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Lucu : "Nous voulons aller voir là-haut ce qu’il se passe"

Lucu : "Nous voulons aller voir là-haut ce qu’il se passe"

Le 13/06/2022 à 09:21Mis à jour

TOP 14 - Le demi de mêlée de l’UBB, Maxime Lucu, a fait un match énorme au sein d’une équipe de Bordeaux-Bègles intenable notamment en seconde période (victoire 36-16). Un an après, il va se retrouver en demi-finale.

Un mot sur l’ambiance. Vous souvenez-vous d’une telle atmosphère à Chaban-Delmas ?

Non, même si nous avions déjà eu de grosses ambiances cette saison, notamment contre Toulouse. Mais à ce point, je ne me souviens pas d’un tel soutien. On se devait de répondre présent par rapport à ça, car les gens nous ont donné de la force. Je me sens énormément reconnaissant de ça, surtout après la semaine compliquée que nous avons vécu, nous étions tellement frustrés de la défaite de Perpignan. Dès la sortie du bus, j’ai ressenti cette atmosphère.

Était-ce un mal pour un bien de jouer ce barrage, même si vous vouliez finir dans le top 2 ?

Je ne sais pas, car a priori, nous avons perdu des joueurs sur blessure (Jandre Marais et Maxime Lamothe, NDLR). Nous avons donc laissé des forces dans ce barrage, mais avec la victoire, peut-être que nous avions besoin de ça pour faire le plein de confiance avant d’aller à Nice.

Vous êtes à l’origine, par une pénalité rapidement jouée, du premier essai bordelais, conclu par Santiago Cordero… Pouvez-vous nous raconter cette action de l’intérieur ?

Ce match manquait de rythme. Le Racing, quand il vient ici, impose souvent un faux rythme avec une grosse conquête et du jeu au pied d’occupation. Je voyais que nous rentrions dans ce truc-là. Et puis, paf, on obtient une pénalité, ça tombe sur moi, il y avait encore des gars qui bataillaient dans le maul et voilà, j’ai vu l’intervalle, je me suis dit : "C’est le moment". J’étais frustré de ce début de match, on mettait du temps à se mettre en touche, on se faisait contrer. Ils faisaient un peu ce qu'ils voulaient. Il fallait mettre un peu d’énergie et réveiller le stade.

Vous sortiez en plus d’une semaine difficile…

Oui, on se l’est rendue compliquée, nous n’avions pas été bons la semaine dernière. Nous nous sommes parlés entre joueurs, mais ce fut une semaine enrichissante. Le staff a bossé pour nous depuis dix-onze mois. Il fallait aller chercher nous-mêmes notre histoire et le staff nous a donné les clés. Nous étions un peu trop timides depuis quelque temps. Il fallait reprendre de la confiance.

Vous avez fait partie des joueurs qui ont pris les affaires en main, non ?

Nous aurions du prendre ce rôle depuis un moment. Nous attendons trop du staff, il fallait faire les choses différemment. C’est aux joueurs de prendre les choses en mains en fin de saison. Avec certains leaders, nous avons décidé de montrer ce qui n’allait pas, le pointer du doigt même si parfois ça blesse, chez certains. Mais il fallait le faire pour écrire notre histoire. Donner un surplus de confiance et arrêter de baisser les yeux.

Avez-vous changé avec Matthieu Jalibert et Cameron Woki ?

Oui, mais Matthieu et Cameron sont des grands garçons, ils jouent quand même en équipe de France. Ils étaient conscients de ne pas avoir fait un bon match la semaine dernière sans avoir besoin du discours du staff. Mais il n’y avait pas qu’eux, nous avons été en-dessous sur le plan collectif, moi le premier, j’étais dans le lot. Mais ces joueurs nous ont porté tout au long de la saison, même si Matthieu a vécu cinq mois de galère à cause de ses blessures. Il fallait donc les remettre en confiance. J’ai de l’admiration pour Matthieu, vous savez, il fallait se parler pour éviter qu’on se morfonde. Je lui ai dit que, moi aussi, je n’avais pas été à la hauteur. Vous savez, Matthieu, c’est quand il est en confiance qu'il peut sortir des matchs comme celui d’aujourd’hui.

Etiez-vous inquiet ce soir à la mi-temps, lorsque vous étiez menés au score ?

Non, pas trop. Nos intentions étaient bonnes, mais on n’arrivait pas à tenir le ballon, il y avait des scories, et on voyait les Racingmen fatigués, un genou à terre. On a surtout insisté sur le fait d’avoir confiance en nous. Et quand on a enchaîné les essais ensuite, c’était énorme.

Quid de Montpellier, que vous avez battu deux fois sur deux en Top 14 ?

Montpellier, c’est une grosse écurie qui a fait une bonne saison, surtout dans sa seconde partie. On sait que ce sera costaud, mais on ne va pas se servir des matchs de championnat. Nous allons essayer de garder l’état d’esprit d’aujourd’hui. En plus, la motivation sera toute trouvée pour nous, nous avions échoué en demi-finale l’an passé et nous avons envie d’aller voir ce qu’il se passe en haut. Il n’y pas de questions à se poser, ça va arriver dans six jours, ça va vite passer.

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