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L'homme du match : Ollivon a fait mal à "son" Aviron

L'homme du match : Ollivon a fait mal à "son" Aviron
Par Rugbyrama

Le 04/09/2022 à 09:05Mis à jour Le 04/09/2022 à 09:09

TOP 14 - Capitaine du RC Toulon, l’international français a rayonné au sein d’un paquet d’avants qui a martyrisé, en fin de partie, ses homologues basques. De bon augure pour les Rouge et Noir… et les Bleus !

En conférence de presse, avant de retrouver l’Aviron Bayonnais, le "Grand Charles" avait dévoilé qu’il se sentait "de plus en plus Toulonnais" à l’abord de cet événement toujours particulier face aux siens. Contre à son club formateur, il a défendu le Rouge et Noir de manière fière et efficace. Rayonnant dans les airs, où il a écœuré ses opposants sur les renvois, omniprésent le ballon en main, le natif de Saint-Pée-sur-Nivelle a été le grand acteur de l’an I du duo Azéma et Mignoni.

Sur le pré, il a apporté son calme et son leadership au moment où les Rouge et Noir étaient dans les cordes (14-25, 47e). À ce stade, Toulon obtient une pénalité, largement dans les cordes de Serin, pour recoller à de surprenants Bleu et Blanc. Maxime Petitjean apporte le "tee", repoussé avec véhémence par les leaders varois dont Charles Ollivon. Sur la penaltouche, Du Preez est propulsé, après une prise de son capitaine, dans l’en-but sur un maul (19-25, 48e).

Le tournant de la partie puisque les Toulonnais ont repris confiance : "On a eu une intuition, a souligné l’intéressé. On devait le décider ou laisser partir le match. On a voulu le chercher. On a été proactifs." Une initiative validée par Mignoni : "Ça me plait. Ce sont les joueurs qui gagnent et jouent. Ça c’est du caractère. Sur le terrain, je n’aimais pas qu’on me dise ce que j’avais à faire."

"Dès ce soir, je deviens supporter de Bayonne"

Derrière ça, portés par la ferveur incandescente de Mayol, les Toulonnais ont appuyé. Et vous savez quoi ? Ollivon a encore accéléré sous les encouragements de ses supporters. A cinq mètres de la ligne d’en-but, d’une course engageante, il a pris un espace pour s’allonger de tout son long (33-25, 61e). Le match avait définitivement basculé : "On savait que ça serait dur. On a fait preuve de caractère et de solidité, a loué le flanker, plus prompt à parler du collectif. On a des errements défensifs à corriger, mais beaucoup de positif à ressortir."

Les espoirs basques étaient vains, dans une fin de match où ils n’ont pas su tenir la distance. Ils quittent Mayol avec les félicitations de l’ancien du pays : "Ils ont fait une belle première période. Ils ont un joli collectif, avec de belles individualités. Ça va être difficile de les prendre à Jean-Dauger et tant mieux ! À partir de ce soir, je suis supporter de Bayonne." Les habitués de Dauger auraient préféré qu’il le soit vingt-quatre heures plus tôt.

Par Mathias Merlo

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