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L'horizon n'est pas si noir au Stade français

L'horizon n'est pas si noir au Stade français

Le 27/03/2018 à 12:23Mis à jour Le 27/03/2018 à 14:31

La défaite face à Toulouse, à domicile (33-37), a un peu plus fragilisé la situation du Stade Français au classement. Mais les raisons de croire à un maintien du club parisien sont pourtant bien réelles.

"Voir le Stade Français à cette place me fait de la peine…" La déclaration n’est pas signée d’un irréductible supporter ou d’un ancien joueur parisien attristé par la situation du club de la capitale. Non, elle est signée Gaël Fickou à l’issue de la victoire du Stade Toulousain à Jean-Bouin (33-37). La question est aujourd’hui de savoir si la possible relégation du Stade Français en PROD2 est un buzz médiatique, une pure exagération ou une réalité bien tangible ?

Wandile Gabada Mjekevu - Stade Toulousain avec Gael Fickou et Yoann Huget (Stade Français-Stade Toulousain)

Wandile Gabada Mjekevu - Stade Toulousain avec Gael Fickou et Yoann Huget (Stade Français-Stade Toulousain)Icon Sport

Sur un plan purement comptable, les Parisiens, douzièmes avec 33 points, ont évidemment leur destin entre leurs mains. Faut-il encore qu’ils mesurent vraiment l’urgence de la situation. "Pour en avoir discuté avec certains joueurs il n’y a pas très longtemps, on n’avait pas l’impression qu’ils avaient conscience du danger", confie l’ancien troisième-ligne parisien Christophe Moni sur Rugbyrama.fr.

Une finale contre Brive le 28 avril à Jean-Bouin

Si le calendrier du Stade Français est loin d’être évident d’ici la fin de saison, les raisons d’y croire sont pourtant bien là. Procédons dans l’ordre. Le 7 avril prochain, les joueurs de Julien Dupuy et Olivier Azam recevront l’ASM Clermont Auvergne. Des Jaunards qui n’ont plus rien à espérer en TOP 14 et qui auront disputé un quart de finale de Champions Cup face au Racing 92 une semaine plus tôt. La formation de Franck Azéma ne se présentera sans doute pas sur la pelouse de Jean-Bouin le couteau entre les dents. Le 14 avril, les Parisiens se déplaceront ensuite à Lyon. Une équipe du Lou qui aura peut-être une carte à jouer pour rejoindre les phases finales. Un déplacement qui s’annonce donc épineux.

Stade Francais coach Julien Dupuy (Racing 92-Stade Français)

Stade Francais coach Julien Dupuy (Racing 92-Stade Français)Icon Sport

" C’est compliqué dans la tête des joueurs…"

Mais le maintien du club du milliardaire allemand Hans-Peter Wild se jouera très certainement le 28 avril lors de la réception de Brive. Si l’envie des Parisiens ne fait aucun doute, "ils ont laissé leur peau", soulignait Gaël Fickou samedi soir leur manque de confiance pourrait toutefois les pénaliser dans un match où la tension s’annonce extrême. "C’est compliqué dans la tête des joueurs, reconnaît le capitaine Sergio Parisse. Mais, malgré cela, je suis très fier de leur comportement. Personne n’a lâché. On travaille bien, malheureusement ça ne paye pas". Dernier obstacle sur la route des Parisiens dans l’optique du maintien, une visite du côté de Marcel-Deflandre, le 5 mai, pour défier une équipe de La Rochelle certainement concernée par un accessit en phases finales du TOP 14.

Sergio Parisse et le Stade Francais

Sergio Parisse et le Stade FrancaisIcon Sport

Le retour de joueurs décisifs

Pour éclaircir l’horizon de Sergio Parisse et ses coéquipiers, Paris pourra s’appuyer sur un groupe quasiment au complet. Un luxe trop rare cette saison. Devant, le retour du deuxième-ligne Paul Gabrillagues, incontournable avec le XV de France durant le Tournoi des 6 Nations, fait un bien fou au pack et, dans la ligne de trois-quarts, Djibril Camara constitue une menace permanente pour les défenses adverses. Alors oui, sans verser dans l’optimisme forcené, l’avenir du Stade Français Paris n’est peut-être pas si noir que cela…

Paul Gabrillagues - Stade Français

Paul Gabrillagues - Stade FrançaisIcon Sport

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