Icon Sport

Top 14 - Laurent Labit : "On ne peut plus sombrer comme on l'a fait"

Labit : "On ne peut plus sombrer comme on l'a fait"

Le 05/09/2018 à 13:08Mis à jour Le 05/09/2018 à 13:10

TOP 14 - Passé la gifle clermontoise, l'entraîneur des trois-quarts du Racing 92 Laurent Labit revient sur le travail qu'il reste à accomplir à ses hommes avant de retrouver le niveau de jeu qui fut le leur, l'an passé.

Rugbyrama : Comment avez-vous encaissé la large défaite contre Clermont, dimanche dernier à l'Arena (40-17) ?

Laurent Labit : Ce fut dur. Très dur. [...] Nous sommes au début d'un nouveau cycle. En clair, nous avons moins d'expérience, moins de tête (sic) que l'an passé. Nous savions donc que tôt ou tard, ce genre d'accident se produirait. On espérait juste que ça se passerait loin de chez nous...

Comment expliquer cette sortie de route ?

L.L. : Beaucoup de nos leaders, tels Maxime Machenaud, Dimitri Szarzewski ou Pat Lambie, sont actuellement blessés. Nous savions que le jour où nous serions poussés dans nos retranchements par une grosse équipe, on aurait du mal à réagir.

Top 14 - Les joueurs du Racing abattus après la défaite contre Clermont

Top 14 - Les joueurs du Racing abattus après la défaite contre ClermontIcon Sport

L'un des objectifs de la saison consistait à préserver l'invincibilité à l'Arena...

L.L. : (il coupe) L'invincibilité était un des défis de la saison. L'objectif, c'est de gagner des titres.

Les joueurs s'étaient-ils vus trop forts après la victoire inaugurale à Toulon ?

L.L. : Non, pas du tout. Ils savaient que Clermont serait revanchard au moment d'arriver chez nous. On leur avait d'ailleurs assez répété, tout au long de la semaine. Sur le terrain, nous avons juste perdu le fil du match très rapidement. Derrière ça, il n'y a pas eu la réaction escomptée. En clair, on a été dominé en mêlée, en touche et, plus globalement, on a joué à l'envers.

Votre meneur de jeu Finn Russell fut excellent lors de sa première sortie à Toulon puis totalement absent dimanche dernier, contre l'ASMCA. Avez-vous été déçu ?

L.L. : On s'attendait à ce que Finn rate un match. Il débarque, ne parle pas la langue, manque de repères et a encore tout à apprendre. [...] A Toulon, on avait dominé tout le match et lui avait donc joué sa partition dans un fauteuil. Contre Clermont, derrière un paquet d'avants dominé, ce fut plus difficile et finalement, on a vu tout le travail que ce joueur de 25 ans avait encore à accomplir.

Top 14 - Finn Russell (Racing 92) contre Clermont

Top 14 - Finn Russell (Racing 92) contre ClermontIcon Sport

C'est à dire ?

L.L. : Finn Russell est un joueur d'instinct, un créateur. Mais il doit encore progresser dans la dimension stratégique. Il doit apprendre à peser sur le jeu lorsqu'un match ne se déroule pas comme prévu.

Les Clermontois ont beaucoup joué dans le dos de votre rideau défensif, réputé pour son agressivité. Pourquoi n'êtes-vous pas parvenu à vous adapter ?

L.L. : La défense, c'est un peu notre fond de commerce. On a des systèmes pré-établis après touche ou mêlée. En clair, les joueurs savent tous qui doit couvrir le fond du terrain et qui doit rester en premier rideau. Mais là encore, on a perdu le fil. On n'a pas défendu comme on sait le faire.

" Au niveau de la charnière, on a été défaillant"

Et désormais ?

L.L. : On aurait pris un point à Toulon et quatre points contre Clermont, on en serait au même point qu'aujourd'hui. Au classement, nous sommes donc là où nous avions prévu d'être en début de saison. Maintenant, on a aussi conscience d'avoir un travail énorme à accomplir. Aux postes stratégiques comme ceux de demi de mêlée ou de demi d'ouverture, on peut plus sombrer comme on l'a fait contre Clermont. Au niveau de la charnière, on a été défaillant.

Contenus sponsorisés
0
0