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Cette fois c’est la bonne pour Toulon ?

Cette fois c’est la bonne pour Toulon ?

Le 26/05/2022 à 18:27Mis à jour

CHALLENGE CUP - Si Toulon a dominé la scène européenne entre 2013 et 2015, le club frappé du muguet n’est jamais parvenu à remporter le Challenge européen malgré trois finales jouées. Vendredi contre Lyon, le RCT compte bien mettre fin à cette malédiction.

Toulon parviendra-t-il à inscrire son nom au palmarès du dernier trophée qui lui manque encore ? La dynamique est en tout cas du côté varois. Les coéquipiers de Charles Ollivon restent en effet sur six victoires de rang en championnat, une victoire maîtrisée contre les solides Saracens en demi-finale de Challenge et ont dominé à deux reprises cette saison Lyon, leur adversaire du soir. Malgré cette situation, le talonneur Christopher Tolofua se méfie : "Si on pense que, parce qu’on a gagné deux fois contre eux cette saison, on va gagner, on se trompe. Ils ont un gros effectif avec des joueurs à forts en caractère. Ce sera un gros match, intense des deux côtés. Il devrait y avoir beaucoup d’émotions aussi et ce sera un match très tendu".

Les Toulonnais sont donc prévenus. Surtout qu’un excès de confiance leur a trop souvent joué des tours dans cette compétition. À trois reprises, ils ont atteint la finale sans décrocher le précieux sésame. En 2010 d’abord, ils jouaient déjà une finale au Vélodrome et malgré un Jonny Wilkinson à la manœuvre, ils ont craqué dans le deuxième acte pour s’incliner contre les Cardiff Blues (21-28). Deux ans plus tard, le groupe qui sera l’année suivante sacrée en Champions Cup, est battu à Twickenham par Biarritz grâce à sept pénalités de Dimitri Yachvili.

Le groupe actuel a aussi connu la frustration en 2020 après une défaite contre Bristol dans l’enceinte d’Aix-en-Provence qui sonnait creux à cause de la pandémie. Cette défaite a d’ailleurs marqué ce groupe dont douze joueurs présents à Aix fouleront la pelouse du Vélodrome vendredi soir. "J’espère que l’on va gagner parce que c’était une énorme frustration pour l’équipe d’avoir perdu la finale de Challenge européen, confirme Tolofua qui n’était pas dans le groupe il y deux ans mais qui sera bien titulaire contre Lyon. C’était un match qui était à notre porté. Nous sommes tous très revanchards parce que la moitié de l’effectif a participé à ce match-là".

Une finale de plus à jouer

"Nous avions beaucoup appris de cette finale. Dès le coup d’envoi nous avons été surpris. L’entame de match et notre stratégie n’avaient pas été la bonne. Mais entre nous, nous en avons très peu parlé. On ne l’a pas zappé mais on n’en a pas fait un focus particulier. On espère que l’on verra demain que cette finale perdue nous a servi. C’est une autre histoire avec un autre groupe", ajoutait Charles Ollivon en conférence de presse jeudi.

Le manager toulonnais, Franck Azéma qui a remporté la compétition en 2019 avec Clermont, n’a pas non plus utilisé ce levier pour motiver son groupe : "Je ne pense pas qu’on est perdu de l’énergie là-dessus cette semaine. S’ils avaient besoin d’en parler, ils l’ont fait entre eux. Il faut vivre le moment présent et se souvenir de notre parcours. Bien sûr il faut apprendre de ces moments-là et c’est certainement une expérience douloureuse qui apporte toujours. Après, Toulon a une grosse histoire avec un gros palmarès en Coupe d’Europe et en Top 14, donc il faudra aussi s’appuyer sur ce qui est positif et ce qui a permis d’inscrire ce club dans l’histoire".

Si les Toulonnais ont récupéré cette semaine après un enchaînement de matches jamais vu depuis cinq mois, le groupe a l’impression d’avoir multiplié des finales chaque semaine. Mal partis au classement après un début de saison raté, ils sont aujourd’hui aux portes du top 6 après une remontée folle. Mais pour cela, ils ont surtout enchaîné les victoires avec la pression d’être éliminé chaque week-end. "Toutes les dernières semaines, on a enchaîné des finales pour arriver aujourd’hui proche du top 6. On a cette finale à jouer mais, c’étaient des finales toutes les semaines donc nous sommes prêts pour le match de demain. On va se concentrer sur les fondamentaux", a expliqué Eben Etzebeth en conférence de presse. Est-ce que ce sera suffisant ? Réponse vendredi à 21 heures.

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