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Béziers, le pari de la jeunesse

Béziers, le pari de la jeunesse
Par Rugbyrama

Le 31/07/2019 à 16:59Mis à jour Le 01/08/2019 à 11:58

PRO D2 - Huitièmes l’an passé, les Biterrois, longtemps imbattables dans leur antre et qualifiables une majeure partie de la saison, ont raté les barrages à cause d’une fin de saison mal maîtrisée. Et d’un ultime match raté à Bourg-en-Bresse. Frustrant ! Revanchards, ils veulent avant tout retrouver le plaisir de développer un jeu offensif cette saison et restent prudents sur leurs ambitions.

Si vous avez perdu de vue l’ASBH durant vos vacances, deux choses vont vous surprendre à votre retour. La première ? Vous ne vous rendrez désormais plus à la Méditerranée, mais au stade Raoul Barrière, rebaptisé en l’honneur de la légende du rugby biterrois disparue en début d’année. Un bel hommage. Second changement, beaucoup plus surprenant, le logo du club a évolué. Il intègre un sponsor local. La marque Angelotti apparaît en effet désormais juste au-dessus de la traditionnelle griffe biterroise et des initiales de l’équipe.

Un naming (celui du stade n’étant pas possible), proposé par les dirigeants héraultais, qui rapportera au club un million d’euros sur six ans. Une manière de faire face aux difficultés financières rencontrées en fin de saison... "Nous pouvons comprendre qu’une partie de nos supporters ne soient pas tous d’accord avec cette démarche, mais cela représente une manne financière non négligeable pour le club. Je rappelle que le nom du club ne change pas, nous nous appelons toujours ASBH et que seul notre logo associé à notre identité visuelle sera différente", expliquait Pierre-Olivier Valaize dans un communiqué.

Le co-président fait la référence à la levée de bouclier de nombreux supporters qui avaient d’abord compris fin juin, après une communication hasardeuse, que le nom du club allait changer. Ils avaient aussi demandé quelques jours auparavant, le départ des dirigeants au travers d’une pétition en ligne…

Staff modifié et effectif chamboulé

Agité en coulisse, l’été l’a aussi été sur le plan sportif. Suite au départ tardif de l’entraîneur des avants David Gérard, à Lyon, l’organisation du staff a été modifiée en interne. David Aucagne est devenu manager (il intervient aussi sur la défense) et deux visages connus du groupe ont pris du galon. Le coach de la mêlée Gabriel Bocca prend désormais en charge les avants (aidé en touche par les capitaines de l’alignement, Best, Marie et Tuineau), et le team manager Sébastien Logerot devient responsable des trois-quarts.

"Ils nous ont bien expliqués les responsabilités de chacun. L’organisation est claire. Ils essayent d’échanger beaucoup tous les trois, afin d’avoir un partage d’expériences constructif. Nous sommes tous à l’écoute et les joueurs d’expérience tentent de leur donner leurs ressentis pour essayer de faire avancer tout ça", explique le deuxième ligne Mathias Marie.

L’effectif héraultais a lui été chamboulé. Treize joueurs sont partis, dont des membres importants de l’équipe comme Suchier, Puletua, Wardi, Hoarau et consort et seulement six professionnels sont arrivés. Avec comme tête d’affiche, le dix grenoblois Adrien Latorre et l’ailier biarrot Uwa Tawalo. Deux jolis coups. Et quatre paris, réalisés sur des joueurs expérimentés à la relance (Bisman et Williams) et des jeunes à fort potentiel (Arroyo et Saldadze). Pour le reste, Béziers a misé sur onze espoirs, à l’instar des William Van Bost, Alvar Gimeno et Thomas Zénon, qui pourraient se révéler cette saison.

Les cadres restent fidèles

Un choix risqué, forcé ou voulu ? "Un peu les deux", note David Aucagne : "On a la volonté d’utiliser nos jeunes au maximum pour qu’ils s’améliorent encore plus. Et, avec un budget qui va stagner ou diminuer, on s’est aussi dit qu’il fallait miser sur eux pour avancer. Car nous avons un vivier intéressant dans la région et un bon centre de formation."

Une jeunesse qui sera encadrée par des joueurs aguerris, fidèles au club. Malgré de nombreuses pertes, l’ASBH a tout de même conservé son ossature. Le capitaine Best est resté, à l’image des soldats Barrère, Pinto Ferrer, Fernandes, Marie, Desroche ou Viiga. Et des éléments essentiels derrière, comme Porical, Veau ou Bérard, ainsi que des jeunes talentueux (Wilkins, Douglas, Dreuille, Samaran…)

Un mélange intergénérationnel, qui pourrait devenir une force selon Mathias Marie : "Ce groupe est plein de dynamisme, avec énormément d’émulation entre nous. On a beaucoup de jeunes qui sont venus avec nous cet été et c’était impressionnant de voir leur niveau de préparation. Pratiquement aucun n’était hors de forme. Du coup, ça a tiré le groupe vers le haut et obligé tout le monde à se mettre au boulot pour avoir un squad homogène."

Premier test face à l’USC vendredi

Au niveau du jeu, la continuité sera prônée chez les avants, quasi irréprochables l’an passé même si Gabriel Bocca voudra apporter : "plus de précision dans les détails." La plus grande évolution est attendue dans un jeu de trois-quart amené à être plus tourné vers le mouvement. Et les ambitions se veulent-elles plus mesurées que l’an passé, où les dirigeants héraultais avaient certainement visé trop haut, trop tôt : "Le leitmotiv cette année sera de retrouver du plaisir à se faire des passes et à bien jouer ensemble. Ce qu’on avait un peu perdu l’année dernière. On devra trouver plus de liant entre les avants et les trois-quarts. Pour les objectifs ? On va s’en fixer entre nous et ne rien annoncer. Il faut rester humbles", note le flanker Jean-Baptiste Barrère.

Ambitieux et prudents à la fois, les Biterrois savent qu’ils débuteront le championnat le 22 août prochain à Perpignan, dans la peau d’un outsider. Alors d’ici-là, ils ne veulent pas perdre de temps. Et se fixent des objectifs à atteindre dès vendredi face à Carcassonne, à Agde (19h, stade Michel Millet), lors de leur premier match amical. David Aucagne conclut : "Je veux avant tout que les mecs travaillent sur l’état d’esprit. J’espère voir une équipe qui s’accroche et montre des ressources mentales. Ce sera aussi l’occasion de faire une revue d’effectif, car nous avons plein de jeunes qui doivent s’exprimer."

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