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Lagisquet : "C’est une joie énorme, depuis mon arrivée au Portugal, je travaillais pour ce but-là !"

Lagisquet : "C’est une joie énorme, depuis mon arrivée au Portugal, je travaillais pour ce but-là !"

Le 22/11/2022 à 18:04Mis à jour

COUPE DU MONDE - Le Portugal s’est qualifié pour la Coupe du Monde grâce au match nul (16-16) obtenu à la dernière minute sur une pénalité de Samuel Marquès face aux Etats-Unis. Le sélectionneur français des "Loups" nous a fait partager son allégresse après la rencontre.

Quel final pour ce match décisif, n’est-ce pas ?

Je connaissais la règle, mais aujourd’hui, nous n’avons pas joué pour le match nul évidemment. Mais c’est vrai, contre le Kenya, j’avais demandé aux joueurs de prendre le point de bonus, puis de marquer le maximum de points pour, peut-être, s’imposer au bénéfice de la différence de points, chaque chose en son temps. Bien sûr, cette qualification, c’est une joie énorme. Depuis mon arrivée au Portugal, je travaillais pour ce but-là.

Quels sont les moments du passé récent qui ont forgé cette qualification ?

Je pense à une tournée que nous avions faite au Brésil et au Chili, j’avais pu organiser ma semaine de travail au même rythme que celle d’une équipe professionnelle. Je voulais tester mes joueurs, et ils ont digéré, assimilé cette façon de travailler. Ce n’était pas facile pour des amateurs, mais je leur ai expliqué que ce n’était qu’en travaillant comme ça qu’on pouvait y arriver et que ce n’était que comme ça qu’on pourrait faire venir des joueurs du championnat français pour qu’ils se sentent concernés, avec un projet qui tenait la route. J’ai dit aux joueurs portugais que dorénavant, on s’entraînerait ainsi à chaque rassemblement, et ils l’ont accepté. Nous avons aussi joué des matchs décisifs cet été contre l’Italie, l’Argentine XV et la Georgie. Ils nous ont bien préparé au rendez-vous décisif de Dubai, dans le jeu d’avants et en mêlée notamment. Mais je pense que cette équipe peut encore faire mieux.

Sur la rencontre, vous égalisez par une pénalité de dernière minute de Samuel Marquès. Mais en termes de rugby pur, on vous a sentis supérieurs, avec un bel essai de trois quarts à votre actif conclu par Storti...

Oui, nous avons marqué un bel essai, mais de cette rencontre, je retiens le travail de nos avants, hormis un flottement sur la touche qui aurait pu coûter cher. Mais je suis très fier de ce que nous avons montré sur les mêlées et la défense sur les mauls. Mais c’est vrai, mes joueurs ont cette capacité à marquer des essais sur des attaques. Regardez notre dernière offensive, lancée dans nos 22 pour investir le camp adverse et obtenir une dernière pénalité tentable, elle témoigne d’un vrai talent pour le jeu en première main, un régal en termes de timing et de qualité de passes, ce qui n’était pas facile car le ballon était glissant ce soir.

Vous aviez évoqué récemment, un certain travail avec vos joueurs sur les fins de matchs tendues. Quand votre équipe a obtenu une pénalité à la 78e à cinq mètres de la ligne, pour revenir dans le match, y avez-vous pensé ?

Non, pas vraiment. A ce moment-là, je me dis juste que nous sommes encore dans le match, et que nous avons encore une chance. J’ai vu mes joueurs tenter une attaque en première main et réussir à investir le camp adverse, ils m’ont montré qu’ils avaient cette capacité à se transcender dans les moments de pression. Vous savez, il y a des choses qui dépendent des capacités des joueurs et qui ne viennent pas forcément du travail du staff. Il faut garder de l’humilité dans ces moments-là.

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