XV de France / Top 14 - Maxime Lucu, Antoine Dupont, Bernard Laporte… Ils vont animer le rugby français en 2024

Par Loïc Bessière
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2023, sa Coupe du monde en France, le retour de Toulouse au sommet et le doublé européen de La Rochelle, c’est terminé. Place à une nouvelle année, et voici quelques personnalités qui devraient faire parler d’elles dans le rugby hexagonal en 2024.

  • Maxime Lucu

Le demi de mêlée va vivre une année assurément charnière dans sa carrière. Premièrement, en club. L’ancien du BO va devoir être le gestionnaire d'une ligne de trois-quarts bordelaise devenue irrésistible. Dont on note le retour en grâce de Yoram Moefana, l’émergence de Nicolas Depoortere et l’arrivée d’un Damian Penaud qui marche sur l’eau, et sur ses adversaires, surtout. Il devra gérer ce beau monde qui veut toucher du ballon et un paquet d’avant pas toujours souverain, pour amener l’UBB plus loin qu’en demi-finale, stade où les Girondins ont perdu ces trois dernières saisons…

Mais si 2024 sera une année clé dans la carrière de Maxime Lucu, c’est aussi par le rôle qu’il pourrait être amené à avoir en équipe de France. Avec l’absence d’Antoine Dupont préssenti aux JO, il pourrait devenir le numéro un chez les Bleus, bénéficiant de ses automatismes avec Matthieu Jalibert à la charnière, d’une expérience plus importante que ses deux principaux concurrents Baptiste Couilloud et Nolann Le Garrec et de sa très bonne forme, à l’image de sa prestation XXL au Michelin. Il a l’occasion de faire taire ses détracteurs qui voient en lui un joueur trop gestionnaire.

  • Antoine Dupont

Quand les acteurs du rugby tricolore sont évoqués, le Toulousain n’est jamais bien loin, et c’est normal. Le demi de mêlée devra défendre le Brennus acquis l’an dernier et ramener l’Investec Champions Cup sur le Capitole, place que la coupe a délaissée pour rallier le Vieux-Port de La Rochelle depuis deux ans. Excitant, mais tout ceci est bien classique pour lui... Alors Toto Dupont a décidé de pimenter sa vie en se mettant au rugby à sept, avec l’objectif des JO en France. Forcément, les espérances seront grandes. Voir les Bleus terminer leur olympiade sans une médaille autour du cou, malgré l’apport de l’ancien Auscitain, serait une déception…

  • Bernard Laporte

En regardant Montpellier s’incliner à Lyon dans un match que les Languedociens auraient pu (dû ?) remporter, l’ancien entraîneur de Toulon a sûrement été heureux de voir 2023 s’achever. Place à la nouvelle année. Bernard Laporte devra remettre de l’ordre au MHR pour que les Héraultais quittent cette dérangeante dernière place et continuent leur bon parcours en Challenge Cup, compétition qu’ils ont déjà remportée en 2016 et 2021. Si le club conserve sa place en Top 14, l’ancien sélectionneur des Bleus voudra sûrement bâtir un nouvel effectif. Capable de façonner un RCT galactique avec Mourad Boudjellal, il pourrait ouvrir une nouvelle ère au MHR avec les moyens importants alloués par Mohed Altrad. Et si les Cistes descendent, il aura aussi beaucoup de travail pour faire remonter le club. Mais plus le défi est important, plus l’ancien président de la FFR est motivé !

  • Léo Barré

Fabien Galthié adore les ovnis, il l’a dit et redit. Si l’après Mondial ne devrait pas entraîner un bouleversement dans l’effectif du XV de France -la majorité des joueurs étant encore jeunes-, des nouveaux venus auront forcément leurs chances. Allez, prenons les paris, Léo Barré disputera le prochain Tournoi des 6 Nations. Stabilisé à l’arrière du Stade français, le joueur formé à Versailles réalise une première partie de saison canon avec de nombreuses relances folles ou sa vitesse et sa vision du jeu font des dégâts dans les défenses adverses.

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Mais la forme du moment n’est pas le seul atout de l’ancien joueur de Massy. Le joueur de 21 ans va profiter de la place laissée provisoirement vacante par Romain Ntamack. Avec la titularisation très probable de Matthieu Jalibert à l’ouverture, comme lors de la Coupe du monde, il reste une place sur le banc pour un trois-quarts. Léo Barré offre la possibilité de couvrir les postes d’ouvreur, de centre et d’arrière. Utile sur un banc en 5-3, primordial dans un 5-2. Fabien Galthié, déjà fan des joueurs polyvalents, le sera encore plus si la fin des 42 est actée pour l’ère des 34, ce qui jouerait indéniablement en la faveur du Parisien, et desservirait Brice Dulin ou Melvyn Jaminet.

  • Posolo Tuilagi

Le maintien de l’Usap en Top 14 ne repose pas uniquement sur les épaules d’un gamin de 19 ans, aussi larges soient-elles. Mais si les Catalans gardent leur place dans l’élite, les charges de Posolo Tuilagi et son activité défensive y seront indéniablement pour quelque chose. Son gros potentiel peut lui permettre de porter le maillot du grand XV de France dans le futur. Pour l’instant, il continue tout simplement son apprentissage du monde professionnel dans son club formateur.

"C'était pas le match le plus spectaculaire de la journée ni de l'année mais pour Perpignan, c'est un bon bol d'air !"

Dans la Troisième Mi-Temps on est revenu sur la victoire catalane à Castres !#COUSAP pic.twitter.com/ERWA092hxE

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 31, 2023

Mais il devrait aussi avoir la chance d’être avec les Bleus, chez les U20. Déjà champion du monde dans cette catégorie l’été dernier, il a encore l’âge pour être éligible chez les jeunes. Avec la nouvelle génération et ceux nés en 2004 comme lui, Marko Gazzotti ou Zaccarie Affane, il tentera de remporter le Tournoi U20 puis de bisser au Mondial. Une belle année au programme après celle de 2023 où il a tout explosé !

  • Jean-Noël Spitzer

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2024 pourrait être la plus belle année de la carrière sportive du technicien officiant à Vannes. Après un excellent début de saison, ses ouailles ont calé à Colomiers dans un premier temps, puis à Grenoble, contre Provence et à Brive. Ces trois défaites consécutives ont dilapidé l’avance que les Bretons avaient prise, mais ils restent leader à la trêve. Manager du RCV depuis… 2005, nul ne doute qu’il saura trouver les mots pour remobiliser ses troupes et continuer de croire en son rêve : faire passer les Vannetais de la Fédérale 1 au Top 14 ! Dans une Pro D2 dénuée d’une équipe ultra-dominante comme cela peut arriver avec, par exemple, Oyonnax la saison dernière, ils auront leur chance à jouer. Eux qui ont été en phase finale lors des saisons 2019, 2021 et 2023. En 2024, le druide breton trouvera peut-être l’ingrédient final pour que sa potion amène les Lafage, Le Bail et compagnie dans l’élite !

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Les commentaires (1)
Alain65 Il y a 1 mois Le 01/01/2024 à 21:01

C'est très bon pour notre rugby l'émanation de joueurs de grande qualité. SUPER. Mais l'expérience prend souvent le pas sur la spontanéité non adaptée. LUCU peut apporter beaucoup avec son expérience + sa forme actuelle et faire un peu oublier Toto.