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Castres a tout à gagner

Castres a tout à gagner
Par David Bourniquel via Midi Olympique

Le 07/05/2021 à 16:13Mis à jour Le 07/05/2021 à 16:15

TOP 14 - Les Castrais retrouvent lyon, un concurrent direct dans la course à la qualification, contre qui ils avaient lancé leur fantastique remontée.

Le choc promet d’être électrique et enivrant. Vendredi soir, les Castrais accueillent Lyon avec la perspective d’entrer, en cas de succès, dans le cercle fermé des équipes qualifiables en phase finale du Top 14. Tout reste à faire et rien n’est encore fait, mais le chemin à parcourir pour toucher le rêve du doigt est quand même un peu plus court aujourd’hui qu’il y a quatre mois, au moment où les Castrais, moribonds et peu épargnés par les coups du sort, choisissaient de prendre leur destin en main et de relancer leur saison.

C’était le 2 janvier dernier et les Castrais se déplaçaient à Lyon dans leurs petits souliers, avec la treizième place accrochée au maillot et la perspective d’une saison noire qui prenait de plus en plus de corps. C’était un peu vivre ou mourir et ce soir-là, les Tarnais ont choisi de vivre. En jouant 76 minutes à 14 contre le favori lyonnais (carton rouge précoce de Yann David), les joueurs du CO réussissaient à s’imposer 15 à 14.

Un acte fondateur. Pierre-Henry Broncan analyse, lucide : "Dans le vestiaire, à Lyon, la question était de savoir si ce groupe-là allait être le premier à faire descendre le CO en Pro D2. Nous en étions là. Nous prenons ce carton rouge très précoce sur Yann David et un essai en suivant. 7-0 pour Lyon, Castres au pied du mur. Et les joueurs ont réagi."

Premier match sans pression

Depuis ? Le CO est le club le plus performant en 2021, avec neuf victoires en douze matchs, 39 points pris au compteur et la perspective, donc, d’accrocher une qualification inespérée il y a encore quelques semaines.

Les Tarnais ont aussi pu bénéficier, il est vrai, de leur élimination sur tapis vert de la Challenge cup. Touché par la Covid-19, le CO avait été mis à l’écart par l’EPCR au moment de son déplacement à Leicester en quarts de finale du deuxième échelon européen. Un mal pour un bien, puisque les hommes de Pierre-Henry Broncan ont pu gérer différemment leur calendrier, en programmant des phases de repos et de travail conséquentes.

"Nous nous sommes retrouvés avec deux fois deux semaines sans jouer (avant les matchs contre Pau et le Stade toulousain, N.D.L.R.), il a fallu nous adapter sans cesse. Mais nous avons la chance d’avoir un groupe très uni derrière des leaders et des anciens qui ne se "garent" pas et qui montrent l’exemple."

Quid de vendredi soir alors ? Le technicien tarnais reprend : "C’est le premier match que nous allons pouvoir jouer sans pression négative. Depuis notre victoire à Bayonne, je crois que l’on peut dire que le maintien est acquis. Maintenant, nous n’avons plus cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ce n’est plus exactement la même ambiance ! Nos joueurs sont prêts à livrer un gros combat et il le faudra car les Lyonnais forment une équipe redoutable. On a vu leur prestation livrée contre Clermont et on ne fait pas souffrir physiquement Clermont si on n’est pas une grande équipe. On ne joue pas encore dans la même catégorie que Lyon, mais sur un match tout est possible…" Le match aller en fut un parfait exemple…

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