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Le XV des casseurs de plaquages by La Grande Mêlée

Le XV des casseurs de plaquages by La Grande Mêlée
Par Rugbyrama

Le 04/08/2021 à 16:21Mis à jour

LA GRANDE MELÉE - Tuisova, Moala, Matsushima... Après le XV des plus pénalisés, place désormais au XV des meilleurs casseurs de plaquages de la saison de Top 14.

Peni Ravai (Clermont) - 33 plaquages cassés

Peni Ravai, pilier mobile, polyvalent, qui, grâce à sa technique surprenante, est capable d'esquiver les plaquages à la manière d'un ailier. En 24 rencontres toutes compétitions confondues, le fidjien de 31 ans a inscrit trois essais et a notamment démontrer qu'il avait plus d'une corde à son arc.

Gaëtan Barlot (Castres) - 32 plaquages cassés

À seulement 24 ans, le talonneur s'est révélé cet été lors de la tournée en Australie avec les Bleus, certes, mais aussi et surtout dans son club du Castres olympique. Pour sa première année dans l'élite (arrivé en provenance de Colomiers), Barlot a su rapidement s'emparer de la place de titulaire indiscutable. Sur la saison 2020-2021, il cumule 21 titularisations, pour quatre essais marqués. Très mobile lui aussi, le natif de Clermont-Ferrand est un talonneur très moderne, qui aime porter le ballon, participer au jeu de son équipe, effectuer les bonnes passes autour de lui, pour avancer et prendre des risques. L'avenir semble radieux pour ce joueur prometteur.

Demba Bamba (Lyon) - 27 plaquages cassés

L'enfant de Saint-Denis a toutes les qualités pour devenir un grand joueur. Outre son ascension ô combien fulgurante, Demba Bamba c'est, lui aussi, un pilier moderne, actif, aux qualités physiques impressionnantes et qui affectionne porter le ballon sur plusieurs mètres. Cette saison, une fois de plus, le LOU a pu compter sur son champion du monde des moins de 20 ans, malgré des blessures à des répétitions : 14 matchs, 13 titularisations, 2 essais et... 27 plaquages cassés ! Superbe saison de Demba Bamba qui ne cesse de monter en puissance.

Emmanuel Meafou (Toulouse) - 34 plaquages cassés

On a tendance à comparer le deuxième ligne toulousain à Will Skelton. Toutes proportions gardées, la ressemblance est là. Les deux évoluent au même poste, avec le maillot floqué du 5, sont Australiens, font la même taille (2,03 m) et disposent d’un gabarit impressionnant, dont le total sur la balance peut avoisiner les 140 kilos. Pour sa première saison pleine dans l’Hexagone, Emmanuel Meafou a donc mis à profit son profil de titan pour, bien souvent, emporter quelques défenseurs adverses dans son élan. Assurément l’une des terreurs de notre championnat.

Top 14 - Emmanuel Meafou (Stade toulousain) suite à son essai contre la Section paloise.

Top 14 - Emmanuel Meafou (Stade toulousain) suite à son essai contre la Section paloise.Icon Sport

B. Palu (Racing 92), R. Pieterse (Castres), W. Skelton (La Rochelle) - 15 plaquages cassés

Après Meafou, on retrouve trois joueurs à égalité. Le Racingman Boris Palu, polyvalent, endurant et habile balle en main, qui a pu s’extirper d’une quinzaine de plaquages grâce à des courses dans le bon tempo. Ensuite, le Sud-Africain Ryno Pieterse, "seulement" huit titularisations en Top 14 avec le CO, mais dont la solidité à l’impact a occasionné quelques dégâts. Et enfin, le surpuissant Will Skelton (lire plus haut), qu’on n’a donc plus besoin de vous présenter.

Kevin Gourdon (La Rochelle) - 42 plaquages cassés

Décidément, Kevin Gourdon est inoxydable. Titulaire quasi-indiscutable au Stade rochelais (hormis lors de la demi-finale européenne où il débute sur le banc, il a été titulaire lors de chaque grande échéance N.D.L.R.), le flanker a fait valoir ses qualités habituelles. Athlétique et dynamique, Gourdon a su faire des différences dans une équipe qui ne manquait pas de facteurs X (Rhule, Botia, Skelton, Bourgarit, Alldritt…).

Selevasio Tolofua (Toulouse) - 42 plaquages cassés

Chaque année, le successeur annoncé de Jerome Kaino gratte un peu plus de temps de jeu. Cette saison, il a ainsi cumulé 20 feuilles de matchs en Top 14. Ce fut pour lui l’occasion de mettre à profit son physique de déménageur (1,86 m, 116 kg). Car Selevasio Tolofua, c’est un peu l’homme qui ne recule jamais. Toujours prompt à s’arracher pour grappiller le moindre centimètre, le cadet de Christopher a envoyé valdinguer bon nombre de ses adversaires. Un golgoth de 24 ans qui sera fort utile au champion de France en titre et à l’équipe nationale dans les années à venir.

Peceli Yato (Clermont) - 41 plaquages cassés

Le Fidjien est une force de la nature. Pas étonnant, donc, de le voir figurer dans ce XV. Sur l’aile de la troisième ligne, en numéro 8 ou même en deuxième latte, Yato fait le bonheur de l’ASM depuis maintenant quelques saisons. Ultra dominante, la terreur des Îles n’a en plus "que" 28 ans. Les Jaunards ont encore le temps de profiter du joueur international (20 sélections), toujours engagé jusqu’en 2023.

