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Collazo : "Il s’est passé quelque chose pendant la semaine à l'entraînement"

Collazo : "Il s’est passé quelque chose pendant la semaine à l'entraînement"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 22/02/2021 à 17:09Mis à jour Le 22/02/2021 à 17:24

TOP 14 - Avec une équipe très remaniée et après une semaine très perturbée, les Varois se sont joliment imposés à Pau. Leur boss en ressentait une vraie fierté.

Dans quel secteur avez-vous pris le meilleur sur Pau ?

Dans une force collective, un état d’esprit. Il y a eu des commentaires sarcastiques de certains supporters quand j’ai annoncé l’équipe. Nous avions 17 joueurs en moins avec les sélectionnés, les blessés plus la Covid qui nous a frappés cette semaine. Donc nous sommes venus à Pau avec 23 joueurs, pas un de plus. Et je vois que nous l’emportons en faisant presqu’une mi-temps avec Marius Domon, 18 ans, Fred Du Plessis, 19 ans, notre troisième ligne Julien Ory qui finit au centre. Toulon, c’est des jeunes, c’est aussi des vieux comme Ma’a Nonu (38 ans) qui fait encore 80 minutes, Raphaël Lakafia et Anthony Etrillard, des mecs qui ont l’esprit club qui ont donné le meilleur. Swan Rebbadj qui donne tout alors qu’il était appelé en sélection. Toulon, ça doit ressembler à ça. J’ajoute qu’il s’est passé quelque chose pendant la semaine, à l’entraînement. Il y a eu une énergie positive grâce aux minots. Ça a stimulé tout le monde.

Dans cette rencontre, les deux mi-temps furent assez différentes, non ?

Sur la première mi-temps, on a été pris sur la vitesse, mais on manquait de repères collectifs, à cause des changements opérés dans la semaine. Mais ce qui est positif, c’est qu’au fil du match, on a réussi à solutionner tous nos problèmes, notamment grâce à une dimension collective en défense. C’est là-dessus qu’on a pris le meilleur sur Pau. Puis on a réussi à se lâcher, plus le match avançait, mieux on était. On l’a vu sur notre essai de cent mètres synonyme d’une dynamique et d’une aspiration collective qu’on n’avait pas la semaine dernière par exemple.

D’une façon générale, on vous a trouvé très performants sur les turnovers…

Un turnover, il faut que tout le monde ait envie de le jouer, sinon il y a toujours un gars qui va venir à contretemps dans le trafic. Là j’ai vu quinze gars qui se sont mis en route. On est passé de défense à attaque, tout de suite et tout le monde a été aspiré. Il y avait énormément de soutiens sur cette action. Le genre de trucs qu’on n’a pas su faire la semaine dernière, justement parce qu’on manque de repères. Ça rentre, ça sort, les semaines sont perturbées… Je n’aime pas pleurer mais quand il manque 17 mecs, il faut le dire.

C’était un match important après deux défaites à zéro point depuis le début du Tournoi…

Oui, on a cinq ou six semaines difficiles à négocier. Sept internationaux, ce n’est pas rien quand ils s’ajoutent aux blessés et aux suspendus. Je me passe quand même de quatre demis d’ouverture. Aucun club n’a une telle profondeur d’effectif qu’il puisse se passer de quatre numéros dix.

Que pensez-vous de la situation de Swan Rebbadj, mentionné comme « cas contact » du fait de son club par un communiqué de la FFR publié samedi ?

Du vent ! Si on suit ce raisonnement, il y avait trente cas contacts, et moi avec. On a fait des tests, les positifs ont été sortis. J’ai trouvé ça « naze » de communiquer comme ça à deux heures du match sur un joueur qui, qui plus est, doit partir en sélection… J’ai envie de dire : « Chacun s’occupe de ses problèmes. » Nous avons été frappés cette semaine, oui. Nous avons appliqué les recommandations de la LNR. À partir du moment, où le joueur est dans l’équipe, ça veut dire qu’on a le feu vert de la Ligue. J’ai trouvé ça aberrant et anormal de faire planer une incertitude sur un titulaire. On a été testés trois fois cette semaine. On nous a bien signifié qu’on pouvait jouer et qu’il fallait qu’on joue.

* Au moment où Patrice Collazo s’exprimait, il ne connaissait pas la dernière liste des 31 dans la quelle Swan Rebbadj ne figure finalement pas.

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