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Laporte : "Ce staff me plaît"

Laporte : "Ce staff me plaît"

Le 03/01/2018 à 16:56Mis à jour Le 03/01/2018 à 17:45

Le président de la FFR, Bernard Laporte, commente l’officialisation des adjoints de Jacques Brunel, à savoir Sébastien Bruno et Julien Bonnaire pour les avants, ainsi que Jean-Baptiste Elissalde pour les trois-quarts. Laporte se veut ambitieux et optimiste pour la collaboration avec les managers de Top 14 qui débutera le 8 janvier prochain par une réunion plénière à Marcoussis.

Rugbyrama : Pourquoi avez-vous choisi de tout bouleverser à un mois du Tournoi des 6 Nations ?

Bernard Laporte : Il ne s’agissait pas de changer un homme par un homme. Je sais pertinemment que ce n’est pas parce que Jacques Brunel est à la tête du XV de France que l’on va se mettre à battre tout le monde. Mais je souhaitais changer profondément de philosophie, de stratégie. J’ai donc donné un vrai coup de volant. 2015 et le Mondial avaient été une catastrophe mais, depuis, on n’avait toujours pas progressé. Au contraire, les Bleus avaient régressé. On ne se relevait pas. Il fallait faire quelque chose. L’audit a démontré que si tout le monde se sentait concerné par le XV de France, la communication entre le staff des Bleus et les entraîneurs de Top 14 était très mauvaise pour plein de raisons.

Quels seront les adjoints de Jacques Brunel ?

B.L. : Jacques a finalement choisi de faire confiance à des jeunes, qui possèdent un très gros vécu international et qui ont mis fin à leur carrière de joueur il n’y a pas si longtemps. Sébastien Bruno symbolise bien la nouvelle politique. Il nous est libéré pour le Tournoi, et plus si affinités, par le président Yann Roubert du Lou. Je l’en remercie. Il sera épaulé de Julien Bonnaire dont les compétences sur la touche sont reconnues par tous. Derrière, Jean-Baptiste Elissalde, qui devait prendre en mains les moins de 18 ans, va nous amener son sens du jeu. Il a déjà obtenu de vrais résultats comme entraîneur avec Toulouse. Tous trois sont jeunes, et on peut espérer qu’il soit en phase avec les jeunes du groupe France. Ils ont été adoubés par Jacques.

Seront-ils en place jusqu’en 2019 ?

B.L. : C’est ce que l’on souhaite. Mais tout est encore neuf. Lyon, par exemple, ne nous a prêté Sébastien Bruno que pour huit semaines, et il finira la saison avec le Lou après le Tournoi des 6 Nations.

Pourquoi avoir voulu que le Top 14 s’investisse au quotidien en équipe de France à travers un "pool d’entraîneurs" ?

B.L. : On ne va pas demander aux entraîneurs et managers de venir à tour de rôle sur le terrain. Ce n’est pas ça le cœur du projet. L’idée, c’est d’arriver à tisser des liens indéfectibles entre le sélectionneur et les managers pour que les infos circulent : "Ne me prends pas mon pilier gauche, il est encore trop juste. A l’inverse, mon numéro dix frappe à la porte et mérite sa chance". Sachant que le dernier mot reviendra toujours à Jacques Brunel. Mais il est important que les Azema, Mola, Galthié, Mignoni ou Collazo se sentent investis pour le XV de France.

" C’est une révolution culturelle qui est en marche."

Ils vous ont pourtant dit non pour les postes d’adjoints...

B.L. : Mais ils viendront lundi 8 janvier à la première réunion plénière de la commission de suivi des internationaux. Et c’est le point de départ. Je savais, au début, qu’il nous serait difficile de tout mettre en place pour le Tournoi. Pourtant, oui, on a renversé la table. C’est une révolution culturelle qui est en marche. Le 8, c’est le premier pas. Et on va y arriver ! Ce n’est pas une lubie de ma part, mais bel et bien un changement de politique avec en ligne de mire 2019 mais aussi 2023. Cela va perdurer.

Durant la tournée d’été en Nouvelle-Zélande, peut-on envisager de voir venir Franck Azema, Fabien Galthié ou Ugo Mola avec le staff du XV de France durant les trois semaines ?

B.L. : C’est le sens de notre démarche. Pareil, peut-être pas toute la tournée, mais seulement une partie. A Jacques Brunel de se mettre d’accord avec eux, mais l’idée me plaît. Je souhaite une véritable collaboration entre staff des Bleus et coachs du Top 14. Et vous verrez qu’au bout du compte c’est l’équipe de France qui en tirera les bénéfices. Il faut établir cette proximité entres eux. D’ailleurs, vu les retours que j’ai eus, beaucoup veulent collaborer avec nous. La très grande majorité.

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