Midi Olympique

Castres : une saison historique malgré tout

Castres : une saison historique malgré tout

Le 25/06/2022 à 09:47Mis à jour

TOP 14 - Leaders de la phase régulière pour la première fois de leur histoire, les Tarnais ont même disputé leur quatrième finale en neuf ans, signe d’une belle régularité à haut niveau. De quoi se satisfaire malgré tout, en dépit d’une finale manquée dans les grandes largeurs…

"Quoi qu’on en dise, cette saison demeure historique. Levez la tête, bombez le torse, et même si la fin n’est pas celle que nous espérions, soyons fier de ce que nous avons fait cette saison." Voilà, en substance, quel fut le discours du capitaine Mathieu Babillot dans l’intimité du vestiaire tarnais, une petite heure après le coup de sifflet final.

Lesquels faisaient évidemment écho à ceux du président Pierre-Yves Revol et du manager Pierre-Henry Broncan, rappelant à quel point l’exercice terminé à la première place de la phase régulière puis la victoire sur Toulouse en demie furent une joie immense, partagée par tout un peuple.

"Nous avons réussi à faire monter tout ce monde à Paris alors il ne faut surtout pas lui faire la gueule, expliquait ce dernier, comparant la ferveur du public castrais à celle d’un club de football argentin. Tous ces mecs se saignent pour nous, ils sont partis à six heures du matin et ont bouchonné quatre heures devant le stade pour nous soutenir, alors nous leur devons une belle communion."

Une finale jouée avant l’heure

Une communion prévue aux alentours de 14h30 sur la place de Soult ce samedi, où la foule tranaise s’annonce nombreuse malgré des éléments météo annoncés contraires. Pas de quoi décourager toutefois ce public admirable, capable de continuer à chanter alors que son équipe était menée 20-0, et même de continuer à participer de bonne grâce à la fête du Stade de France en dépit de la défaite des leurs.

Une équipe du CO qui aura livré une saison exemplaire, malgré une élimination aussi précoce qu’injuste en Coupe d’Europe, laquelle eut toutefois le mérite de faciliter un parcours qui ne dut toutefois plus rien à personne dans la dernière ligne droite.

La vérité ? Elle est probablement que le CO a encore du mal à se défaire de ses habits de Petit Poucet, et que les Tarnais ont probablement davantage joué leur finale à Nice contre Toulouse qu’à Saint-Denis face à Montpellier, une semaine après avoir lâché énormément d’influx pour triompher de l’ennemi héréditaire.

Ce que personne n’aura l’audace de leur reprocher sur les bords de l’Agout, quand bien même l’entame ô combien ratée de cette finale contre Montpellier risque encore de faire couler moins de salive que de bière du côté de la cité de Jaurès...

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