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Bouthier : "J'ai très envie de retrouver ma place chez les Bleus"

Bouthier : "J'ai très envie de retrouver ma place chez les Bleus"

Le 08/04/2021 à 18:46

CHALLENGE CUP - L'international français est de retour chez les Cistes pour aborder le sprint final. Avant la réception ce samedi des italiens du Benetton Rugby ce samedi en Challenge Cup, Anthony Bouthier évoque son changement de situation chez les Bleus, la concurrence avec Brice Dulin et son désir de sauver le MHR d'une fâcheuse posture.

On constate un net regain de forme du club depuis quelques semaines, le MHR a t'il évacué ses vieux démons ?

Anthony Bouthier : C'est vrai que l'équipe n'a jamais lâché malgré l'actuelle mauvaise saison. Nous avions perdu tellement de matchs sur les dernières minutes malgré le travail effectué durant la semaine. J'y vois une forme de récompense actuellement, notamment face à Clermont et Toulouse. Face à Glasgow, des détails à peaufiner résident bien sûr, mais on veille à ce que dorénavant, le groupe aille de l'avant quelle que soit la compétition disputée.

Être fixé au poste d'arrière avec ses caractéristiques vous correspond mieux qu'un poste de demi d'ouverture si spécifique ?

AB : Bien sûr, c'est deux postes si différents dans l'approche. Je me sens mieux à l'arrière, en terme d'automatismes et de libertés. En 10, vous devez endosser des responsabilités, prendre le tir aux buts. Il est très important aussi d'avoir la possibilité d'enchaîner régulièrement pour acquérir de l'expérience et performer. Quand vous jouez à l'ouverture, vous êtes plutôt exposé et quand ça tourne pas très bien c'est pas évident. Après je ne suis pas réfractaire à changer de poste, il y a quelques similitudes comme la vision du jeu et on doit être disponible si le besoin se fait sentir.

Montpellier n'aura pas été épargné cette saison entre les blessures, un calendrier chamboulé par l'épidémie, l'éviction de Xavier Garbajosa ?

AB : On souhaite vraiment avancer ! Il y a eu pas mal de bouleversements effectivement et cela peut amener quelques perturbations. Le Covid nous a touché à plusieurs reprises, les séances d'entraînements parfois tronquées. Du coup, on enchaîne beaucoup de rencontres à la suite, mais on a tellement galéré cette saison qu'aujourd'hui quand cela nous sourit, on en profite. On va tenter d'enclencher une dynamique et d'être surtout réguliers sur la fin de la saison.

Quels sont vos rapports avec Philippe Saint-André ?

AB : On échange très souvent, un groupe de leaders a été élaboré dans ce sens pour discuter de tout. C'est pareil avec Olivier Azam et Jean-Baptiste Éllisalde. C'est hyper important de communiquer sur le plan de jeu et d'apporter des retouches selon l'opposition du week-end. Avec Philippe, on se focalise exclusivement sur le MHR, on n'évoque très peu l'équipe de France et je trouve ça complètement normal. Je suis très bien ici et nous avons encore du travail à accomplir.

" Aller à la coupe du Monde en 2023 avec les Bleus"

Pour revenir aux Bleus, avez-vous eu un échange avec Fabien Galthié ou Laurent Labit depuis le dernier match face à l'Écosse ?

AB : Ce fut rapide puisqu'à la fin du tournoi, nous sommes tous repartis le lendemain matin. Tout le monde devait rentrer au plus vite avec cette semaine décalée à cause du Covid et qui n'était pas prévue. Donc il n'y pas eu de véritable entretien avec le staff de l'équipe de France. Après on se fixe forcément des objectifs personnels, d'être présent dans ce groupe pour vivre une belle aventure en 2023 à la maison. Les compétitions sont longues et intenses, on va chercher chacun à être incontournable à nos postes respectifs pour avoir une chance d'être appelé à chaque convocation.

Vous étiez l'homme providentiel en 2020 avec l'équipe de France, seulement remplaçant sans la moindre minute de jeu sur le dernier tournoi, comment avez-vous géré cette situation ?

AB : C'est sûr que j'aurais préféré jouer tout court comme chaque compétiteur que nous sommes. Mais j'ai vu aussi que Brice Dulin effectuait de belles prestations à l'arrière, et je m'entends très bien avec lui donc ça passait plus facilement ! Après je ne vais pas vous cacher que j'ai très envie de retrouver la place que j'avais. Mais je suis franchement déjà très heureux d'être sélectionné dans ce groupe. Je n'ai peut-être pas joué mais combien aurait aimé être à ma place ? Je m'entraîne avec les meilleurs joueurs français, ça m'apporte énormément y compris quand je retourne en club par la suite.

La concurrence avec Brice Dulin s'annonce féroce ?

AB : La concurrence est vraiment saine, naturelle des deux côtés. On se donne des conseils, celui qui démarre doit être le plus performant possible. Comme je l'ai dit on s'entend très bien aussi en dehors du terrain, du coup on focalise sur le collectif plutôt que sur la prestation individuelle. Le choix des entraîneurs, il faut le respecter et Brice comme moi savons faire la part des choses. Brice est un excellent joueur, qui possède un vécu donc j'apprends à ses côtés et je prends tout cela pour que l'équipe de France soit gagnante.

" La priorité reste le maintien pour le MHR"

L'actualité, c'est la prochaine réception du Benetton Rugby ce samedi, une opportunité à saisir ?

AB : On s'est fixés comme objectif d'aller le plus loin possible en Challenge Cup. Si on se maintient en Top14, on sauverait notre saison. Si on va au bout, on se souviendrait plus facilement d'un joli parcours dans cette compétition voire d'un trophée que de cette saison très compliquée. Je crois que c'est surtout l'occasion de mettre dans de bonnes conditions le rugby qu'on souhaite pratiquer car la priorité c'est encore le maintien au MHR. On va rencontrer cette formation italienne, composée de nombreux internationaux. On les respecte énormément, nous sommes dans une phase finale et on devra être irréprochables sur tous les aspects.

En signant à Montpellier, jouer le bas du tableau n'était pas forcément dans vos espérances ?

AB : Quand je suis arrivé au MHR, le club jouait les premiers rôles, toujours placé dans les six premières places en championnat. C'est le sport, c'est ainsi ! Vous avez beau avoir une belle équipe sur le papier, ce ne sera pas forcément un gage de réussite. C'est comme ça au rugby, le terrain parle toujours. Cette situation n'est pas évidente pour Montpellier, mais je crois que ce que nous sommes en train de vivre nous fera évoluer à l'avenir et cela doit nous permettre de progresser ensemble pour éviter certaines erreurs.

Du coup si les Cistes restent en Top14, vous pourriez fouler éventuellement la pelouse de la Rabine la saison prochaine ?

AB : Autant vous dire que ça serait génial, la Rabine est un stade exceptionnel et je serais ravi si Vannes accédait dans l'élite. Je repense à tous les souvenirs que j'ai vécu là-bas, mais ça me ferait bizarre d'évoluer dans cette enceinte avec un autre maillot ! Je suis le parcours du RCV bien sûr, le plaisir qu'il procure avec un jeu offensif intéressant. Je ne suis pas surpris par leurs comportements et leurs résultats, le staff bosse bien, dans l'ordre comme il se doit. Vannes tout comme Montpellier d'ailleurs, possèdent un gros calendrier pour la suite, on verra bien ce qu'il se passera pour les deux clubs d'ici là.

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