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À Bordeaux, silence radio pour la première semaine post Urios

À Bordeaux, silence radio pour la première semaine post Urios
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 23/11/2022 à 14:20Mis à jour Le 23/11/2022 à 17:47

TOP 14 - L’UBB a repris l’entraînement sans Christophe Urios, la voix et l’image du club depuis trois ans. Ambiance un peu tristounette, comme la météo.

Bègles, morne plaine. Après la trêve de novembre, l’UBB a repris l’entraînement dans un climat particulièrement morose, sur le plan climatique d’abord. Le stade André-Moga était fouetté par des averses sous un ciel de suie. L’UBB a changé d’ère avec le départ de Christophe Urios, même si ses adjoints sont toujours là.

Frédéric Charrier, Julien Laïrle et Jean-Baptiste Poux animent une séance ballon en main avec un groupe scindé en deux : chasubles jaunes contre maillots bordeaux. Chacun donne de la voie dans son style. À l’époque d’Urios, les scènes étaient finalement proches, car le manager observait les débats depuis le centre du terrain, en restant le plus souvent silencieux. Ses adjoints animaient déjà la séance collective au plus près des joueurs. Le boss semblait toujours se faire une idée avec quelques pas de recul, même s’il laissait échapper une exclamation de temps à autre.

Une nouvelle tête à l'entraînement

Mardi, tous les regards étaient braqués sur les internationaux. Allaient-ils jouer samedi face à Perpignan ? Matthieu Jalibert et Ben Tameifuna (Tonga) étaient présents, les Lucu, Moeafana, Falatea étaient invisibles. Étaient-ils en vacances obligées ? Renseignement pris, non ! Ils devraient postuler pour le déplacement à Perpignan. On a senti Matthieu Jalibert particulièrement actif et particulièrement inspiré, il gratifia la poignée de supporteurs qui avaient bravé les éléments de deux ou trois accélérations dont il a le brevet. Parmi les absents, les Argentins Guido Petti (genou) et Pablo Dimcheff, le talonneur qui quelques jours auparavant, s’est rompu les ligaments d’un genou. On ne pouvait pas non plus apercevoir la crinière blonde de Thomas Jolmes, ni la silhouette de Caleb Timu, en revanche, les suiveurs ont aussi appris à se familiariser avec une nouvelle tête : l’Anglais Tom Willis, débarqué des Wasps, venu régénérer la troisième-ligne.

Matthieu Jalibert - Bordeaux-Bègles

Matthieu Jalibert - Bordeaux-BèglesIcon Sport

Mais grande différence avec l’ère Urios : la séance était destinée à se suffire à elle-même. Christophe Urios s’exprimait quasi systématiquement en début de semaine pour présenter le match du week-end, et faire un point sur les blessés. Cette fois, le message a été clair, pas de prise de parole avant le vendredi et la conférence de presse réglementaire. Christophe Urios n’a peut-être pas tout réussi au club, c’est vrai. Mais on n’oublie pas ses deux demi-finales, la saison 2019-2020 tronquée en fanfare. Et Christophe Urios était une voix, une incarnation, une forme de chaleur humaine. Ça, on ne peut pas le lui enlever.

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