Pro D2 - "Nous avons vu un rugby qui correspond au travail fourni", estime Simon Mannix (Biarritz)

  • Simon Mannix, entraîneur en chef de Biarritz.
    Simon Mannix, entraîneur en chef de Biarritz. Pablo Ordas
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Vainqueur de son premier match avec le BO face à Valence Romans (38-13), l’entraîneur en chef de Biarritz, Simon Mannix, a apprécié la prestation collective de ses joueurs qui, selon lui, ont fait "un bon pas vers l’avant".

Simon, vous étiez dos à dos à la mi-temps (10-10). Qu’a-t-il fallu corriger à la pause ?

Je garde surtout en tête que nous avons été menés 0-10. Quand tu prends dix points au score, en ayant perdu sept matchs de suite, on se pose des questions. Déjà, il y a une énorme satisfaction de revenir à 10-10. Je suis très déçu que nous n’ayons pas marqué l’essai après la réception du coup d’envoi, lorsqu’on joue le ballon à la main et qu’on remonte 95 mètres, avant d’être pénalisés à deux mètres de la ligne. Notre stratégie était très moyenne sur les vingt premières minutes par rapport aux sorties de camp. Nous étions faibles. Nous avons réglé ça, nous avons parlé avec les joueurs pour qu’ils reprennent confiance. On leur a dit que ça allait le faire en jouant les ballons, en les gardant ou en les déplaçant. Le neuf et le dix ont bien appliqué ces consignes à partir de la vingtième minute. Nous avons déjà été dos à dos à la pause à Provence (7-7, N.D.L.R.) et nous avions pris des essais de suite à la reprise. Là, on a dit aux joueurs que les quinze premières minutes de la seconde période allaient être décisives. Nous leur avons demandé beaucoup de discipline et nous avons dit de jouer les ballons. C’est ce qu’ils ont fait, ils ont marqué des essais et nous avons vu un rugby qui correspond au travail fourni ces derniers temps.

Sur ce match, avez-vous le tableau de ce qu’il reste à travailler, puisque les vingt premières minutes ont été fébriles et la suite bien meilleure ?

C’est exactement ça. On sait que la confiance est très fragile pour nous tous, que l’on soit vieux ou jeune athlète. On ne maîtrise pas toujours. Là, le groupe va prendre confiance par rapport aux choses qu’il a faites. Par contre, il faut aussi prendre en compte les choses qui ont été mal faites, car ça peut vite basculer dans l’autre sens. Ce soir, nous sommes contents. Il ne faut pas cacher ça, après sept matchs sans victoire. La victoire avec la manière, c’est très positif pour le groupe. Mais il reste treize matchs à faire et on sait ce qui nous attend vendredi prochain. Il faut profiter, ce soir, de ce moment et revenir au boulot pour préparer de la meilleure des manières le prochain match.

Les Biarrots ont pris le bonus offensif et se sont relancés.
Les Biarrots ont pris le bonus offensif et se sont relancés. Pablo Ordas

La manière est-elle aussi importante que le résultat, ce soir ?

Le travail a été fourni bien avant que je n’arrive. Je voulais juste amener un peu de sens dans ce travail. Je vois l’investissement. C’est facile de parler de la ligne de trois-quarts, car elle a touché beaucoup de ballons, mais j’ai vu une implication très importante des Anglo-Saxons ce soir. Ils sont performants. Les joueurs prennent plus de responsabilités et ça correspond à une performance un peu meilleure.

Adrian Motoc disait que tout le monde sait que le BO a de bons joueurs, mais qu’il fallait devenir une équipe. Est-ce une chose que vous voyez sur ces dernières semaines de travail ?

J’ai vu des très bons joueurs, avec des qualités techniques ou athlétiques très intéressantes en arrivant. Par contre, quand je parle de sens, il s’agit d’une idée pratiquée par quinze joueurs. Là, nous étions en train de voir ça, ce soir. Ce n’était pas chaque joueur qui essayait de sauver le truc. Tant mieux. C’est un bon pas vers l’avant ce soir. Tout le monde en a besoin.

Le plus dur démarre-t-il maintenant ?

Oui. Nous sommes loin d’être arrivés ! Nous avons gagné un match. J’ai démarré dans le dur, je suis toujours dans le dur. Il faut être très exigeant et pointu dans ce que l’on fait, tout en continuant de bien bosser. Il faut essayer de garder le sourire.

Y a-t-il du soulagement, ce soir ?

Oh, oui. Je ne parle que pour moi. Je suis content. Je n’avais gagné aucun match ici, je passais vraiment pour un con. "Simon Mannix est nul, il n’a pas encore gagné." Là, ça va…

A lire aussi : Biarritz - Valence-Romans : le résumé de la victoire bonifiée du BO lors de la 17ème journée de Pro D2

Vous étiez spectateur face à Béziers, il y a un mois. Sentez-vous que les joueurs se lâchent un peu plus ?

Contre Béziers, le BO aurait pu faire match nul, mais avait fait le choix d’essayer de gagner. À Aix, nous étions capables de gagner. À Nevers, aussi. Contre Brive, non. Sur cinq matchs, il y en a quatre où on a créé le truc, mais il fallait être beaucoup plus précis dans le momentum. [...] Ce soir, tout le monde était aligné sur le terrain, chacun a travaillé pour l’autre. Quatorze mecs ont bossé dur pour que le quinzième marque. Je leur demande beaucoup et ils y croient. Tout ça vient d’eux. Je ne suis là que pour donner un peu plus de sens dans ce qu’on fait.

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Les commentaires (1)
Philippe64 Il y a 1 mois Le 20/01/2024 à 12:24

maintenant, il faut gagner à Dax avec le bonus offensif, c'est faisable