulée de Malcolm Marx, son douzième de la saison, mais finalement pas grand-chose d’autre, eux qui se sont permis le luxe d’inscrire un quatrième essai, à quatorze, par le méritant Scott Barrett (70e). Le dernier coup d’épée des Crusaders sur des Lions blessés dans leur âme autant que dans leur chair. Il leur faudra en effet beaucoup de force mentale pour se relever après ce troisième échec d’affilée en finale du Super Rugby.

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