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Christophe Urios (Castres) : "Si nous n'avons plus faim parce qu'on a été champion... "

Urios : "Si nous n'avons plus faim parce qu'on a été champion..."
Par Rugbyrama

Le 22/08/2018 à 15:28Mis à jour Le 22/08/2018 à 21:15

TOP 14 - Un peu plus de deux mois après son titre de champion de France, le Castres olympique va retrouver le Top 14 avec un déplacement à... Montpellier, le finaliste malheureux. Pour Christophe Urios, le plus important est d'assumer ce titre et cela, très rapidement...

Rugbyrama : À quelques jours de la reprise du Top 14, comment sentez-vous votre groupe?

Christophe URIOS: Je le sens plutôt concerné par la situation. On a fait le choix de laisser six semaines de vacances aux joueurs pour retrouver de la fraîcheur et de l'envie au moment de notre reprise quitte à avoir seulement cinq semaines de préparation pour le championnat. C'est le pari qu'on a choisi de faire. Dans ce laps de temps, on a plutôt bien travaillé et si cela était à refaire, je ne changerais rien. Mais le juge de paix reste les matches. Du coup, on verra après le match de dimanche à Montpellier.

Et du coup, comment appréhendez-vous ce déplacement à Montpellier?

C.U: Je l'appréhende comme un premier match de championnat avec toutes les imperfections et les incertitudes qui vont avec ce type de rencontre. On a fait quatre mi-temps de matches de préparation qui n'ont pas été terribles. Cela nous a laissé sur notre faim pour plein de raisons. On n'est pas dans l'inconnu mais presque... La seule chose que nous pouvons dire, c'est que nous connaissons bien Montpellier.

Est-ce une bonne chose selon vous de retrouver Montpellier dès l'entame du championnat ?

C.U: De toute façon, il faut bien jouer toutes les équipes. De notre côté, on a aucune revanche à prendre. Et pour parler franchement, entre le dernier match de la saison dernière et la rencontre de cette année, le match le plus important est celui qu'on a gagné.

Avez-vous l'impression d'être l'équipe à battre cette saison après votre titre de champion de France?

C.U: Quand on est à Castres, cela est un peu différent. Quand il s'agit de Clermont, Toulon ou le Racing 92, je pense que cela est un peu plus vrai. Ici on est encore protégé parce qu'on n'est jamais vraiment favori. Et de toute façon, cela fait parti des évolutions du club et de ce groupe. On a réussi à être champion de France l'année dernière, à la surprise générale pour certains, et désormais, il faut assumer ce titre. On le sait. Si nous n'avons plus faim parce qu'on a été champion une fois, c'est que nous ne sommes pas vraiment des champions.

Christophe Urios (castres)

Christophe Urios (castres)Icon Sport

Quelles indications pouvez-vous tirer du dernier match amical perdu (20-17) contre Sale?

C.U: J'ai vu un bon match de ce qui va nous attendre tout au long de la saison. On voulait voir plein de choses à l'occasion de cette rencontre et au final, on n'a pas vu grand chose... On est sorti frustré. Par contre, j'ai vu que les Anglais étaient prêts à faire la peau du champion et nous, on n'a pas réussi à répondre correctement à cela. C'est un avertissement sans frais.

" Qu'est qui peut nous arriver? Mon seul souci concerne les bouchons sur l'autoroute en cette période d'aller-retour de vacances. Je ne voudrais pas qu'on rate le match..."
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Selon vous, que faut-il encore améliorer?

C.U: On verra dimanche après le match. Aujourd'hui, je trouve que l'équipe est bien. Il y a plein de bonnes choses mais le plus important reste les matches. Toutes les équipes ont fait des matches de préparation. Franchement, le départ du Top 14 est toujours une inconnue.

Est-ce un avantage de débuter la saison à l'extérieur?

C.U: Oui c'est un avantage de jouer à l'extérieur et c'est aussi un avantage de jouer à Montpellier. La pression est sur leurs épaules. De notre côté, qu'est qui peut nous arriver? Mon seul souci concerne les bouchons sur l'autoroute en cette période d'aller-retour de vacances. Je ne voudrais pas qu'on rate le match... Après on va tomber face à une grosse équipe et des joueurs qui vont vouloir nous faire mal. On le sait et on va essayer de faire front.

Après ce titre de champion de France, le groupe repart-il de zéro?

C.U: On ne repart pas de zéro. Ce n'est pas le cas. Par contre, c'est vrai qu'il faut repartir au combat et remettre le bleu de chauffe. Il faut à nouveau accepter de souffrir ensemble. C'est cela qui est important. Quant tu réalise un objectif important, le principal danger par la suite est la suffisance. C'est cela qui nous guette. Mais sur ce que je vois à l'entraînement, je pense qu'on a bien digérer le titre et que nous avons envie de regagner une place dans le Top 6.

Propos recueillis par Jeremy DESOBLIN

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