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Darricarrère : "La Rochelle en a encore sous la pédale"

Darricarrère : "La Rochelle en a encore sous la pédale"

Le 23/06/2021 à 12:59Mis à jour Le 23/06/2021 à 13:23

TOP 14 – L’entraîneur des trois-quarts castrais a évolué durant une saison au Stade Toulousain. Surtout, il a débuté sa carrière de coach au Stade Rochelais entre 2007 et 2011, hissant avec Serge Milhas le club maritime en Top 14. David Darricarrère se penche sur ces deux clubs avant cette finale.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage au Stade Toulousain en tant que joueur lors de la saison 1993-1994 ?

Fantastique. Je sortais d’une belle saison avec Mont-de-Marsan et je suis arrivé à Toulouse en tant qu’étudiant en STAPS où le Stade m'a recruté. La sensation d’appartenance à un club mythique était fabuleuse. Au bout d’une saison, l’opportunité de rejoindre Castres s’est présentée à moi. Avec la grosse concurrence qu’il y avait à Toulouse, j’étais un peu frustré. Mais je ne regrette pas.

Restons sur les Haut-Garonnais. Comment les avez-vous jugés en demie contre l’UBB ?

Ce fut un match avec beaucoup d’intensité physique et une pression de tous les instants, que ce soit au bord des rucks ou en défense. Mais avec son expérience des phases finales, le Stade Toulousain a peut-être un peu souffert mais il a su mieux maîtriser les aléas et événements du match. Les Rouge et Noir ont réussi à conserver une sorte de sérénité pour savoir marquer à chaque fois qu’une occasion se présentait. Si le bateau a tangué quelques fois en deuxième mi-temps, il n’a jamais chaviré car Toulouse a su rester clinique.

Evoquons le Stade Rochelais où vous avez entraîné durant quatre saisons. Vous avez connu une montée, un titre de meilleur staff de Pro D2 et quelques beaux souvenirs avec Serge Milhas.

Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir mis le pied à l’étrier de m’avoir appris le métier. Je ne garde que des bons souvenirs de cette superbe expérience qui a été très formatrice aux côtés de cet entraîneur chevronné.

" Un beau match entre deux belles équipes"

Vincent Merling était déjà le président des Jaune et Noir.

Et le directeur général Pierre Venayre a effectué sa dernière saison de joueur à mon arrivée avant de basculer dans l’encadrement. Il avait déjà l’intelligence et le recul. Ce duo a fait grandir ce club de façon très intelligente et structurée, sans perdre son âme et en créant un engouement autour. C’est une réussite totale.

Êtes-vous surpris de voir la progression du club depuis votre passage ?

Pas du tout. Je pense même que ce club en a encore sous la pédale. Quand je suis arrivé au club en tant qu’entraîneur en 2007, j’ai voulu inscrire mon fils de 6 ans à l’école de rugby du club. Il y avait une liste d’attente ! Vous imaginez l’engouement qu’il y avait déjà pour ce club ? Je me souviens des supporters se jetant dans les tribunes (sic) derrière les poteaux une heure et demie avant le match. Aujourd’hui, s’ils avaient un stade de 25 000 places, ils le rempliraient. Cette passion fait partie de leur identité.

Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans le jeu des Maritimes ?

L’état d’esprit incontestablement. On a l’impression qu’ils ne veulent pas passer deux fois à côté après être passés très près du titre européen. Ils ne sont qu’à une marche de pouvoir écrire une page magnifique du club. On sent leur volonté et ce surplus de motivation qui font qu'ils ne lâchent rien. Ajoutez-y un gros cinq de devant, des joueurs d’expérience, quelques bons jeunes et vous êtes sur la bonne route.

Vous n’avez pas le droit de parier de par votre profession mais si vous le pouviez, vous miseriez sur Toulouse ou La Rochelle pour cette finale ?

Une finale, c’est du 50-50. Qui aura le mieux récupéré de sa demie ? Quel joueur talentueux dont les deux clubs regorgent sera le plus déterminant ? Quel fait de jeu ? Quel détail ? Je souhaite juste que ce soit un beau match entre deux belles équipes.

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