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Garbisi : "Pour apprendre le français ? J'ai pris douze cours d'une heure"

Garbisi : "Pour apprendre le français ? J'ai pris douze cours d'une heure"

Le 27/06/2022 à 17:53Mis à jour Le 27/06/2022 à 18:14

TOP 14 - L'ouvreur italien de Montpellier, 22 ans, revient sur la consécration vécue vendredi au Stade de France, et sur ce qui fait la force de ce groupe. Le Transalpin évoque aussi son retour imminent en sélection avec un certain Alessandro Garbisi dans le groupe italien et son intégration express au Top 14.

Que ressentez-vous après avoir soulevé le Bouclier de Brennus ?

Je suis trop heureux, c'est dur de réaliser. Les émotions sont immenses. C'est incroyable même si, par rapport à tout ce que l'on a produit depuis décembre, c'est mérité. Il y a eu ces dix matchs sans défaite, la première place que l'on a longtemps occupée... Peut-être que peu de monde nous voyait aller au bout mais nous avons toujours gardé confiance en nous. L'équipe a été forte, solidaire et soudée.

Sur cette finale, vous avez pris votre destin en mains, d'entrée de jeu... Racontez-nous.

Nous avons été tellement forts sur l'entame. Il fallait surprendre les Castrais par l'envie, dès le début : c'était ce que nous avions ambitionné. Castres a raté beaucoup de choses du fait de la pression que nous avons mise. Ensuite, nous savions qu'il ne fallait pas baisser notre garde malgré notre avance car le CO est une équipe qui ne rend jamais les armes. Nous n'avons pas joué notre meilleur rugby après la pause, pour être honnête, mais ça a suffi pour l'emporter.

Votre mental a été infaillible...

A Nice, déjà, on avait été sereins et ça nous avait amené de la confiance. Dans la semaine, il y avait à la fois de la tranquillité et beaucoup de détermination. Ça s'est vu sur le terrain. Les Castrais avaient déjà gagné, pas nous. Ils ne pouvaient pas avoir plus envie.

Vous allez désormais être attendus au tournant par vos rivaux...

Oui, on va être attendus mais je suis sûr que l'on répondra présent.

Comme votre capitaine Yacouba Camara, vous pensez donc déjà à la suite ?

Oui maintenant, il faudra défendre ce titre de la meilleure des manières. On a envie que ça dure. Chacun sait qu'il ne faudra pas lâcher et continuer à travailler dur, quand ce sera l'heure de la reprise. Gagner un titre, c'est très difficile. Il faudra mettre tout ce que l'on a.

La saison ne s'arrête pas pour vous : vous allez rejoindre l'équipe d'Italie, pour affronter la Roumanie à Bucarest, ce vendredi. Avec peut-être une première en sélection avec votre frère Alessandro...

Oui, mon petit frère a été appelé dans le groupe. Peut-être que l'on va jouer ensemble cet été. Je l'espère. Il joue à la mêlée en plus. J'ai commencé le rugby à Mogliano, à côté de Venise, à 6 ans, et il m'avait suivi. Ce serait magnifique d'être associé en sélection.

Vous avez épaté la galerie sur le terrain mais aussi en dehors par votre intégration. D'où vient votre maîtrise du français ?

Il y a un an, juste après ma signature avec Montpellier, j’ai pris douze leçons d’une heure. Quand je suis arrivé, même si je maîtrisais bien anglais, j’ai fait l’effort de ne parler que français sur les deux ou trois premiers mois et ça m’a permis de progresser.

Avec tout ça, parvenez-vous encore à suivre vos études de droit ?

Ce n’est pas simple mais j’y arrive. Au niveau chronologique, il y a un décalage : j’en suis à trois ans d'études mais je termine ma deuxième année. J’essaye de profiter du temps libre que j’ai dans la journée pour travailler. C’est important de penser à ce qu’il y aura à l’après-rugby, même si ce n’est que dans douze ou quinze ans.

Paolo Garbisi (Montpellier)

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