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Top 14 - Camille Gérondeau (Castres) : "Ils ont pensé à me raser, j'ai réussi à y échapper !"

Gérondeau : "Ils ont pensé à me raser, j'ai réussi à y échapper !"

Le 11/08/2018 à 11:30Mis à jour Le 11/08/2018 à 11:53

TOP 14 - Le troisième ligne arrivé de Clermont cet été a découvert un nouvel environnement à Castres. Avant le premier match amical de la saison face au Canada, samedi à Lacaune, il fait le point sur cette nouvelle aventure.

Rugbyrama : Ça fait quoi de quitter un club champion de France la saison précédente pour arriver dans un nouveau club champion de France ?

Camille Gérondeau : Au final, il y a pire comme changement ! (rires) De ce que j'en ai vu, Clermont et Castres sont deux clubs que tout oppose. Ça me fait du bien de voir une autre méthode, une autre façon de travailler, un autre management. Je suis très heureux d'être ici.

Que retenez-vous de ces premières semaines d'entraînement avec le CO ?

C.G. : Nous avons repris le 2 juillet, seulement avec les recrues et avec les jeunes du centre de formation, sous l’œil du staff. Cela a permis de nouer des liens et de prendre des marques rapidement. Cela a aussi permis de travailler par petits groupes, donc c'était intéressant sur le plan physique. Lorsque le 16 juillet est arrivé et que toute l'équipe a repris, ça a fait du bien de tous se retrouver .

Vous concernant, y a-t-il de la revanche dans l'air par rapport à votre dernière saison clermontoise, où vous n'avez que peu joué (9 feuilles de match pour 7 titularisations) ?

C.G. : Je ne parlerai pas de revanche. J'ai simplement envie de reprendre du plaisir, de grappiller un maximum de temps de jeu et de rejouer au rugby. Quand on est compétiteur, forcément, on a envie de jouer tous les matchs. Ma dernière saison à Clermont a été compliquée. Je ne me voile pas la face, j'arrive dans une équipe où il y a énormément de concurrence avec des internationaux au poste de troisième ligne comme Mathieu Babillot, Anthony Jelonch...

En parlant de cette troisième ligne très dense, c'est un beau défi qui vous attend... Comment l'appréhendez-vous ?

C.G. : Quand on voit les effectifs de Top 14 sur les postes de la troisième ligne, dans les équipes qui jouent le top 6 et le haut de tableau, il n'y a que des références, que ce soit sur les ailes ou au poste de numéro 8. Avec le Racing (2012-2015) et Clermont (2015-2018), j'ai eu l'habitude d'évoluer au milieu d'internationaux. Ce n'est pas quelque chose qui m'effraie.

Camille Gérondeau (ASM Clermont)

Camille Gérondeau (ASM Clermont)Icon Sport

Comment cela s'est-il fait entre Castres et vous concrètement ?

C.G. : J'étais en contact avec Christophe Urios et lorsque j'ai quitté Clermont j'ai eu plusieurs pistes. Castres était une piste qui m'intéressait. J'avais entendu parler en bien du staff par les anciens de Clermont comme Loïc Jacquet, Ludovic Radosavljevic, Daniel Kotze.... Forcément, cela facilite la discussion. Lorsque j'ai rencontré Christophe les choses ont été claires dès le départ. Son discours m'a plu. C'est ce qui m'a fait prendre ma décision en faveur de Castres.

A Castres, chaque recrue a un joueur référent. Quel est le vôtre ?

C.G. : Loïc Jacquet. C'est logique, on joue devant et on se connaît depuis Clermont (lors de la saison 2015-2016, N.D.L.R).

Vous avez découvert les Olympiades cet été. Alors, conquis ?

C.G. : Honnêtement, j'appréhendais un peu parce que je ne connaissais pas et je ne savais pas sur quel pied danser. J'en avais entendu parler par les anciens Clermontois et des joueurs qui avaient évolué sous les ordres de Christophe Urios. C'est quelque chose d'énorme pour l'intégration ! Les Olympiades sont axées sur la préparation physique mais il y a aussi un côté ludique, puisque nous sommes allés à la rencontre de nos supporters dans le Tarn et toute la région. Pour se fondre dans un collectif et fixer les objectifs de la saison, c'est vraiment intéressant.

Ce genre de manifestation correspond-il à l'idée que vous vous faisiez du CO ?

C.G. : C'est un club qui porte plus qu'une ville, je pense. C'est un club qui se veut famille et qui place l'humain avant le rugby. C'est aussi pour cela qu'il y a les Olympiades, un tel management de la part du staff. Tout est humain, tout est honnête et heureux. C'est à l'image de la saison dernière et de ce qu'ils ont fait sur les phases finales : on voit une équipe qui ne lâche rien, qui a un énorme caractère. Ce que montre le CO, ce n'est pas que du rugby. Ce sont aussi des valeurs.

Camille Gérondeau  (Clermont)

Camille Gérondeau (Clermont)Getty Images

Avez-vous été victime d'un bizutage ?

C.G. : Nous avons eu droit à un petit bizutage lors du stage à Saint-Lary, mais rien de bien méchant. Nous devions faire un sketch, sur le modèle de l'émission Un incroyable talent. Ça s'est fait dans une bonne ambiance, au restaurant, pour clôturer le stage. Ils ont pensé à me raser, j'appréhendais un peu justement. Mais j'ai réussi à y échapper ! (rires)

Qu'attendez-vous de ce premier match amical face au Canada, à Lacaune samedi ?

C.G. : Les matchs amicaux servent à se jauger et à savoir ce qu'il nous reste encore à travailler, sur le plan physique et sur le plan du rugby. Le groupe a des fourmis dans les jambes. Pour ma part, je reconnais que ça fait un petit moment que je n'ai pas joué (son dernier match remonte au 25 mars face à Toulon, N.D.L.R) donc les matchs amicaux vont me faire le plus grand bien. Je me sens bien physiquement, je sais que je vais peut-être manquer un peu de rythme. Le plus important sera d'être prêt pour le début du championnat, dans deux semaines.

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