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Leroux : "J'ai passé un palier"

Leroux : "J'ai passé un palier"
Par Rugbyrama

Le 29/02/2020 à 11:21Mis à jour Le 29/02/2020 à 12:26

TOP 14 - Le deuxième ligne du Stade rochelais s’attend à un gros combat samedi à Paris la Défense Arena contre un Racing qui monte en puissance depuis quelques semaines.

R.R : Rémi, le fait d’avoir gagné le match capital contre Toulon vous enlève-t-il de la pression dans un championnat où il ne faut pas faire d’erreur à la maison ?

R.L : On sait que le championnat est très serré sur les six premières places. Chaque match à la maison est capital. Ce bloc était d’autant plus important qu’on recevait des concurrents directs pour le Top 6, donc il ne fallait pas se rater. On a fait une erreur au Stade français, on ne veut pas la reproduire au Racing. La pression, je ne sais pas si c’est eux qui l’auront ou nous, mais on veut faire un résultat là-bas, ça c’est sûr.

Jouer à Paris la Défense Arena, dans un stade fermé où le synthétique accélère beaucoup le jeu est-il un avantage pour vous ?

Tout dépend de nous. Si on met de l’intensité et qu’on répond présent dans les différentes phases de jeu, on a l’opportunité de faire un truc. Des équipes comme Agen, Bayonne ont réussi à gagner là-bas, ça montre que ça ne tient qu’à nous.

Depuis plusieurs semaines, ils sont pourtant montés en puissance. C’est l’une des équipes les plus en formes actuellement…

Ils sont en forme, et quand tu regardes leurs résultats, ça se voit. Ils ont de quoi faire tourner dans leur effectif, il y a beaucoup de jeunes qui sont très performants et qui jouent beaucoup avec la première donc ça va être un beau match et c’est à nous d’y aller conquérant.

Ronan O’Gara disait après Toulon qu’il fallait justement trouver un juste milieu entre vouloir attaquer sur chaque ballon, et aussi respecter les consignes d’un match à l’extérieur. C’est la clé ?

C’est clair que c’est un match à l’extérieur donc il faut le prendre comme tel. Il faut qu’on arrive à maîtriser notre jeu, notre conquête, nos phases de jeu. Si on y arrive, on pourra mettre le tempo qu’on souhaite et les mettre sous pression.

Vous êtes vous entrainés sur le terrain synthétique de l’Apivia Parc cette semaine ?

Non, on l’avait fait pour le match au Stade français mais on est resté sur l’hybride cette semaine. On a juste fait nos mêlées sur le synthétique couvert.

La conquête a-t-elle été un axe important de travail après les difficultés aperçues contre Toulon ?

On a repéré ce problèmes il y a quelques semaines déjà. On a une nouvelle façon de travailler, et on essaye de régler les choses depuis quelques temps. Le travail prend forme petit-à-petit, la conquête ne se règle pas du jour au lendemain. Ca va pendre encore un peu de temps mais déjà on verra si on est prêts ce week-end. Moi j’y crois.

Rémi Leroux (La Rochelle) face à Toulon.

Rémi Leroux (La Rochelle) face à Toulon.Icon Sport

Vous y avez trouvé une explication ?

Il y a eu pas mal de changements en début d’année. Nouveau talonneur, beaucoup de changements dans le staff, une nouvelle façon de travailler. C’est vraiment cette dernière qu’on apprivoise et ça va mettre encore quelques semaines. Mais on arrive au bout du travail et ça va vite se voir.

Il y a quand même cette dernière touche contre Toulon que vous arrachez à l’alignement du RCT. Racontez nous…

Ah oui… Dernière touche, dans une zone où on devait tous être attentifs. Victor (Vito) me dit "Regarde en face, lui ne saute pas, donc on se concentre devant mais pas sur moi." Je savais dès le début qu’ils allaient venir dans cette zone parce que Mathieu (Tanguy) n’y a pas sauté du match et j’étais quasi persuadé qu’ils allaient venir ici. Je me suis un peu suicidé quand même. Mais de toute façon, quand on entre pour sept minutes, il faut faire sept minutes impeccables et s’envoyer comme un chien.

C’est la touche de la gagne. Qu’avez-vous ressenti ?

Je n’ai pas vraiment réalisé. J’ai pris le ballon, je suis vite tombé par terre et j’ai essayé d’avancer le plus loin possible. Et après on a gardé la balle jusqu’à la sirène. C’était une belle et importante victoire.

Vous en êtes à 12 matches cette saison en professionnel à seulement 21 ans. Vous réalisez ce qu’il se passe pour vous et le palier que vous avez franchi ?

J’ai passé un palier mais il y en a encore beaucoup à franchir. J’ai réalisé ce qu’il m’était arrivé, j’ai prolongé mon contrat, c’est comme ça. Maintenant il faut que j’arrive à être encore plus acteur dans l’équipe parce que franchir un premier palier et jouer c’est bien, mais je pense qu’il y a d’autres étapes à aller chercher pour être encore plus moteur dans le groupe.

Vous êtes originaire de Normandie, une région où le Racing recrute beaucoup. Ce match a-t-il un goût particulier pour vous ?

Oui et j’ai pas mal de potes de sont partis là-bas. J’avais moi-même été approché par le Racing en même temps que le Stade et j’avais fait mon choix que je ne regrette pas du tout. Donc oui ça me fait un petit truc surtout qu’il y aura ma famille qui va faire le déplacement comme ce n’est pas trop loin. C’est particulier, c’est près de de chez moi.

Propos recueillis par Paul Arnould

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