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Ces Rochelais sont-ils trop joueurs ? Ronan O'Gara promet des ajustements

Ces Rochelais sont-ils trop joueurs ? Ronan O'Gara promet des ajustements
Par Romain Asselin via Midi Olympique

Le 27/11/2021 à 10:01Mis à jour Le 27/11/2021 à 18:54

TOP 14 - Malgré des statistiques offensives au-dessus de la mêlée, les hommes de Ronan O’Gara ne progressent pas encore comptablement à hauteur de leur appétit de jeu. Sixième au classement le Stade rochelais doit agranger un maximum de point pour s'installer un peu plus confortablement dans ce top 6 synonyme de qualification.

Vous connaissez le refrain. Dominer n’est pas (forcément) gagner. Le Stade rochelais l’a souvent appris à ses dépens au cours du long premier bloc de la saison, conclut in extremis dans le wagon des qualifiables en phases finales. Un rapide coup d’œil aux statistiques hexagonales permet d’en prendre la mesure. Le club à la caravelle a beau être celui qui porte le plus le ballon (1 077 courses, 7 365 mètres parcourus), le possède le plus (56 %), passe le plus de temps dans les 22 mètres adverses ou encore franchit le plus (55 fois en dix journées), ses maladresses et ses imprécisions le relèguent finalement au cinquième rang des attaques les plus prolifiques du Top 14. Une envie d’envoyer du jeu mais des difficultés à concrétiser, en somme. Ajoutez à cela une plaque tournante nommée Kerr-Barlow, seul demi de mêlée de la division au-delà des 325 passes réalisées (402), La Rochelle est bien l’équipe la plus joueuse du moment.

Trop joueuse ? Ronan O’Gara répondait par l’affirmative, juste avant la trêve internationale. " Tu ne gagnes pas des points supplémentaires si tu joues du bon rugby. Il y a des joueurs intéressés de jouer, jouer, jouer mais ce n’est pas le but. Le but, c’est d’avoir la victoire à la fin du match. On joue trop pour le moment. Mais c’est bien, nuançait toutefois le manager rochelais. Je préfère avoir la capacité de réduire notre jeu que le problème de devoir le développer. " La philosophie semble claire pour la suite des évènements.

La dépossession comme solution de luxe

Faut-il s’attendre à voir le Stade rochelais - dont l’en-but reste le moins visité de France - progressivement dégainer son jeu de dépossession si efficace la saison passée ? En tout cas, les Maritimes ont de la marge, pour y tendre. Depuis le coup d’envoi de l’exercice 2021-2022, l’évolution stratégique est notable. Seul le Castres olympique utilise moins le jeu au pied que le vice-champion de France en titre, pourtant hors concours dans ce registre il y a encore quelques mois grâce à sa propension à faire reculer l’adversaire avant de l’étouffer dans son propre camp.

La seconde période de haut vol réalisée face à l’Union-Bordeaux-Bègles, avant les vacances, pourrait justement marquer un tournant, en analysant avec le recul les propos à chaud de Wiaan Liebenberg : " À la mi-temps, on s’est dit de ne pas trop jouer dans notre camp, car on s’est mis sous pression en jouant trop, en faisant trop de passes dans nos 50 mètres. C’était important de renvoyer le ballon chez eux pour leur mettre la pression et ensuite jouer le ballon si on le récupérait […] Si on arrive à être vraiment constant en respectant notre structure et les bases de notre jeu, on peut gagner plus souvent. " Or, prend soin de rappeler le flanker sud-africain, La Rochelle " est une équipe qui base son jeu sur la défense ". Tout est dit.

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