Écosse - France - 61% de joueurs nés à l'étranger : comment l'Écosse a réussi à combler son déficit de talents

Publié le
Partager :

L'Écosse reçoit le XV de France ce samedi à Murrayfield (15h15), lors de la deuxième journée du Tournoi des 6 Nations. Un duel dans lequel ressort une statistique : quatorze des vingt-trois joueurs couchés sur la feuille de match pour le XV du Chardon sont nés en dehors des frontières écossaises. 

Cette année, l'Écosse nourrit de grands espoirs lors du Tournoi des 6 Nations. En pleine confiance après une victoire inaugurale face au pays de Galles la semaine dernière, le XV du Chardon s'apprête à recevoir la France ce samedi à Murrayfield. Pour défier les Bleus justement, Gregor Townend peut s'appuyer sur plusieurs joueurs de grands talents, capables de faire basculer les matchs. Il est d'ailleurs souvent question de la vitesse de Duhan van der Merwe, de la puissance de Sione Tuipulotu ou de l'importance de Pierre Schoeman lorsqu'on évoque cette équipe écossaise. Ces joueurs en questions représentent d'ailleurs un axe de leur sélection : la réussite de la naturalisation sportive de beaucoup des joueurs écossais. 

En 2018, les Bleus de Jacques Brunel connaissent un épisode houleux en Écosse. Entre la défaite marquant 330 jours sans victoire et les affaires nocturnes et extra-sportives qui entourent cette virée écossaise, récit d’un week-end pour le moins turbulenthttps://t.co/OstKYxUQLZ

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) February 9, 2024

C'est bien simple, quatorze des vingt-trois joueurs présents sur la feuille de match contre le XV de France ce samedi sont nés hors des frontières écossaises, soit 61% des joueurs. Dans son groupe annoncé au début du Tournoi, l'Écosse possédait très largement le taux le plus haut de joueurs nés à l'étranger (52%), devant l'Italie (23%), l'Irlande (21%), l'Angleterre (13%), le pays de Galles (12%) et la France (11%). Si cette statistique peut étonner - voire choquer - elle traduit une vraie pauvreté dans la formation écossaise, qui a du mal à faire exploser ses talents. Un constat symbolisé par le fait que le natif d'Edimbourg Rory Darge est le seul joueur de moins de 25 ans titulaire face aux Bleus ce samedi. Sur le banc, Cameron Redpath, Ewan Ashman, Andy Christie et Ben Healy ont aussi moins de 25 ans mais ils sont tous nés en dehors de l'Écosse. 

Une formation en berne

Cette décroissance des jeunes talents écossais a de quoi faire peur mais elle est donc compensée par une politique de naturalisation sportive au sein de la sélection. Si cela concerne des joueurs qui évoluent depuis un certain moment dans les provinces écossaises et qui n'ont aucune sélection sous une autre bannière, le XV du Chardon profite aussi des règles d'éligibilité en vigueur pour attirer des éléments en devançant d'autres pays. Le demi de mêlée Ben White a par exemple été international U20 avec l'Angleterre avant de choisir l'Écosse, tout comme Cameron Redpath, Sam Skinner et Andy Christie. Ben Healy a lui porté le maillot des U20 irlandais, Sione Tuipulotu des U20 australiens alors que Jack Dempsey a carrément été international avec les Wallabies. 

C'est donc forte de toute cette mixité, qui forme au final une équipe plus que douée, que l'Écosse s'avance face à la France cette année lors du Tournoi des 6 Nations. Conquérant, ce XV du Chardon pourrait frapper un grand coup et s'affirmer comme un véritable prétendant au titre en cas de victoire...

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (8)
ALEX92 Il y a 20 jours Le 10/02/2024 à 13:35

L'Ecosse est sous perfusion

DanylAuvergnat Il y a 21 jours Le 10/02/2024 à 12:54

C'est l'hopital qui se fout de la charité PTDR. Ils s'emmerdent chez Midol ????

Puntadelteno1970 Il y a 21 jours Le 10/02/2024 à 12:47

On va vers une internationalisation des sélections. En réalité, c'est l'attractivité d'une sélection nationale qui attire les joueurs les plus talentueux issus du monde entier. L'argent est bien sur pas neutre non plus. Avec cette dérive voulue, il est impossible de voir le rugby sortir des nations majeurs. Le rugby se concentre sur quelques nations (une dizaine) et dans le reste de la planète le rugby n'a aucun chance de se développer. Cette "consanguinité" organisée par des règles "World Rugby" n'est pas bonne pour l'internationalisation du rugby et son développement. Ce n'est plus un pays qui gagne un titre c'est la sélection d'un pays et cela change radicalement l'intérêt même d'une compétition des nations...