Icon Sport

Lucu : "Beaucoup de satisfactions sur ce match"

Lucu : "Beaucoup de satisfactions sur ce match"

Le 09/05/2021 à 11:57Mis à jour Le 09/05/2021 à 14:40

TOP 14 - Le demi de mêlée de l’UBB était heureux que son équipe ait su rebondir en l’emportant à Bayonne (22-47), une semaine après la défaite en demi-finale de Champions Cup.

Ce soir, a-t-on vu le vrai visage de l’UBB ?

Oui. Nous avons eu un début de semaine compliqué avec cette défaite contre Toulouse. C’est toujours dur de sortir d’une demi-finale de Champions Cup, surtout que nous avons eu l’impression de ne pas jouer notre rugby, de ne pas avoir montré notre vrai visage. Nous avions à cœur de venir à Bayonne, qui jouait sa survie en Top 14, pour montrer que Bordeaux allait être présent pour jouer la qualification. Depuis quelques semaines, nos préparations étaient tronquées. Nous avons voulu faire un bon match, nous nous sommes bien préparés en venant deux jours avant. C’est top, on a vu le caractère de l’équipe.

Vous devez être satisfait du contenu proposé, cet après-midi…

Bien sûr, on ne peut être que satisfait du contenu. Après, il y a toujours des petits détails qui vont compter dans les prochaines semaines : la discipline qui peut nous coûter cher par la suite. Il y a deux ou trois lancements et possessions en première mi-temps où on peut scorer et on se met en danger nous-mêmes. On l’a vu la semaine dernière, ces petits détails sont hyper importants. Au final, il y a beaucoup de satisfactions sur ce match, mais c’est loin d’être fini.

Le coaching et la profondeur de votre banc, c’est l’autre satisfaction ?

Oui, bien sûr. On sait qu’on a un effectif conséquent. On a beaucoup enchaîné ces derniers mois. On a récupéré un peu de monde, parce qu’on a eu énormément de blessures entre janvier et mars. Le fait d’avoir récupéré tout le monde et de pouvoir créer cette émulation, à chaque poste, nous permettent de faire des prestations comme aujourd’hui même avec quelques changements. L’émulation va nous servir jusqu’au bout. On enchaîne les matchs pendant ce mois de mai et on aura besoin de tout le monde. C’est hyper positif en ce sens.

Top 14 - UBB - Maxime Lucu lors de la conférence d'après match (UBB - Aviron Bayonnais) Crédit photo : Pablo Ordas.

Top 14 - UBB - Maxime Lucu lors de la conférence d'après match (UBB - Aviron Bayonnais) Crédit photo : Pablo Ordas.Rugbyrama

L’UBB est quatrième au classement britannique. Est-ce que cela veut dire que vous croyez toujours à un barrage à domicile ?

Chaque chose en son temps. Nous avons un énorme match la semaine prochaine contre Castres, qui revient un peu de nulle part. Avec le Stade Français, ils jouent un peu les trouble-fêtes. Après le match de Castres, on pourra parler d’autre chose si on revient avec les quatre points. Ce sera un tournant du championnat et la semaine qui arrive sera hyper importante pour le club et le groupe. Aujourd’hui, il faut garder le positif pour s’en servir la semaine prochaine. L’important, c’est d’être dans le top 6. La place, on verra plus tard.

C’était vraiment important de montrer, aujourd’hui, que Bordeaux était là, dans cette course ?

Exactement. Déjà, c’était important pour un peu laver l’affront de ce match contre Toulouse et cette déception. On voit que derrière, ça gagne. Ça ne veut pas dire qu’on sera dans le top six à la fin de l’année, mais on montre qu’on sera à la bataille avec ces huit clubs.

Êtes-vous soulagés de l’avoir montré ?

Bien sûr, car c’est une prestation dont on peut se servir. Malgré tout ce qui se dit sur le dernier mois, avec cette préparation tronquée ou ces trois semaines de Covid, avec un match dans l'agressivité face à Toulouse et un pratiquement parfait ce soir, on montre qu’on peut exister dans ce sprint final. Bordeaux est là et on s’accrochera jusqu’au bout.

Christophe Urios a dit que ces trois dernières semaines ont resserré le groupe…

Oui, on le sent. C’est le deuxième match où on part deux jours avant la rencontre. Pendant trois semaines, on ne s’est pas beaucoup vu et on s’est entraîné en petits groupes. C’est très frustrant quand les matchs importants arrivent. Partir deux ou trois jours, c’est toujours bénéfique pour créer cette émulation, et un peu cette solidarité qu’on peut montrer sur des matchs comme la semaine dernière et aujourd’hui.

Contenus sponsorisés