Top 14 - Peceli Yato (ASM), le fer de lance fidjien.

Top 14 - Peceli Yato (ASM), le fer de lance fidjien.Icon Sport

Antoine Dupont (Toulouse) - 55 plaquages cassés

On n’avait pas trop d’inquiétudes pour les statistiques d’Antoine Dupont dans ce domaine. Sans surprise, le phénomène du Stade toulousain est resté fidèle à lui-même. En bon demi de mêlée dynamiteur qu’il est, l’ancien Castrais a continué à faire les bordures des rucks, à la recherche du moindre trou de souris dans lequel s’engouffrer. Fort sur ses courts appuis, vif et incisif, le "Ministre de l’Intérieur" en a mystifié plus d’un (55 plaquages cassés), et siège tout en haut du classement au poste de numéro 9.

Matthieu Jalibert (Bordeaux) - 61 plaquages cassés

Il est sans conteste l’un des joueurs de la saison. À 22 ans, le Bordelais a d’ailleurs - semble-t-il - rabattu les cartes dans la hiérarchie des ouvreurs en équipe de France, alors que l’on imaginait Romain Ntamack avoir une longueur d’avance. C’est bien simple : la fougue, la gestuelle et l’aisance technique de Jalibert en font un animateur hors pair. Sous les couleurs de l’UBB, le natif de Saint-Germain-en-Laye a ainsi fait des étincelles. D’autant que, en plus de sa capacité à bien alterner, Jalibert a fait preuve d’une facilité déconcertante en ce qui concerne "le cassage de ligne". Pourtant, avec d’autres ouvreurs de talent tels qu’Antoine Hastoy ou Louis Carbonel, la concurrence était rude dans ce domaine. Or, avec 61 plaquages cassés, c’est bien Jalibert qui s’impose.

Josua Tuisova (Lyon) - 109 plaquages cassés

Au sein d’une équipe ayant globalement déçu cette saison, le surpuissant Fidjien a surnagé. Dans son style caractéristique, l’ancien Toulonnais a fait des dégâts dans presque toutes les défenses du Top 14. En plus de finir au rang de meilleur marqueur d’essais du championnat (14 réalisations en 18 matchs joués), Tuisova trône également tout en haut du classement des casseurs de plaquages. Avec 109 joueurs effacés, il a fait vivre un calvaire à ses adversaires, alliant sa vitesse et son explosivité balle en main à un physique de déménageur (1,81m ; 113 kg). Pour sûr, il n’a pas fini de faire des ravages.

Pita Ahki (Toulouse) - 60 plaquages cassés

Le trois-quarts centre néo-zélandais a parfois été managé la saison dernière. Et pour cause, son entraîneur Ugo Mola souhaitait à tout prix le préserver en vue des grandes échéances. Les performances du Kiwi lui ont finalement donné raison. Brillant quasiment de bout en bout, Ahki a usé de sa large panoplie technique pour faire briller ses partenaires. Et parfois, c’est en illuminant la scène à lui tout seul, comme un grand, qu’il a su mettre son équipe dans le sens de la marche. En témoignent ces 60 plaquages cassés en 20 matchs de Top 14. Décidément ultra complet…

Top 14 - Pita Ahki a échappé à 60 plaquages la saison dernière.

Top 14 - Pita Ahki a échappé à 60 plaquages la saison dernière.Icon Sport

George Moala (Clermont) - 77 plaquages cassés

Ces derniers mois, le Clermontois a une nouvelle fois justifié son statut de centre perce-muraille. Souvent utilisé comme destructeur de lignes par les Jaunards, Moala a bien fait son boulot. Au point d’être considéré comme le meilleur trois-quarts auvergnat de la saison. À l’image de son essai tout en explosivité contre le futur champion de France toulousain en septembre 2020, le All Black n’a eu de cesse de mettre de son équipe dans l’avancée (77 plaquages cassés). Un fer de lance comme on les aime.

Kotaro Matsushima (Clermont) - 72 plaquages cassés

Avec Moala au centre, puis Matsushima à l’aile ou en 15, la ligne d’arrières clermontoise avait de quoi fait peur en phase offensive. Et comme son compère George, le Japonais n’a pas failli à son devoir. On serait d’ailleurs même tenté de dire que ce dernier est parvenu à compenser ses sérieux errements défensifs par son apport ballon en mains. Avec ses appuis électriques, Kotaro Matsushima a mis dans le vent bon nombre de ses vis-à-vis. Un sérieux atout pour déstabiliser les défenses

Donovan Taofifenua (Racing 92) - 65 plaquages cassés

Du côté des Hauts-de-Seine, Donovan Taofifenua a été l’une des révélations de 2020/2021 (24 apparitions toutes compétitions confondues). Cet énième membre de la "famille Taofifenua" a montré que chez les "Tao", on n’avance pas uniquement à grands coups d’épaules, comme le font notamment ses cousins Sébastien, Romain et Filimo. Non, Donavan fait parler la vitesse et les appuis. La preuve ? L’ailier du Racing 92 était déjà présent dans notre XV des meilleurs franchisseurs (28 percées). Et il figure donc également parmi les meilleurs casseurs de plaquages (65 plaquages effacés). Autant dire que malgré ses 22 ans, Donovan Taofifenua a bien réussi sa rentrée dans la cour des grands.

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