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De retour après six semaines d'arrêt, Vakatawa a (déjà) retrouvé la flamme

De retour après six semaines d'arrêt, Vakatawa a (déjà) retrouvé la flamme

Le 07/03/2021 à 13:20

TOP 14 - Si le Racing 92 s'est incliné au bout du suspense sur la pelouse du RCT (25-21), les Franciliens ont pu compter sur un Virimi Vakatawa des grands soirs. Revenu après un mois et demi de blessure, le centre international (28 ans, 27 sélections) a fait peser un danger constant sur la défense toulonnaise, et rappelé qu'il était un joueur à part.

De retour en club cette semaine, les différents internationaux français présents sur la pelouse de Mayol ont illuminé la rencontre de leur talent. Que ce soit par les charges de Bernard Le Roux, l'animation et le 100% face aux perches de Louis Carbonel (20 points, 7 sur 7), l'essai de Gabin Villière (14e minute) ou la vista d'un Baptiste Serin intenable samedi soir, les ouailles du «groupe France » ont apporté un vent de fraîcheur sur ce choc de costauds entre Toulon et le Racing, qui clôturait la 18e journée de Top14. Mais parmi eux, un joueur attirait encore davantage les regards, en la personne de Virimi Vakatawa. Victime d'une entorse du genou gauche, suite à un choc avec Clément Maynadier et Pablo Uberti, lors de la réception de l'UBB, et absent des compétitions depuis 23 janvier, le centre tricolore avait dû déclarer forfait pour le début du Tournoi des 6 Nations. Par conséquent, s'il a manqué l'épisode Covid-19, le centre international a surtout raté les deux premières victoires du XV de France, contre l'Italie et l'Irlande.

80 minutes pour son retour à la compétition

Et vous voulez qu'on vous dise ? Ces six semaines loin des terrains n'ont en rien perturbé le magicien du Racing 92. À Mayol, le numéro 13 francilien a enchaîné les crochets, multiplié les offloads et tout simplement créé un danger constant sur la défense toulonnaise. Ainsi, à l'heure où le collectif francilien ne parvenait à rivaliser avec une équipe varoise déterminée à ne pas enchaîner un troisième revers consécutif à Mayol, Virimi, lui, jouait décomplexé. Inébranlable au milieu du terrain où il régnait en patron, l'international tricolore a montré qu'il était déjà de retour à son meilleur niveau. Et à ceux qui se demandaient s'il était bien raisonnable de faire démarrer d'entrée un joueur qui n'avait plus évolué au plus haut-niveau depuis six semaines, Lauren Travers répondait après la rencontre : « Virimi Vakatawa a fait 80 minutes et je pense que vous l’avez vu comme moi : il est dans de bonnes dispositions. Donc on n’hésite pas à l’aligner, la preuve. » Alors, que ce soit par son essai inscrit sur son tout premier ballon (8e minute), où il se défaisait de Louis Carbonel et Duncan Paia'aua pour aller à dame, par sa capacité à créer du danger aussi bien au large qu'autour des phases arrêtées ou sa dernière demi-heure tonitruante, où il était constamment surveillé comme le lait sur le feu par deux, voire trois défenseurs toulonnais, le joueur de 28 ans a rappelé, à qui pouvait bien en douter, que même diminué par le manque de rythme lié à un mois et demi sans compétition, il demeurait ce joueur hors-norme, capable de faire basculer le destin de n'importe quelle rencontre. De bon augure pour le XV de France, à une semaine d'un choc à Twickenham ? Le retour du magicien du Racing 92 devrait en tout cas offrir d'alléchantes options au staff de Fabien Galthié.

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